~Poussière d'Etoile~
*Si tu pleures trop parce que tu as perdu ton soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles. *
Ceci est une archive du journal et non pas le journal lui-même.

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mercredi 25 décembre 2002 à 23h06
Tentative de dire ce qui nous blesse...
Ce soir, quelque part entre ici et là-bas, il est possible qu'il pense à moi. Il est possible qu'il souffre autant que moi d'avoir passé Noël loin de lui. Il est même possible qu'il est pleuré, mais ça, je ne veux pas y penser.
Ca fait longtemps que je n'aie plus de nouvelles. Je n'attends plus rien. J'avais décidé de tout faire pour oublier, et au final, ça a bien fonctionné. Depuis le 25 août, j'ai définitivement rayé cet homme de ma ligne de vie. Je l'avais oublié, il s'était effacé presque par magie, au milieu de tout le quotidien ; famille, études, sorties, nouvelles rencontres, et tout ce qui s'en suit.
Mais aujourd'hui, c'est Noël ! C'est Noël et il n'est pas là, et je suis seule devant mes idées noires !
Je veux pas qu'il revienne. S'il revient, je serais folle de rage, je le détesterais encore plus. S'il revient, je ne fléchirais pas. Que ce soit dit : je ne l'aime plus ! Mais il y a ce vide en moi... Ce besoin d'un homme pour me prendre dans ses bras, pour me dire je t'aime ... Je voudrais juste avoir quelqu'un près de moi, avoir la force de construire à nouveau quelque chose de beau et de solide... Je voudrais juste trouver la personne, pas forcément idéale, mais juste quelqu'un qui se tiendrait près de moi.
J'ai arrêté de chercher. De courir après le vent. C'est peut-être ça grandir. Je ne renonce pas pour autant, j'attendrai longtemps s'il le faut.
Ca serait bien si le virtuel pouvait combler cette abîme en moi. Il y a encore deux ans de ça, je croyais ça possible, je voulais tellement y croire que je me suis brûlée les ailes. J'ai cru trop fort en des choses qui n'existaient que dans ma petite tête.. Je crois qu'on appelle ça un fantasme smile.gif Je suis guérie maintenant, mais j'aimerai parfois encore croire que le virtuel va se subsituer au réel, c'était si facile...
Mettre en ligne un journal intime au lieu de gratter le papier, ou la tentative de dire ce qui nous blesse...

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jeudi 26 décembre 2002 à 01h08
Au fait, et si je me présentais ?
Je suis loin d'être une fille organisée, vous remarquerez ! J'ai comme qui dirait oublié l'essentiel quoique superflu...
Parler de moi smile.gif
Sachez que je déteste parler de moi. Je n'ai pas une vie super-excitante, ni super-gaie ces jours-ci avec ce fichu célibat et l'angoisse des exams à venir..
Enfin bref, présentation !
Je m'appelle donc Etoile, sorte d'anonymat qui me convient sachant que je ne veux pas que mon ex, appellons-le W., tombe sur ce journal et se dise " tiens ! c'est L.. !!" Donc : appellez-moi Etoile, et attrapez moi au vol avant que je ne file ! ..
J'ai 20 ans, ou presque. Et je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie... C'est juste que c'est un peu compliqué d'avoir 20 ans et des projets pleins la tête.
Je suis étudiante en licence de lettres modernes. La belle affaire ! .. Quelque part dans le sud-ouest de la France. Une jolie région que j'aime. J'adoooore ce que je fais ! Et donc, j'adore lire, et à plus forte raison, écrire. Je trouve aux mots un pouvoir magique, réparateur, purificateur.
J'aime la vie, même quand elle me blesse et que je tombe de haut. Ca fait avancer, les dégringolades. Et repartir de plus belle.
Je suis fascinée par toutes sortes de choses... L'art, la mythologie, l'Italie, la fabrication des chocolats smile.gif, la littérature bien sûr, l'écriture et la diversité de l'espèce humaine. Le Net aussi me fascine à sa manière. Grand gouffre béant où se perdent nos rêves et nos envies de mieux. J'y ai rencontré une quantité de gens qui me tiennent à coeur, des gens qui me comprennent, et c'est tellement rare ça.. Ces gens-là, je n'ai pas honte de leur dire que je les aime.
Et puis j'aime mes amies aussi, les *vraies* si ch'puis dire.. Je sais que vous lirez ces pages sur mon conseil, alors merci les filles. Merci d'avoir été là quand je n'allais pas, quand j'ai cru crever d'amour pour un imbécile qui ne pense même pas à m'appeller.
Quoi d'autre sur la fascinante personne que je suis ? Je suis, en vrac : désordonnée, parfois excessive, souvent rêveuse, passionnée, allant au bout des choses et des sentiments, bavarde, étourdie. Je suis aussi bien têtue, et j'aime avoir le dernier mot ! J'aime vivre la nuit, comme les chats, surfer jusqu'au petit matin, lire jusqu'à l'aube. Pour cette même raison, j'aime Paris et ses lumières...
Je n'aime pas qu'on se foute de moi, et maintenant, je pardonne difficilement, surtout à ceux qui me blessent profondément. Mais je sais aussi reconnaître mes excès. Je n'aime pas non plus les prises de tête, les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent, les fôtes d'orthographe et les salsifis :-p Ah oui, je n'aime pas qu'on me plante à un rencard non plus ! Non mais !
Bref, j'ai mon petit caractère, mi-ange mi-démon, mi-calîne, mi-coquine smile.gif
M'essayer, c'est m'adopter !

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jeudi 26 décembre 2002 à 17h03
No way !
Je suis pas d'un naturel très très optimiste, d'accord, mais je tend à m'améliorer. Je ne suis pas non plus de celles qui broient du noir 7 jours sur 7, 24 h sur 24 h.
C'est juste Noël qui déprime, ça va vite passer en théorie. Faudrait seulement que j'arrête de me poser des questions, que je fonce ! Quitte à atterir droit dans le mur, m'en fous..
Et puis cette nouvelle année qui s'annonce là..Pfff.. Méga angoisse car l'année s'annonce des plus chargées.. Mes concours en Mars, ma licence en Mai, bientôt songer à chercher un boulot pour Juin-Juillet-Août, etc, etc. Et puis prendre des résolutions qu'on ne tiendra pas, comme d'hab' !
Tiens, cette année, Etoile et moi avons fait une liste ! Petite liste non exhaustive, oubliée au 3 janvier mais peut-être que si je l'écris ici, ça me forcera à m'y tenir smile.gif
1) Lire au minimum 2 livres par mois. Et finir les Harry Potter dans la foulée, et éventuellement attaquer Tolkien.
2) Me (re)mettre au sport ! C'est pas parce que je suis seule qu'il faut que je me laisse aller et que j'oublie qu'être bien dans sa tête c'est aussi être bien dans son corps...
3) Arrêter de me ronger les ongles ! Gniack gniack ! Je prends cette résolution tous les ans depuis plus de 12 ans, alors ...
4) Dormir plus la nuit et donc, se coucher moins tard :-p Ca, c'est pas gagné non plus !
5) Ah : tout mettre en oeuvre pour avoir à la fois ma licence et mon concours ! Non mais ! J'ai bon espoir, au moins pour la licence.
5) Prendre soin de Bunnie , c'est mon petit chéri d'amour, mon lapin nain que ma soeur m'a offert ce Noël en ajoutant "T'as pas de mec alors, ça te f'ra de la compagnie ! ".. La petite peste ! Mais l'est mignon, mon Bunnie smile.gif
6) Respecter le code de la route et ne pas égratigner ma toute belle voiture récemment achetée et pas encore finie de payer !
7) Trouver un mec BIEN...
cool.gif .. Et le garder jusqu'en 2004 !
9) Arrêter de me prendre la tête pour des z'abrutis qui ne sauront jamais m'aimer entièrement
10) Ecrire !!

Bonne soirée à tous!

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samedi 28 décembre 2002 à 00h09
Le purgatoire, c'est au fond du couloir à droite...
Je vais mieux.
Erratum : je vais bien !
C'est tellement rare ces jours-ci qu'il ne faut pas hésiter à se repasser la phrase en boucle sur le tourne-disque de mon petit cerveau !..

Ce matin, grande décision : j'ai fait coupé mes tifs et j'ai changé de couleur. Je ressemble plus à une Etoile maintenant, et je suis prête pour mon réveillon ! J'adore aller chez le coiffeur ! Ca me redonne une pêche d'enfer ! Il parait que ça fait ça à toutes les filles smile.gif En plus, leur nouveau petit shampouineur est des plus craquants, et il sent bon le shampooing ! Je reviendrai, héhé ! smile.gif

Cet aprèm; j'ai passé 2 heures au téléphone avec Chris. Ma meilleur cop's, la WonderWoman des temps modernes ! C'est étrange, ça fait 6 ans qu'on se connaît, depuis l'internat en fait, et c'est ce soir que j'ai choisi pour lui faire des aveux sur un passé un peu trop lourd. C'est à ça qu'on reconnaît les gens de coeur... A la façon dont ils trouvent les mots à poser sur les douleurs. A la façon qu'ils ont de vous rappeller que finalement, tout n'est pas si moche.
C'est une fille bien, Chris. On s'est détesté parfois, surtout plus jeunes, on s'est adoré souvent, et aujourd'hui, c'est ma meilleure amie. Ma deuxième soeur. D'ailleurs, un jour, je vous parlerai de son frère à Chris.. Mmmhhh !
Avec Chris, on a décidé de reprendre nos vies en main. Elle sort d'une histoire un peu brouillon, avec un mec qui venait juste de se marrier et qui ne venait la voir que, je cite, "pour la sauter". Et malgré tout, c'est elle qui a le plus de courage, le plus envie d'aller de l'avant.
Alors, on va le faire. Ca prendra du temps, mais on va trouver quelqu'un de bien. Un pour chacune ! J'ai une piste.. Sérieuse, en plus. Mais..... J'ai déjà tenté avec ce gars-là, et ça a foiré en beauté. Alors là, je prendrai mon temps. Règle d'or, pour vous les filles : "ne pas se rétamer deux fois avec le même gars".

L'autre nouvelle du jour : accablante. Mon ex-ex , mon premier amour, mon meilleur ami d'adolescence se marie. Le 21 juin 2003. Résonnez musettes !
Je ne suis pas jalouse, c'est autre chose. C'est juste que gamins, on voulait faire notre vie ensemble. On voulait avoir deux filles, Léandra et Clara. On voulait avoir une belle maison sur la côte Atlantique. Et puis surtout, on croyait en ces rêves-là.
Le plus dur, c'est que sa "fiancée" est une vraie crétine, et je ne dis pas ça parce que je l'aime pas. Jalouse, égoïste, sans conversation, sans hobbies.. Et qui plus est, depuis 4 ans ils sont ensemble, elle lui a interdit de me voir. Elle ne supportait pas notre complicité de mômes. Il faut dire que lui et moi, c'était un peu spécial, une amitié trop tendre qui a dérapé une bonne dizaine de fois.
J'ai accepté de renoncer à mon meilleur ami pour cette fille. Je voulais que lui soit heureux, et je pensais qu'ils se lasseraient l'un de l'autre et après, il reviendrait. Non, ils s'épousent et lui me supplie téléphoniquement de venir au mariage, pendant que sa pouffe, derrière, s'égosille : "Non mais t'es complétement fou ou quoi, on va pas inviter cette pauvre fille ! ". Chère Carine, Catherine, Coraline, je sais plus ton prénom et je m'en fous : la pauvre fille te remercie et te salue bien bas ! Grâce à toi, je sais maintenant ce que peut sacrifier un homme par amour. C'est juste un peu innocent de ma part de ne pas avoir saisi plus tôt...

Excusez-moi, monsieur, pourriez-vous m'indiquer la direction du purgatoire ?

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samedi 28 décembre 2002 à 15h06
Regarde-moi quand j'te parle !
Demain soir, dîner en famille. Bof. Une sorte de Noël bis avec des gueules en biais et des cadeaux en moins.
Réjouissance et délectation ! La seule joie que je prévois, c'est le foie gras en entrée .. Mmmh !

Ah oui... Tant que j'y pense... Un message à Duconkimaecrit sur love@lycos : "Ton chagrin me transperces le coeur, tu me fait de la peine...", gnagnagnagnagna...
Ben écoute mon cher, ch'suis super ravie de lire ça mais ta pitié, j'en veux pas. Ch'suis pas chagrine. Si tu savais lire , tu verrais que non, je ne déprime pas. Que non, je ne cherche pas à tout prix à me caser avec le premier débile qui m'enverra un mail. Note aussi que ce n'est pas parce qu'on s'inscrit sur un site comme love@lycos que l'on recherche forcément un mec via net. Hé ouais . Comme disait Alicia dont je viens de lire le journal, c'est sans doute un "jeu de reflets".. Moi ça me saoûle, ce genre de jeu là et vos mails à deux balles.

Pitié, les mecs, si vous n'avez rien de mieux à dire que "j'aime ce que tu écrit", abstenez-vous ! C'est un journal intime, une porte ouverte sur mon coeur, pas une exhibition de mes talents d'écrivaine ! Curieux : le texte le plus lu, c'est celui contenant le verbe "se présenter" dans le titre. Comme quoi, on en revient toujours au point de départ dans ce monde virtuel... Le fameux ASV...

Bon, j'vais pas non plus être vache : j'ai aussi eu des petits messages très mignons smile.gif Merci jeunes hommes, z'êtes des perles rares, VOUS !

Ah, j'oubliais : je haïs, du verbe haïr, les fautes d'orthographe ! C'est mon côté un peu puriste, perfectionnisite, future prof. Les fautes, enfin les fautes graves disons, ça m'horripile. Et vous êtes sûrs et certains de voir votre mail filer direct à la poubelle !

En espérant que le message est passé messieurs ...

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dimanche 29 décembre 2002 à 23h03
Portrait chinois
Régulièrement mis à jour, au gré de mes humeurs et des amours...

Si j'étais..... Je serais...
Un livre : L'Alchimiste ( Paulo Coelho)
Un livre pour enfants : Le Petit Prince (Saint-Ex), que je recommande d'ailleurs aux adultes aussi ...
Une chanson : Mistral Gagnant (Renaud)
Une loi mathématique : Pythagore, pour tout ce qu'il m'a fait souffrir dans mon enfance !
Un objet : Un journal intime, tiens !
Un bijou : L'alliance de ma grand-mère que je porte au doigt depuis mes douze ans.
Un vêtement : Un string en dentelle ! na !
Un film : Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, et ça se passe de commentaire.
Un CD : Le Live de GDP, mon namoureux smile.gif Et gare aux fesses du premier qui me demande qui est GDP.. Je mords !
Un poète : Au choix, soit Eluard soit Lautrèamont. Dépend des jours !
Une confiserie : Une pomme d'amour.. gnack gnack !
Une ville étrangère : Vérone... Pour voir défiler tous les amoureux du monde...
Une ville française : Paris, by night.
Un monument : Mmmhh.. La pyramide du Louvre, disons. Ou alors un musée, faut voir.
Un arbre : Un saule pleureur. Allez comprendre !
Une couleur : Violet.
Un parfum : Lacoste pour homme.. Huummm !
Un fruit : Une pomme. Le fruit de la connaissance..
Un animal sauvage : Qui a dit un serpent ? Non, plutôt un félin, genre une panthère noire.
Un animal domestique : Un chat baudelairien..
Une discipline scolaire : La poésie .
Une fleur : Une rose rouge, rien que pour le plaisir d'être effeuiller.
Un homme : Mon homme idéal.
Une femme : Une étoile. Moi, quoi.

Bonne soirée à tous

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mardi 31 décembre 2002 à 00h01
Pour qui sonne le glas ?
Vivement demain soir ! Je veux ce réveillon parfait, pour une année parfaite ! Je le mérite après tout, après le presque-fiasco de cette fin d'année.
Donc, l'objectif de demain soir à h-24, c'est s'A-MU-SER. Avec n'importe qui, on s'en fous ! On pourra toujours prétexter ne pas supporter l'alcool, les bulles de champagne qui font tourner la tête, etc etc.
Je dîne donc avec Chris, deux ou trois de ses folles d'amies qui vont me remonter le moral en deux temps trois mouvements, et ma petite soeur qui me chaperonne. Après le repas, l'endroit se transforme en gigantesque boîte de nuit VIP, avec plein de beaux inconnus et de belles rencontres en perspective ..
Great ! Je serais jolie, évidemment smile.gif Jupe noire, petit top rouge avec un joli décolletté de réveillon, et mes bottes de starlette aux pétons ! Gnagnagna !
A moi 2003 et ses fantaisies ! Cette année, je veux... Une voiture ? Une maison ? Un mec ? Deux mecs ? Que nenni : cette année, je veux VIVRE !

Lu le bilan d'Aubépine. My God, je vais m'abstenir de faire le mien ou on court direct au désastre. Mais.. Petite prévision astro-sismique pour cette merveilleuse année, la 2003ème de notre ère chrétienne.

AMOUR : Je vois, je vois... Une nouvelle philosophie de vie pour moi aussi, avec moins de prises de tête.
Dès Mars, j'aurai la lune en Neptune, ce qui annonce une rencontre prometteuse avec un bel Apollon qui me larguera dès les premiers bourgeons. En Juillet, Mars m'apportera ses énergies positives et je risque fort de ne pas finir 2003 seule.. Youpi ! Ah, pour mon premier janvier, ma boule de cristal m'annonce que le mec avec qui j'aurais passé la soirée m'appellera pour qu'on se revoit. Re-youpi !

TRAVAIL : Je vois, je vois... Du champagne ! Tiens.. J'en déduis donc que j'aurai ma licence les doigts dans le nez, voir même éventuellement mon concours. Youplaboummm ! Pour Septembre, Jupiter et Pluton convergeront et je prendrai enfin la décision de déménager. Mon F2 aura vue sur la mer..

SANTE : Rien à signaler, hormis quelques petites migraines post-traumatiques à 2002. Surveillez aussi les nuits blanches passées à surfer sur le Net.

ARGENT : En Juin, Saturne me comblera de bonheur, prétend ma boule. Mmmh, intéressant.. J'en déduis que , soit je gagne au loto , soit ma vieille tante m'offre son camée en héritage, soit je me décide enfin à faire des réelles économies.

OPTIMISME : Au beau fixe pour les 365 jours à viendre ! Que du bonheur, des smiles et smileys, des fou rires ... Chouette, c'est ce qui me fallait ! Ah, un jour sombre pourtant, dû à l'influence de Vénus.. Le 14 février.. Bah, allez comprendre ça, vous !

AMITIE : De nouvelles rencontres en perspectives, notamment en janvier ( avec la lune en Vénus !) qui pourraient déboucher sur du "plus si affinités". Tout au long de l'année, des preuves sincères d'amitié, avec peut-être de nouvelles rencontres virtuelles smile.gif)

JOURNALINTIME.COM : Une moyenne de 200 écrits en un an du pathétique au drôle, du vécu au fantasmé !!

Je ne vous souhaite pas une b..a.., car, souhaiter avant, c'est comme les anniversaires, ça peut porter malheur !
Mais : je vous souhaite un très joyeux réveillon, avec beaucoup de rires et de l'amour pour tous. Petit message qui me tient à coeur...

*****CELUI QUI CONDUIT, C'EST CELUI QUI NE BOIT PAS*****
En la mémoire de mon pote Alexis fauché par un conducteur ivre un 31 décembre, il y a 5 ans de cela.
Souvenez-vous en..

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jeudi 2 janvier 2003 à 02h05
Bilan mitigé d'un réveillon arrosé
Pffff, 2003 et ses paillettes... 2003, et déjà, je sens que "ça va pas le faire" comme dirait Chris.
Combien de morts sur les routes la nuit dernière ? Vous le savez vous ? Le nombre m'échappe, mais pas la rage contre cette jeunesse qui s'fout en l'air, verre après verre, pour le plaisir de célébrer un an nouveau qui ne rime à rien ...

J'ai donc passé le réveillon avec Chris et ses copines, comme prévu. Deux heures de préparations intensives : maquillage, coiffure, tenue, chaussures, bijoux, sous-vêtements, paillettes, la totale quoi. Deux heures difficiles dans les 2m² qui me tiennent lieu de salle de bains, à jouer des coups avec ma soeur pour qui aura le miroir.
A 19h30, Chris est passée nous prendre. Echange de bises et de compliments. Elle était belle, ma Chris, avec ses chaussures de mannequin et ses bas. Bas filés à 19h50 pétante, histoire de la dégoûter de la vie.
Direction chez S. et Cl. , deux petites nanas qui valent le coup smile.gif La première est une collègue de Chris, tout de bleu vêtue elle était. La seconde est la soeur de la première, tout d'orange elle était vêtue, jusqu'à la pointe des cheveux. P., autre collègue de Chris et sa belle-soeur E. nous ont rejoint. Sympathiques, surtout E... Dommage qu'elle ne tienne pas l'alcool ! Apéritif oblige, et nous, on attaque au champagne. C'est pas tous les jours qu'on sorte entre nanas !
L'apéritif s'éternise autour de discussions enflammées et de fous rires. Résultat, on arrive au resto à 10h30, un chouilla à la bourre, mais les autres convives en sont toujours à l'apéritif, alors ! Donc, deuxième apéritif. Martini blanc pour moi, histoire de.

Une cinquantaine de personnes. Quelques belles personnes, d'ailleurs. Dont le chanteur animateur de la soirée, petit brun à petit cul comme on aime. Il est maqué avec une blonde, on oublie. Début de repas, et Cl. et S. se font d'ores et déjà remarquer; c'est qu'elles sont du genre violentes ! Les copines du chanteur sont debout sur les tables, et gigotent, nous donnent des petits coups de coude, nous empechant de manger. Forcément, les filles, elles ont pas aimé. Et moi, j'ai pas aimé leur manière d'agresser ces pauvres filles, certes bêtes mais bon, c'était réveillon, merde ! Le gars des filles manque de filer une baffe à Cl., bonne ambiance..

Le reste du dîner se passe sans incident majeur, hormis les bouteilles de vin qui se vident. Hormis deux verres de rosé, je ne touche pas aux bouteilles. Ca me saoûle, le plaisir de boire. A force, on finit par ne même sentir le goût du vin... E. est bourrée en une heure, elle danse comme une folle et cause avec tous les mâles qui passent. Moi, j'observe. Pas envie d'attraper le premier nul qui passera. Ma soeur se fait peloter, je réagis violemment, le mec a au moins 30 ans et elle, 16. Faudrait pas déconner trop non plus. Je lui fous une baffe, gigantesque, au nom de toutes les gamines bafouées. Ma soeur, quelques verres dans l'estomac, chiale dans les toilettes. Que de bonheur pour ces dernières heures de l'année !

La bouffe, parlons-en. Moi pas être contente du tout ! C'était mangeable, ok, mais des crevettes et huîtres à température ambiante, genre 35°c, c'est pas recommandé pour la santé ! En plus, on nous oblige à prendre une Vittel, sous prétexte qu'il n'y a "que ça". A 5 euros la bouteille, ça fait mal ! Finalement, S. s'énerve et négocie des carafes. Non mais où on va là !

Minuit. Douze coups. Et on veut nous faire croire que tout va être différent en 2003. Qu'on va plus crever de faim, qu'on va plus être au chômage, qu'on va plus faire la guerre, qu'on va êtrte heureux, qu'on va trouver l'homme de notre vie. Qu'on va moins boire, même à la Saint-Sylvestre, sous prétexte qu'ils ont redoublé le nombre de flics sur les routes. Vous y croyez vous, à tout ça ? A ce qu'on veut nous faire croire à la télé ? Et après ? Comment qu'elle va s'éclater la jeunesse France ? Il suffisait de regarder autour de soi hier soir. Trois sortes de gens : les sobres ( non, moi je ne bois jamais d'alcool), les festifs ( je bois, parce que c'est la fête. Mais j'évite les dégats du cinquième verre), et les autres, ivres morts. Puisqu'on est jeune et con, vous savez bien...

Déchéance. A deux heures du matin, les filles s'écroulent les unes après les autres. Sauf Chris qui conduit et qui désespère devant ce tableau. Nouvelle bagarre, Cl. baffe un mec qui lui a mis la main au cul. La femme du mec s'énerve, et ça dérape. Stupide, mais ça les fait marrer. E. se vautre en dansant et court vomir de tout son saoûl dans la rue. Des milliers de gens bourrées envahissent le resto, quitte à mettre les personnes saines d'esprit et de corps mal à l'aise. P. médit sur moi, juste parce que je ne tiens pas à boire mon champagne cul sec.

Bref... Je résume, mais c'était pas si mal. On a dansé comme des folles, on a dragué un peu même sans succès, ma soeur s'est quant même amusée, et on s'est bien marré. Je suis pas contre l'alcool. Je vais pas cracher dessus, vu que j'ai bu moi aussi hier soir. C'est juste que ça fait peur de voir des gens se perdre dans l'ivresse, pour oublier que le monde tourne à l'envers.

Je terminerai ce bilan par un petit mot de Rimbaud..
J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. - Trois fois béni soit le conseil qui m'est arrivé ! - Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'éternelle peine ! Voyez comme le feu se relève ! Je brûle comme il faut. Va, démon !
J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision, l'air de l'enfer ne souffre pas les hymnes ! C'étaient des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je ?
Les nobles ambitions !

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jeudi 2 janvier 2003 à 03h05
Blabla 2003.
Au fait, j'oubliais presque...

Une bonne année à tous et à toutes ! C'est quoi d'ailleurs, la défintion d'une "bonne" année, dans la mesure où personne n'est jamais content de rien en ce bas-monde ?
La santé ? On a une chance sur trois d'avoir un cancer, un accident de voiture, une MST ou je ne sais quoi.
L'amour ? La France compte quant même plus de 8 millions de célibataires, croyant ou ne croyant plus en la théorie de l'âme soeur. Et un couple sur trois divorce, alors...
L'argent ? Ouais, et cette minorité qui crève de faim dans nos rues, et ces gens qui changent de trottoir pour ne pas croiser leur regard. Et tous ceux qui profitent de nous, pauvres imbéciles.
Le travail ? Et combien de chômeurs pour 2003 m'sieurs-dames ?
La famille ? Ah oui, cette sacré bonne vieille famille... Et ma tante qui me disait " Tous les bons sont morts", merci Tatie, c'est toujours agréable à entendre pour ceux qui restent ! Demandez donc aux gens qui ne voient plus leurs parents, frères, soeurs, enfants.. Mon père, tiens, n'a pas vu son père depuis 34 ans.
Le bonheur ? Oui, le bonheur qu'on nous promet dans les Cosmo, Biba, Elle etc. Va, va chercher bonheur !

Bonne année quoi. Sans chichi, ni blabla. Juste 364 jours à trainer derrière soi. N'oubliez pas d'envoyer vos voeux. Ca sert pas à grand-chose,mais si ça peut aider les gens à mieux vivre alors..

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jeudi 2 janvier 2003 à 23h00
The show must go on ..
Voilà, la vérité vient de me frapper en pleine gueule. Mon ex a une nouvelle amoureuse. Une belge, à ce qu'il paraît.

J'ai comme une envie de cogner dans tout ce qui bouge, de découper au cutter sa tête sur les photos que j'ai gardées, comme une nouille.
Ca rime à rien, cette boule que j'ai depuis dix minutes dans le ventre. Ca rime à rien, je ne l'aime plus, c'est moi qui l'ait quitté, c'est moi qui ait décidé et je suis là à me morfondre.
Je m'en fous, qu'il soit avec quelqu'un. C'est même pas de ça dont il est question... C'est juste que je pensais que notre histoire lui serait difficile à oublier. Je m'inquiètais même pour lui, à l'idée qu'il soit seul dans ce monde de fous, seul avec ses idées noires. Je me suis dit que moi, je m'en sortirai, mais j'avais cette peur que lui souffre trop, se gâche, n'ose pas prendre le téléphone pour m'appeller.

Ca fait maintenant plusieurs mois que nous sommes séparés, le temps passe, les amours se meurent, mais l'autre reste un peu au fond de nous, puisqu'il a été notre GRAND amour. Et là, l'angoisse. Si j'avais été ce grand amour-là, est-ce qu'il aurait si vite recommencé une autre histoire ? S'il m'avait aimé autant que je l'ai aimé, est-ce qu'il n'aurait pas chercher à me reconquérir ?

Les premiers instants, j'ai attendu. Un coup de fil, un rien, un mail, un SMS, une lettre. Après, j'ai zappé. Ce qui fait que je ne savais pas s'il était mort, agonissant, ou bien portant. Ce soir, je suis allée sur le site où nous nous étions parlés la première fois. J'avais la main qui tremblait avant de lire les textes portant sa marque de fabrique. Je me suis lancée, j'ai découvert un texte tendre, dédié à une autre qu'il désigne par des petits surnoms.
Alors voilà, il a tiré un trait sur nos deux ans d'amour.

J'essaye, moi. J'essaye de me dire que ce que j'ai vécu était beau, était fort. Et puis je m'écroule sous mes incertitudes. J'ai été bernée, indubitablement. J'ai cru en ces belles paroles, que du vent... qu'ils savent bien jouer à Eole, les hommes de ce monde ! Des belles paroles, sa voix au bout du fil, et moi qui voulait tout plaquer pour aller vivre avec lui.

Qu'on se le dise... Il a une nana, et je m'en fous. C'est l'idée que peut-être avec elle, il ne simule pas. C'est l'idée que moi, je n'étais rien qu'un souffle dans sa vie de merde. Rien qu'une fille qu'il s'envoyait de temps en temps, un week-end sur deux. Rien qu'une sensation nouvelle, une peau différente des autres.

Je ne dirai jamais assez merci à celle qui m'a sortie de là, en me disant un soir au téléphone "Putain, tu déconnes complètement ma belle, je ne te reconnais plus. Tu n'étais pas une pauvre conne, mais à écouter ce mec, tu en prends le chemin..".
Merci, à toi. Et puis à vous aussi d'être là quand ça va pas.

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samedi 4 janvier 2003 à 01h04
Allô maman, bobo...
Je suis MALADE. Non pas folle, ou du moins, pas encore, mais j'ai chopé la crève sous la pluie ce matin. Une espèce d'angine, possible réaction à la nuit blanche passée, celle de hier, où j'ai "tenté" d'écrire un truc bien violent à mon ex. Tenté, et échoué, je ne suis pas maso non plus, j'ai plus envie de me retrouver prisonnière de cette histoire-là.
Je me suis donc couchée à ... 5h30 du matin.... En larmes, ça va de soit.. Et levée à 8h29 précise pour aller faire les courses à l'hypermarché du coin. Là, j'ai pris une rincée sur le parking, les bras chargés de paquets, sans parapluie et.. J'suis malade.
Merde de merde, et mon exposé sur Cassandre que je comptais finir demain ? Et mon commentaire composé que je n'ai toujours pas commencé.. A rentrée J - 2 .. Pire qu'une collègienne, ch'vous jure ! Ca va tirer demain..
Donc ce soir, dodo .
Bonne nuit z'à tous, et sortez couverts, faites pas comme moi ! ..

P.S :
*So* Thank ya ma poule pour ton gentil message dans ma boiboite. J'adore moi aussi où est-tu ? de Lévy, j'ai chialé d'ailleurs.
*Snow (Fred, c'est ça ?)* Merci à toi aussi pour ton mail tombé à pique. Je te répondrai, promis, quand ma gorge cessera de me brûler ! Je rectifie donc : tous les mecs ne sont pas des salauds.. mais tendent à le devenir smile.gif

Bisous.

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dimanche 5 janvier 2003 à 00h03
De l'autre côté du miroir ...
Vous connaissez, ce livre ?

C'est un livre pour enfants, de ces livres qui collent à la peau des années après les avoir refermés. Un livre de Lewis Carroll, le "papa" d'Alice et de son pays aux mille merveilles, le wonderland qu'on nous promet pour le troisième millénaire .. Carroll donc, et son verbe enfantin, et son Alice, bien avant l'adaptation Disney qui a fait d'Alice une douce ingénue. Avant Disney, il y avait cette Alice pure qui voulait traverser le miroir. Juste pour visiter le salon dans le reflet, à l'inverse du sien.
Une formule un peu magique, et le tour était joué.. Alice ne s'arrête pas à son premier échec. Deux ans avant, elle a cru découvrir le pays des merveilles. Elle reconnaît s'être plantée, avoir juste rêvé. Aujourd'hui encore, elle veut croire en l'impossible, en ce que les grands ne peuvent concevoir : traverser le miroir, passer dans l'autre monde.

Toujours est-il que moi, six ans et demi, un metre et quelques, j'ai tenté à mon tour cette traversée. J'en ai rêvé des nuits et des nuits entières. Toujours, toujours, le reflet dans le miroir était cent fois plus beau que la réalité. Toujours, le monde qui s'offrait était un petit paradis à explorer. Toujours aussi maman me réveillait, m'obligeait à me lever, à m'extirper de ce monde tout joli, tout à moi.

Je voudrais encore pouvoir m'endormir et devenir Alice, rien que pour une nuit. Redevenir Alice et visiter les jardins de ce monde, en silence, sur la pointe des pieds. Je voudrais encore pouvoir rencontrer la Reine Rouge, la Reine Blanche, avec leurs visages angéliques de mère et leurs coeurs battant au rythme du mien.
Dans le monde d'Alice, pas de prince. Des fleurs qui parlent, des jeux d'échiquiers immenses, des Tweedle Dee et des Tweedle Dum, des rois, des reines magnifiques ou cruelles, et même des cavaliers, des bêtes sauvages sensibles à l'homme, des vers à soie fumant la pipe, des lièvres de Mars et des chapeliers, des chats bavards comme des pies .. mais jamais, jamais de prince. Tout ça pour dire quoi ? Que je voudrais être Alice encore une fois ce soir, et rêver d'autre chose que d'un prince volant à mon secours.

Demain, si vous êtes sages, je vous parlerai plus longuement du pays des merveilles.. Ou des petites filles modèles, Camille et Madeleine, et de leur cousine Sophie et de leur gentille maman. Ou bien de la planète du petit prince, au choix. Je veux garder cette part de mon enfance quelque part en moi...

Citation, avec un © aux éditions Folio smile.gif)
Oh, Kitty, comme ce serait merveilleux si l'on pouvait entrer dans la maison du miroir ! Je suis sûre de ce que je dis, oh ! elle contient tant de belles choses ! Faisons semblant d'avoir découvert un moyen d'y entrer, Kitty. Faisons semblant d'avoir rendu le verre inconsistant comme de la gaze et de pouvoir passer à travers celui-ci. Mais, ma parole, voici qu'il se change en une sorte de brouillard ! Cela va être un jeu d'enfant que de le traverser!

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dimanche 5 janvier 2003 à 00h08
Bobo bis :)
... 'Suis toujours malade au fait...

Enfin, je dis ça, c'est juste pour vous tenir "updater". Et aussi pour me justifier de ne pas répondre à mes mails. Je risque d'ailleurs d'être assez silencieuse dans les trois semaines à venir, exams obligent...

Au fait, y'a t'il un germanophile dans la salle qui pourrait me dire si "meteln" a un sens en allemand ? J'ai cherché, j'ai pas trouvé donc tout aide sera plus que bienvenue !

Buenas noches, las estrelas ! (vieux reste de mon espagnol de lycée.. Oula, j'fatigue moi !)

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dimanche 5 janvier 2003 à 23h04
Le lundi au soleil !
Je cherchais un titre de chanson avec le mot "lundi" dedans, et à part celle de Cloclo.. je sèche ! Faut dire que ma mère est une grande grande fan de Claude François, ça aide !

Alors, lundi au soleil ou lundi pas au soleil ? Il ne neige pas ici, mais il se pourrait fort que demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai... Je m'égare ! Je disais donc : il se peut que demain, à l'heure du départ, l'autoroute ressemble à une patinoire. Et comme je ne suis pas Candelorette, je laisserai la voiture au garage et je ferai grasse mat'. Je rêve, disons !

Demain donc, rentrée. Retour à la fac, bouh, et plus que deux jours avant de rendre mon commentaire composé ! Je serais pô prête ! Enfin, demain est une longue journée et je serais sûrement plus motivée demain soir dans mon 20m² , une fois que j'aurais revu les copines !
Sauf que... Je suis toujours malade. J'atchoume tellement que j'ai les yeux aussi rouges que ma Bunnie ! J'vais être belle à voir demain matin au réveil !

Je pars tôt. Je crois pas avoir le temps de répondre aux mails. Je suis une vraie peau de vache, non ?!!! Mea culpa, j'ai été un peu ailleurs ces trois derniers jours. Mais, comme je dis toujours, ce n'est pas parce que je ne réponds pas que je n'aime pas les gens ! J'suis surtout un peu désolée pour Alex (Snow !), quoique je ne sais même pas si tu liras ce message, m'enfin... Je voulais t'écrire un looong mail, parce que j'ai plein de trucs à dire, et là, ce soir, je me sens vraiment trop crevée. Faut pas être fâché non plus... Idem, ma So smile.gif Lu ton poème, et comme toujours, on se comprend.. Bats-toi, ma belle ! Je te souhaite pleins de bonnes choses, et call me si ça va pas ! J'ai le portable online 24h sur 24 !

J'me sens pas belle... comme disait l'autre là... Catherine Ringer; c'est cela. Qu'est-ce que t'es belle ! .. Ouais, ouais ! J'me sens fatiguée, surtout. J'tourne à l'aspirine ces temps-ci.

Bisous, et au week-end prochain si vous le voulez bien !
P.S : messages dans mon forum plus que bienvenus, ça fait chaud au coeur quand il fait - 5° dehors !

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lundi 6 janvier 2003 à 10h07
So far away
Valà, on est lundi et je devais aller en cours. Notez que je n'y suis pas. Je suis clouée au lit avec un rhume tournant à la grippe, et je suis de plus en plus moche à voir ! lol
Le docteur va sûrement viendre. Il serait temps, me direz vous ! C'est que je n'aime pas tellement les médecins, en vérité, surtout les généralistes.
Disons que ma grand-mère paternelle a été victime de la négligence de l'un d'entre eux... J'avais 12 ans, mais ça laisse des séquelles de choses comme ça. J'vous parlerai d'elle un jour, plus longuement, de sa vie et de ce putain de cancer qui nous l'a pris. Elle mérite bien une page de ce diary. Je vous parlerai ensuite de la réaction de ma grand-tante, sa soeur. Que je haïs. Quoique j'essaye de faire des efforts...
Comment elle a placé mes arrière grands-parents en maison de retraite parce qu'elle "n'avait pas le temps" de s'occuper d'eux. Je haïs les maisons de retraite ausi, d'ailleurs !
Bon, faut que je me mette sous la couette. Je sais pas encore quand je partirai , peut-être cet aprèm ou demain matin..
Ah oui, pardon de n'être pas trop rigolote chers lecteurs ! smile.gif)

*Etoile*

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vendredi 10 janvier 2003 à 19h07
Die an other day...
Valà, valà.. A la demande d'un public toujours plus nombreux, pris de frénésie à la lecture de ma pitoyable vie de vingtenaire célibataire...

Je rentre juste de Limoges. Scoop ! Je balance le nom de ma ville. J'ai décidé que finalement, l'anonymat pur n'était pas un jeu pour moi. Je pourrais même balancer mon prénom aussi, mais ça enlèverait du charme à l'histoire, so.. Mon nom est Etoile, juste Etoile. Une étoile des neiges, ils disent qu'il va neiger demain ici. Ici, c'est la Dordogne, une petite province paisible loin de tout où je mène ma vie comme bon me semble. J'aime bien, la Dordogne. Seulement, c'est un peu loin de tout, sauf des grottes de Lascaux..

Donc voilà, une semaine de moins pour 2003. Quelques résolutions grillées... Tant pis. J'ai décidé d'être zen là.. Z-E-N. A moins de dix jours des exams, il est grandement temps ! Objectif : décrocher la lune. A savoir : mes exams. J'ai pas envie de pourrir dans une section à la con encore deux-trois ans. Notez, c'est pas la section qui me dérange, c'est les filles que l'on trouve dedans... Mentalité deux ans et demi, mais bon, elles lisent Proust alors on leur pardonne ! Les connes.. Et là, je mâche mes mots. Mais je vous parlerai de cette ambiance un peu spéciale une autre fois... Je vous parlerai même de la nana qui me tape sur les nerfs en ce moment, la blmonde-là...

Mais plus tard.. Ma petite mémé a fait des paupiettes et je veux pas rater ça ! I'll be back !

Ah oui, au fait... Accrochez-vous, je suis de bonne humeur !!! Hormis.. Bon, bon, je faim moi.

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vendredi 10 janvier 2003 à 22h05
Galerie de portraits
Chose promise, même par une Etoile un peu filante = chose dûe.
J'entame donc un chapitre sur les pouffiasses de ma classe. Pas d'anonymat, j'ai dit. Certes. Enfin, les pauvres, ce n'est pas parce qu'elles sont bêtes à bouffer du foin qu'il faut que je démolisse leur carrière internetale. Savoir-vivre exige, on va leur donner des pseudos. C'est plus correct.

Commençons par... Emilie. Je pense à elle en premier lieu car on se voit quotidiennement, une sorte de "copine" quoi. Avec des guillemets, oui. Une gentille fille, sauf que, quand tu creuses... Oulala ! Tu te rends compte de l'immense vide de son cerveau, et là, t'as les boules pour la journée !
Extrait d'un dialogue matinal :
(moi) - tu sais quoi ? Mon ex a une nouvelle meuf !
(elle) - Oh, c'est cool.
- Cool ? Non mais tu déconnes là ?!
- Ben non, c'est bien pour lui, il mérite...
- Non mais tu délires là.. Rassure-moi.
- Je comprends pas ce que tu veux dire.
Conclusion : mademoiselle n'a pas d'amour-propre et ne comprend pas le sens du mot "amour". Elle a un mec, un grand dadet à son image... Sauf qu'elle n'a toujours pas compris le fonctionnement de la vie de couple. Un jour, je lui prêtrai un manuel...
Emilie déteste : Lautréamont ( et moi... j'ADORE !), les enfants (idem), quand ses cheveux frisent, quand il fait froid, se lever tôt, se coucher tard, le sexe ( oui ! ça existe !), quand des garçons lui parlent etc.etc.
Emilie aime : ben ? Pas grand chose, ni grand monde ... Et surtout, Emilie n'est jamais là quand tu as besoin d'elle.
Décision n°1, ne plus lui adresser la parole qu'en cas d'extrême urgence.

Prenons deux, non trois autres exemples... Appellons-les A, B et C. C'est bien connu, les grues se développent en groupe. Ces trois-là, tiens, n'adressent la parole à personne, hormis à elles-mêmes le matin dans le miroir Elles mettent des grelots dans leurs cheveux et des chaussettes dépareillées, ça fait style il paraît . Bof ! Elles prétendent avoir tous lu, Baudelaire en intégrale, du roman gothique au roman de gare. Elles connaissent tous les films de Kubrick par coeur, super cool. Et puis, surtout, grandes gueules pour ne rien dire à la moindre occasion. Les profs détestent.
Décision n°2 : leur rentrer dans le lard avant la fin de l'année, en contrepartie de la réflexion cinglante que je me suis prise en cours cet aprèm.

Mmmh, citons Hélène maintenant. Pseudo encore. Une gentille fille, ok, sauf qu'elle n'a pas encore compris qu'à la fac de lettres, on se fout de la compèt'. Toujours au premier rang, suçottant son crayon, le genre à bosser 25heures un partiel de latin. Toujours à lever la main, pour savoir ceci ou cela, et si telle théorie naturaliste convient à Zola et si tel livre correspond aux pensées de un tel... Des fois, une envie de lui hurler de se la fermer. A côté de ça, elle dit bonjour le matin, elle.
Décision n°3 : la prendre à part, elle et sa copine au QI de 200, et leur expliquer la vie.

Le clan des futurs concurrentes ensuite. Comprenez : celles qui veulent passer le CRPE aussi. Elles croient qu'éliminer maintenant va compenser leur déficience en mathématiques. Alors on médit, on critique, on postillonne. C'est assez rigolo ce petit jeu-là. Juste cinq minutes.
Décision n°4 : avoir mon concours pour pouvoir rigoler devant leurs têtes de filles recalées.

Décision n°5 : arrêtez mes inventaires à la con, et faire un effort pour aimer les gens avec qui je travaille.
Non, ça, on laisse tomber direct, ça marchera pas ! Il y a quand même 4 super nanas avec qui je m'entends super bien, et avec qui je délire bien. Alors , va bene !

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vendredi 10 janvier 2003 à 23h05
Les uns, les autres.
Exposons le même problème à différents amis n'appartenant pas à un même cercle & ayant des points de vues très différents. Vous constarez que le panel de solutions est large, généralement allant du tout au rien. A vous de faire le tri.

Problème de base : mon ex a une nouvelle amoureuse et je le vis super mal. Sachant que je ne ressens plus rien pour lui hormis une pointe de dégoût, suis-je normale, docteur ?

Explication n°1 - Aurélie :
"Mais oui, bien sûr que tu es normale ! .. C'est de ne pas être en colère qui ne serait pas normal. Tu t'es investie dans une relation, tu es déçue du résultat, c'est légitime. Moi-même, avec XXX...".
J'adore les théories d'Auré. On se comprend. Peut-être parce qu'elle aussi a eu une histoire compliquée, quoique nettement plus compliquée que la mienne. Et qu'elle sait ce que ça fait de se faire prendre pour une conne et de tomber plus bas que terre.

Explication n°2 - Emilie :
"Je comprends pas" - cf. texte précédent -
T'as raison, moi non plus, je comprends pas. J'suis déglinguée du cerveau, ou plutôt, du coeur, ce qui n'est pas exactement la même chose. Mais ça, il faudrait que tu aies toi-même un coeur pour pouvoir le comprendre...

Explication n°3 - Marie (pseudo..lol) mais elle se reconnaitra :
" Bon écoute, c'est une super bonne occasion finalement. C'est normal que la pilule passe mal, là, maintenant, mais du coup, tu es complètement liiiiiiibre maintenant ! A toi la belle vie, tu piges ?! Liiiiiiiiiiiiiibre ! ".
Ouais, je sais, seulement c'est un peu trop tôt là. Un peu trop frais. Et comme je dis toujours " je trouve ça un peu léger moi, comme attitude". La liberté a parfois un goût amer, celui de la solitude.

Explication n°4 - mon ex-ex (celui qui va se marier ) :
" Bah, c'est les hormones. Et sinon, tu viendras au mariage ou pas ??"
Grrr ! Voilà une explication typiquement masculine qui me rassure complètement.

Explication n°5 - Chris :
" Ahhhh... Bon.... Fallait s'en douter aussi.... Mais bon, c'est pas grave.... "
Ou comment les personnes n'ayant jamais eu d'histoires d'amour sérieuses vous remontent le moral. Le jour où elle restera avec quelqu'un plus de dix jours, on en reparlera...

Explication n°6 - Bunnie ( mon lapin ) :
"..........................."
Merde, j'avais oublié que ça ne parle pas ces petites bêtes là !

Explicatio n°7 - mon miroir :
Je vais bien tout va bien. Je suis gaie, tout me plaît. Le moral remonte, on tient le bon bout !

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samedi 11 janvier 2003 à 01h02
Plume-au-vent.
Il paraît que j'ai la plume prolifique. Notez : le clavier aussi.
J'aime écrire. Pour moi, pour les autres, pour les anonymes. Il y a même eu une époque de ma vie où j'écrivais beaucoup plus, des poésies en prose, des petits textes, etc. Le tout mis sur un site avec plus de 1500 visiteurs en deux ans. Allelluia ! Et puis j'ai arrêté. Je me trouvais trop heureuse pour être correctement inspirée. J'ai condamné le site, plus ou moins. Il portait l'empreinte d'un garçon que j'ai aimé, quand j'avais 18 ans, et qui a été horrible avec moi. Horrible, oui, de ces douleurs qu'on croit uniques et inguérissables. Mais j'ai guéri, finalement. Grâce à mon ex, bon thérapeute.
En ce moment, je "revois" ce garçon. Avec des guillements, car tout se passe via mails. J'ai pardonné. Je n'ai rien perdu dans l'histoire, hormis un peu de fierté, retrouvée depuis. Et puis, c'est comme ça la vie, avec son lot de déceptions et de "si j'avais su". Je pourrais peut-être retenter le coup avec ce garçon-là, si je voulais, en m'y prenant différemment. Mais non, pas envie. Pas fait moi mal, serrer moi fort... Et puis, je deviens plus sélective avec le temps. Plus regardante.

Je parcours dans une autre fenêtre mes anciens textes écrits pour ce garçon-là. Les sensations reviennent, c'est assez étrange en fin de compte.

Pour vous, quelque chose de plus intime encore que ce journal, écrit fin 2000.
Tu le sais comme moi, que je ne suis pas à la hauteur.
J'ai essayé, c'est vrai, je ne m'en cache pas ,mais est-ce ma faute si le sol se dérobe sous chacun de mes pas ? Je glisse. Lamentablement, je glisse. Je ne sais pas vers quoi, je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose m'entraîne plus bas que terre, sous les décombres d'une vie que je n'ai pas écrite de ma plume.

J'ai l'impression d'être morte, comme si j'avais vécu. Mais je n'ai rien vécu, jamais, rien à te raconter de ma vie, quelques années difficiles, jamais livrées à personne, quelques histoires sans début sans fin, qui ont laissé du sang sur mes mains, et puis toi, qui arrive, chamboule tout. Je te dois des comptes, évidemment. Pour tous ces silences, cette tête qui s'enfouie entre les draps quand tu poses trop de questions.

Je ne suis pas à la hauteur. Trop petite pour affronter la vie, trop petite pour combattre contre ces fantômes qui tournoient autour de nous. Trop faible, aussi, je n'ai jamais appris à me battre, je croyais que la vie pourrait éternellement glisser sur moi sans me faire du mal, je me croyais à l'abri dans ma vieille carapace, sans comprendre qu'un jour, quelqu'un viendrait la briser d'un simple coup de poing.
Et te voilà, noble seigneur, tu pousses la porte, tu hurles un peu, et dans mes larmes de sang, tu trouves mille explications, comme si toute ma vie n'était qu'une équation mal équilibrée au départ.

La réalité en pleine gueule : Je ne suis pas à la hauteur. J'entends ta voix suffoquer ces paroles, mes paroles. Je voudrais me battre, te combattre, petit démon insomniaque, mais je ne sais plus comment m'y prendre. Cette déchirure que tu m'infliges, je voudrais que tant tu la connaisses aussi. Les larmes versées en ton nom, je voudrais qu'elles te brûlent le visage. Et tous ces cris d'ivresse résonnant dans la nuit après tes départs, je voudrais qu'ils te transpercent le cœur, que tu ne puises plus jamais aimé quelqu'un, plus jamais déchiré une âme qui ne te voulait que du bien.

Ta voix encore. Elle dit , encore : Tu n'es pas à la hauteur.
Perpétuel refrain, je te déteste quand je t'aime, et me laisse briser. Pas à la hauteur de tes rêves, puisque je ne reste que virtuelle dans ton paysage. Pas à la hauteur de mes rêves, car je me déçois en permanence, je sais mes torts, je sais vers quoi je glisse, je sais qu'après il sera trop tard, je sais que tu ne m'aimes pas, je sais que la seule chose que tu aimes en moi, c'est me détruire.

Mais mon amour pour toi m'entraîne au bout de la folie, trop tard pour reculer quand on est au bord du fossé.

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samedi 11 janvier 2003 à 13h06
Quand j'étais petite
... Je n'étais pas grande. Et un drame de mon enfance s'est joué sur une chanson :

Entre les deux, mon coeur balance
Je ne sais pas lequel aimer des deux
C'est à S. ma préférence
Et à G. les cent coups de bâton
Ah ! G.! Ah ! G. !
Si tu crois que j't'aime
Mon petit coeur
N'est pas fait pour toi
Il est fait pour celui que j'aime
Et non pas pour celui que j'aime pas
Embrassez votre bien-aimé


Manque de pot, j'ai pas choisi le bon ! Dix ans après (dix ans, déjà ???), je croise encore parfois G. dans les couloirs de la fac, et il baisse les yeux chaque fois qu'l me voit. C'est dommage, sa maman m'aimait bien smile.gif
Appellez-moi mademoiselle pas-de-bol smile.gif

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samedi 11 janvier 2003 à 13h08
Encore un jour se lève
Midi. J'émerge. J'étais bien sous ma couette, moi ! J'ai rêvé.. Ca fait longtemps que ça ne m'était plus arrivé, alors permettez que je le note dans mon journal. Mes nuits sont trop courtes en général, je suis un peu trop noctambule, couche-tard etc. J'ai rêvé, donc. Je ne sais plus de quoi ni de qui, mais c'était plutôt agréable.
Sauf que là, faut que j'attaque mes révisions sévèrement, aujourd'hui c'est Chants de Maldoror et Fausses Confidences au programme. Que de joyeuses heures en perspective ! Motivée, motivée.

Ce soir, j'appelle Auré. Puis Chris. Faut qu'on mette en place quelque chose pour mes deux semaines de vacances fin janvier. Faut que je me tire, je sais pas où encore, mais je vais le faire. Changement d'atmosphère, rien de mieux pour se revitaliser un peu. C'est surtout mes idées qui ont besoin d'être revitalisées un chouilla ! 'Y me faudrait une cure de thalasso, avec un beau masseur privé, ou un truc du genre.
J'avais misé sur la salle de sport pour 2003. Je m'avoue vaincue, encore une résolution que je ne tiendrai pas. C'est que, c'est pas trop mon truc, le sport. Enfin si, à la télé. Encore que... A une époque donnée, j'étais supporter de foot. De l'OM même. J'avais rencontré pas mal de gens , de sexe masculin entendons-nous bien, avec qui j'allais les samedis soirs dans un bar appellé "Le marseillais". Un jour, ça m'a lassée. Les touches, les hors-jeu, tout ça. Et je n'ai plus jamais remis les pieds là-bas, parmi cette bande de mecs crieurs et bagarreurs. L'année dernière, j'ai eu ma phase tennis. Mais vu que je suis une vraie cloche avec une raquette dans la main, j'ai zappé très vite.. Alors pareil, je regarde à la télé, c'est moins compliqué.
Y'a que la natation que je pratique régulièrement. Un bonnet jaune canari sur la tête, pis hop, à l'eau ! Mais comme je suis complètement myope, la piscine est loin d'être l'endroit rêvé pour faire des rencontres ! Pauvre de moi !
Je rêverai d'apprendre à patiner, tiens. Faire ma Candelorette comme je dis. Sauf que pareil, j'ai essayé une fois ou deux et je n'en garde pas des supers souvenirs..
J'ai une santé fragile, moi, messieurs-dames ! J'suis qu'un petit bout de nana, 55 kilos toute mouillé !

Valà... Vais travailler. Misère, quand tu nous tiens !
Saez et moi, nous vous saluons bien bas..

Encore un jour se lève sur la planète France
Et je sors doucement des mes rêves, je rentre dans la danse
Comme toujours il est 8h du soir, j'ai dormi tout le jour
Je me suis encore couché trop tard, je me suis rendu sourd encore

Encore une soirée où la jeunesse France
Encore elle va bien s'amuser puisqu'ici rien n'a de sens
Alors on va danser, faire semblant d'être heureux
Pour aller gentiment se coucher, mais demain rien n'ira mieux

[...]
Encore un jour se lève sur la planète France
Mais j'ai depuis longtemps perdu mes rêves, je connais trop la danse
Comme toujours il est 8h du soir, j'ai dormi tout le jour
Mais je sais qu'on est quelques milliards à chercher l'amour

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dimanche 12 janvier 2003 à 00h02
De cette sensation de vide qui peuple nos âmes et de la nécessité d'en parler...
Parler du vide.

Un grand projet que voilà pour un samedi soir déjà bien entâmé. J'aimerais comprendre ce qui nous pousse à cracher nos êtats d'âme sur un écran. Et par là-même, j'aimerais surtout comprendre ce qui me pousse, moi. Pas grand chose, en fait. Hormis ce vide, vous savez, là, à l'intérieur de mon âme quand on la regarde de trop près. Quand on gratte la peinture du bout de l'ongle, et que ça s'écaille. Quand on allume la lumière et qu'on découvre le vrai visage d'une personne.

Le vide. Les gens qui sont seuls ont tous cette part de néant en eux. Avec le temps, on finit par s'y habituer, par l'oublier, mais ce n'est pas pour autant qu'il disparaît. On vit avec, c'est comme un compagnon de route. Sauf que moi, je n'ai pas envie de m'habituer.
Alors, on meuble. On meuble. Des riens, des amis, des sorties, des hobbies, on s'en fiche, pourvu qu'on avance. On répond en souriant aux gens attentionnés qu'on va bien, que c'est super d'être seul, de pas se prendre la tête pour des trucs à la con. Qu'on est libre, que c'est la fête, et que "pourvu que ça dure !". Mais c'est du blabla tout ça, du grand bluff, du théâtre. A qui tu veux faire croire ça, hein ?
Il paraît que ça fait toujours ça après une rupture. Qu'il faut reprendre possession de son corps, de son coeur, de son âme. J'ai passé toutes ces étapes la tête haute, et quand je n'ai plus qu'un petit pas à faire pour m'en sortir, ça coince. La tête dans le mur. Même mentalement, je n'arrive pas à me projetter dans une autre histoire, avec quelqu'un de différent à qui il faudra tout apprendre de ma vie, de ce que je suis. Repartir au ground zéro, de A à Z. Pas la force...

Discussion avec Chris. J'en arrive à me dire, parfois, quand je ne vais pas fort, qu'elle a de la chance dans son malheur, de n'avoir jamais connu la passion, celle qui déchire les tripes. Elle y croit encore, elle. Elle a la force de ne pas chercher, d'attendre que son heure vienne, sagement. Manque de pot, dans son attente, elle rencontre les mauvaises personnes. Du coup, elle en arrive à dissocier amour et Amour. Amour sans lendemain et le grand Amour. Il est trop tôt pour moi, dit-elle. C'est possible. C'est même évident. Il y a quelque chose de brisé, là, un truc qui n'arrête pas de cogner dans ma poitrine et de m'envoyer des S.O.S de détresse: un coeur, comme on dit. Un truc rouge, tout visqueux, sanglant. Ca m'fait penser à la chanson de Renaud. La première fois que je suis tombée sur cette chanson, j'ai pleuré comme une môme, de tout mon saoûl. Touchée au point le plus sensible. Ou comment ré-inventer sa vie quand on a le coeur en miettes et plus confiance en personne...
Coeur à prendre, pas à vendre, à donner
Un peu naze, un peu d'occas', un peu cassé
Coeur en miettes, en détresse, en compote
En morceaux, en lambeaux, au fond des bottes

Pareil pour moi, docteur ! Sauf que Renaud le dit mieux que moi. Parce que moi, je n'ai que mes mots, que des petits mots de rien, qui se perdent dans les sphéres de ce monde virtuel.

Le vide, donc. Et Chris qui dit que ça va passer. Je suis de moins en moins sûre qu'elle comprenne vraiment le sens de tout ça. Bon, allez, j'arrête d'en parler sinon j'me fous à chialer et je ne dors pas de la nuit.
Décision prise au bout d'une demi-heure de discussion avec Chris : je brûle les photos ce soir. Un peu de magie noire, histoire de purifier l'oxygène. Je n'en garderai qu'une, pour ne pas totalement oublier ce visage tant de fois embrassé et idolatré. Celle où il m'a écrit derrière qu'il m'aimait pour la vie. Une vie un peu trop courte, mon amour.

Voilà, c'est malin. Je chiale comme une gosse. Vous vous en foutez, vous, j'espère. Parce que le mascara qui dêgouline, c'est pas joli-joli...
Je suis pathétique, on est d'accord. Mais c'était mon grand amour, et je croyais en ce qu'il me promettait. Alors laissez-moi pleurer, juste ce soir.

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dimanche 12 janvier 2003 à 15h04
De la théorie à la pratique.
Théoriquement :

Voici le fruit d'une longue réflexion, allongée sur mon lit dans le noir, quand le sommeil ne venait pas. J'ai décidé de remettre à plus tard le feu de camp, la destruction des photos. Trop de barbarisme nous rend encore plus cruelle. Alors, j'ai réfléchi, fait le point. Une Etoile nouvelle est née, gloire à elle !

C'est moi qui l'aie quitté. Contre toute attente. Moi aussi, je lui ai fait des belles promesses enrobées de miel. Moi aussi, j'ai juré de l'aimer toujours, quoiqu'il advienne. Jurer de me battre pour cet amour. Et je lui disais souvent que c'était lui qui me quitterait , qui se lasserait. Pourtant, j'ai décidé. Décision prise après mûre réflexion, mais décision individuelle pour mettre fin à une histoire dont je ne voyais plus ni le sens ni l'issue. Je l'ai quitté, oui. Pour une fois dans ma vie, j'ai eu ce courage-là . Première fois que je quittais quelqu'un, ça fait une drôle de sensation, on se trouve horrible, on se déteste, on voudrait s'auto-lapider. Faut pas croire.
Finalement, donc, je ne vaux pas mieux qu'une autre. Oui, oui, les filles qui font ça, on les appelle des salopes, je sais. C'est toujours comme ça.
Il serait temps que j'assume le rôle que j'aie eu dans cette histoire. Torts partagés, il faudrait que j'arrête de lui en vouloir à lui. Que j'assume. Alors à partir d'aujourd'hui, j'assume, et j'arrête de casser les oreilles d'autrui avec mes remords à deux euros la douzaine. Ca suffit, l'cinoche ! Je suis une grande fille.

Je l'ai quitté, oui, mais par sur un coup de tête. J'ai réfléchi longtemps, j'ai tenté de trouver d'autres solutions. Mais nous n'avions décidément pas les mêmes objectifs, pas les mêmes rêves, ni le même âge d'ailleurs.. Mais ça, c'est une autre histoire.
Le déclic est venu d'une conversation téléphonique, un vendredi soir, avec une personne que je ne nommerai pas. Je me sentais mal, et je lui ai demandé de me donner sincèrement son opinion. Elle m'a dit qu'elle ne me reconnaissait plus, que j'étais "différente", que je faisais désormais partie de ces filles qui acceptent tout au nom de l'amour. Là, le choc du miroir. Il y a des choses contre lesquelles je me battrai toujours, comme le mensonge, la trahison, et pire encore. Et là, je me laissais faire. Je ravalais ma colère au prix d'un ou deux "je t'aime". Pas d'accord. Pas d'accord. Pas question de me retrouver seule quand lui m'aura larguée. Alors, je décide, avant qu'il soit trop tard. Je décide de ne plus accepter tout ce qui arrange monsieur.
Je n'ai pas dormi de la nuit. L'esprit torturé par ce qu'il me faudrait lui annoncer le lendemain. L'idée de lui faire mal m'était insupportable, abjecte. L'idée-même de sa souffrance me rendait malade. Je me détestais...
Evidemment, qu'il s'en doutait. Depuis le début du mois, ça n'allait plus. Monsieur partait en voyage avec son ex femme et ses deux mômes, sans me tenir au courant du "scoop". J'ai été comphréensive, jusqu'au bout. Maintenant, je dis STOP. Juste parce que, si on m'avait raconté cette histoire, j'aurais traité la nana de follasse inconsciente. J'assume mes principes à deux balles, mes idées de fille réglo. Le prochain me prendra avec, ou ne me prendra pas. Quand j'étais adolescente, la mère d'une amie s'est suicidée, parce que son mari depuis vingt ans la trompait. Depuis, je suis intransigeante. Et ça me réussit plutôt bien.
Au terme de cette nuit blanche de réflexion, nuit sans une larme ni un cri, je me suis levée, et je suis descendue dans la cuisine. J'ai regardé ma mère dans les yeux, mon visage en bouillie, mon âme en lambeaux. On s'évitait depuis des mois, vu qu'elle détestait mon ex. Elle cherchait à tout prix à me faire rompre, et moi, je luttais contre ça. On passait des heures à se jeter des insultes au visage, à se haïr. J'avais perdu ma mère, et ce matin-là, je l'ai presque retrouvée. Je lui ai dit : "Je quitte W. ". Pas " Je vais le faire" ni " Peut-être que". Une affirmation pure et brute. Et contre toute attente, elle n'a pas jubilé comme je le pensais. Elle est restée stoïque et m'a demandé pardon pour ces mois de souffrances.
Des heures durant, nous avons discuté. Elle a mis des lumières sur les doutes que j'avais depuis longtemps. Je n'ai pas pleuré, engagée que j'étais dans cette décision que je venais de prendre. Je n'ai pas pensé un seul instant à ce qui suivrait, les silences et les douleurs d'un coeur meurtri. J'ai hurlé ma haine contre cet homme qui parfois, s'est joué de moi. Des heures durant, j'ai hurlé. A un certain moment de tension, j'ai hurlé à mon père "Vas-y, prends le téléphone et dis-lui, toi, que tout est terminé !". Mon père, discipliné, s'est plié avant que je n'ai le temps de réagir. Je suis lâche, je suis faible, dites de moi ce que vous voudrez... Tout ça n'était qu'un concours de circonstances. Quand mon père est revenu, j'ai compris que l'histoire venait de s'achever. Pas d'autres explications données, il savait autant que moi les raisons qui guidaient mon coeur.

Ensuite, j'ai attendu qu'il réagisse. Il n'a rien fait, hormis un mail pathétique où il me demandait de lui retourner sa médaille. Soit. Je m'attendais à mieux venant de lui. Puis, on est pris dans le tourbillon de l'après. On respire. On se sent libre. J'ai eu un petit flirt ou deux, j'étais heureuse. Libre.

En pratique :

Je n'avais pas pleuré une seule fois depuis la rupture. Les grandes douleurs sont séches et muettes, vous savez... Je n'ai pas pleuré quand j'ai décollé les photos de mon mur pour les mettre dans une boite à chaussures. Pas pleuré non plus quand il m'a envoyé un second mail, vibrant de douleur, en septembre. Pas pleuré quand j'ai annoncé ça à mes copains-copines. Pas pleuré quand je me suis retrouvée seule dans mon appart', sans personne à qui confier ma vie, sans personne à qui téléphoner vingt fois par jour. Pas pleuré quand j'ai supprimé tous ses vieux mails gardés en reliques dans mon disque dur. Pas une larmes, non...
Alors, j'en arrive à comprendre ce qui s'est passé ces quinze derniers jours. Le contre-coup de la rupture. Avec un Noël où tout le monde a sa moitié près de lui, sauf moi. Avec un réveillon où on prend la résolution de trouver un mec bien comme il faut pour 2003. C'est surtout le fait de savoir qu'il a quelqu'un qui m'a foutue par terre. Un peu d'égoïsme...
Au final, je suis contente pour lui. Pour eux. Je souhaite juste à cette femme d'être plus lucide que moi.
Je suis contente, c'est un grand pas pour l'humanité...
Je ne brûlerai pas les photos, j'ai dépassé la haine maintenant, et je tourne la page.

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dimanche 12 janvier 2003 à 23h01
Etoile des neiges..
... Mon coeur amoureux, s'est pris au piège de tes beaux yeux...

Je suis contente.
Contente des petits coups de pieds dans le derrière que la vie nous file en douce, de temps en temps.
Contente qu'il y ait des gens sur cette planète à qui il reste un bout d'âme pour comprendre le sens de mes mots.
Contente d'avoir des messages sur mon forum, aussi. Merci !
Contente de recevoir un mail et d'attendre mon Incredimail (substitut d'Outlook) me dire "you've got a mail ! ". Merci So, tout ça. T'aimes bien que je te cite, alors : je te cite ! Comme quoi, ce n'est pas le fait de connaître physiquement les gens qui comptent, mais ça, vous saviez déjà si vous êtes arrivés là. Tu es un peu mon double virtuel So, ma petite soeur du Net. Celle qui trouve les mots. Thank you.. Pis merci aux autres qui m'écrivent aussi, je ne vais pas tous vous énumérer non plus mais... Ca touche, quoi.
Contente de retourner à Limoges et d'attaquer ma dernière semaine de cours. Youplaaboum ! Après, c'est détente obligée ! Je suis en train de chercher des billets d'avion sur last-minute.com, pour n'importe quelle destination à bas prix.. Faites-moi signe, si vous avez une idée !
Contente de mon week-end, en définitive. Je sens que la balance recommence à pencher du bon côté, de mon côté, disons.
Contente parce que finalement, j'arrive encore à être amoureuse. Voui, amoureuse ! Vous voulez savoir de qui, hein, avouez !... Avouez !...
C'est tout bête, pourtant :
Je suis en train de (re-)tomber amoureuse de la Vie.

Sur cette note de gaieté,
Bisous à tous.

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lundi 13 janvier 2003 à 02h08
Soliloque noctambulique .
Certains choisissent Loft Story.
D'autres préférent la Star Academy.
Quitte à m'exposer en public, moi je fais le choix de journalintime.com smile.gif

Pas trouvé voyage pas cher sur aucun site, même pas travelprice. J'suis dêgoutée ! Du coup, je planifie un long week-end paisible dans un coin de la France, avec ma mémé comme accompagnatrice..
On hésite encore.. Ils sont comment, les Normands ? Sinon, ce sera La Rochelle. Vos opinions sont bienvenues,
moi, je vais me coucher !

Re-bisous, et une spéciale dédicace à Laicecargot ! Just because ! Na !

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vendredi 17 janvier 2003 à 21h01
Et si...
Bonsoir vous,

Chers, très chers lecteurs, amis de la poésie et des étoiles... Vous m'avez manquée ! Je vais (peut-être) enfin me décider à mettre l'adsl à Limoges.. J'avais des quantités de choses à raconter tout au long de la semaine, et là, j'suis un peu toute sèche du clavier ! Faut m'excuser, j'ai travaillé dur aujourd'hui. Ca f'sait un bail !
J'ai un peu bousillé mon partiel d'anglais, et même ça, ça n'arrive pas à me démonter.
Je tiens une de cette forme cette semaine, du presque-jamais-vu ! Je me suis quant même fait draguer, non disons acoster, par un mec de mon immeuble mercredi aprèms-midi, sur le coup des 15h, la gueule pleine de révisions devant.. la porte du local poubelles ! Si, si, je jure ! C'était presque comique. Ca n'a rien donné, parce que c'était pas trop le bon jour, mais maintenant, je sais où il habite. So..
J'ai donc loupé l'anglais. La seule matière sur laquelle je peux d'habitude me reposer en toute confiance. Valà, ça m'apprendra à dire à que " C'est fastoche les langues" ! Mais, comme j'ai réussi mon autre partiel de cet aprèm, tout va bieeeeeeen !
En plus j'ai quant même tenu ma résolution, et Emilie fait la gueule because je lui cause plus. La pôooovre. Ce soir, elle nous a fait son petit caprice à deux balles, j'ai failli lui rentrer dans le lard. Mais : je suis une jeune fille bien éduquée. Alors permettez que je rigole en douce de ses faux problèmes de petite fille gâtée n'ayant jamais, ô grand jamais, manqué de rien.

Dodo. Do you speak english ?

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vendredi 17 janvier 2003 à 21h06
Eloge du string
Le string donc.
Statisquement, ce terme contenu dans le titre du message devrait m'apporter 20% de lecteurs en plus.
Calcul ( histoire de voir si les mathématiques sont toujours l'amour de ma vie ) :

Soit 20 la moyenne de lecteurs par texte.
20 x 1,2 ( c'est bien comme ça qu'on fait ? ) = (calcul mental rapide... ouiillle, ça fait mal à mon neurone Pythagore là...) 24 !
Ce qui nous vaut 4 lecteurs de plus , youpi ! Des hommes ? Mmmmh, je dirais 3 hommes et 1 femme.

Statisques à vérifier sous dix jours. Merci de votre comphréension !

P.S : Vous l'avez compris, je suis un fin stratège et je ne compte point vous faire l'éloge de ce précieux bout de tissu. Du moins, pas aujourd'hui...

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vendredi 17 janvier 2003 à 22h02
So, what do you think 'bout it ?
Spéciale dédicace à la plus gentille poulette du net qui vient de fêter glorieusement ses vingts ans...

So...
Je n'ai pas complètement zappé ton anniversaire, malgré les apparences.Tu trouveras une petite lettre dans ta boibote à lettres ( la vraie, celle de la Poste) demain matin, contenant voeux et réflexions diverses pour cette vingtième année.
1983 est un grand cru, nous en sommes la preuve vivante, aussi j'espère que ta vingtième année aura ce petit goût de fête. Un petit goût d'amour aussi, on va pas cracher d'ssus...
Je te souhaite un monde en technicolor.. Parce que tu le vaux bien comme ils disent chez L'Oréal !
Ton anniversaire me rappelle chaque année le mien qui arrive, difficile de ne pas y penser avec ce pile un mois d'intervalles... Ca fait quoi alors, 20 piges et toutes ses dents ? Raconte, raconte !

Joyeux anniversaire ma So.

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samedi 18 janvier 2003 à 00h01
Ce sera 100 moi !
100 moi.
Listing non exhaustif des 50 "choses" que je n'aime pas. Et des 50 que j'aime.

Z'aime pas ! :
1. Voir mon père pleurer. C'est le premier truc qui me vient en tête là, l'image de mon père en larmes à l'enterrement de sa mère, j'avais 13 ans. Ca me flingue de le voir pleurer, peut-être parce que c'est rare..
2. Les tartes. Non pas les tartes de patisserie, mais bien les filles tartes, cruches, bêbêtes, appellez-les comme vous voudrez. Je déteste les filles qui n'ont qu'un neurone, qu'on se le dise.
3. Mes idées noires, certains soirs.
4. Ah oui, les gens s'auto-proclamant "écrivain" et n'écrivant que des daubes. Exemple : Madeleine Chapsal, rencontrée à la foire du livre à Limoges. Prétention : 100/100. Talent : très peu. Gentillesse : Néant.
5. La publicité Mamma Julia, de Buitoni, où l'on voit un mort "ressuciter" en sentant la pizza. Aucun respect pour la mort, ni pour les consommateurs d'ailleurs. Ca me fout la gerbe de voir qu'on diffuse des spots comme ça. Celles d'Ikéa étaient plus drôles à la limite..
6. Les fous du volant. Je n'ai pas la prétention de conduire comme une reine, mais j'essaye au moins. Les gens me font peur, à 200km/heure, les cheveux dans le vent... Et 3 grammes dans le sang.
7. Les gens qui ont un avis sur tous. Je pense effectivement qu'il faut s'intéresser aux choses de ce monde, mais de là à avoir un avis sur tout, tout tout.. Bof.
8. Dans le même genre, les gens qui parlent de choses qu'ils ne connaissent pas . "Les lesbiennes, blabla, il parait que,blablabla."
9. Les gens très vulgaires qui ne peuvent dire une phrase sans"putain" à la fin... C'est d'un commun.
10. Les clochettes dans les cheveux ! Il paraît que c'est moooode !
11. Oublier les anniversaires... J'ai pourtant un agenda, mais je ne l'ouvre jamais...
12. Les gens qui laissent leur portable allumé au cinéma. Enfin disons, ceux qui le font systématiquement et non par mégarde.
13. Dans la famille portables, je demande ... Les gens qui téléphonent au volant. C'est dangereux, et superficiel.
14. Les gens superficiels. J'aime pas que le vernis s'écaille quand on gratte...
15. Le parfum de mon ex sur un autre homme. Trop douloureux...
16. Que ma mère me parle de mon ex. Qu'elle ne comprenne pas que j'ai défintivement et pour toujours tourné la page !
17. La ville de Bordeaux. 'Suis désolée pour les bordelais, mais... Ah oui, j'aime pas non plus l'équipe de Bordeaux (foot), sorry, mais là, j'peux pô !
18. Les allumeuses, airbags dehors et voix mielleuse. En général, à ranger dans la catégorie "superficielles".
19. Les souris, serpents, araignées et autres petites bêbêtes !... Serais-je une froussarde ??
20. Ceux qui passent le concours d'instit' sans motivation, juste parce qu'ils ne savent pas quoi faire de leur vie.
21. Qu'on m'envoie des mails à la con sous prétexte que je suis une gentille fille à la plume facile. Juste la plume, messieurs..
22. Les mails de pub. Filtrage obligatoire.
23. N'avoir pas le temps de faire les choses quand je voudrais les faire. Mais le temps, ça se prend... Tout dépend des priorités...
24. L'ananas ! Sauf en sauce aigre-douce, avec des petits morceaux de poulet...
25. Les concombres ! Et surtout pas sur les yeux pour être plus jolie ! Jamais, ô grand jamais !
26. Les monsieurs de Wanadoo. Surtout ceux de la hotline... et ceux qui me réclament des sous tous les mois !
27. Les répondeurs. Vous pouvez laisser un message après le biiiiiiip. Beurk !
28. Mac Lesgy et ses lunettes. Le faux scientifique tellement brillant qu'il en est réduit à animer des émissions à la con...
29. Le poisson. J'aime pô ! J'aime pô !
30. Les gens fermés d'esprit.
31. Les horreurs de ce monde. Mais comme il n'y a pas grand-chose à faire contre... Hormis en débattre...
32. Shakira. C'est étrange, hein.. Ben j'aime pas cette fille, ni sa danse du ventre d'ailleurs.
33. Eminem. Mais ça, on comprend plus volontiers.
34. Les paroles de chanson qui n'ont aucun sens. Je ne vois pas trop l'interêt, même quand la mélodie est jolie.
35. Les maisons de retraite. Et tous ces gens qui y oublient leurs parents..
36. Faire l'amour sans être amoureux. Ou la dissociation du coeur et du corps.
37. Les cancers et autres saloperies.
38. Me coucher tôt et/ou me lever tôt. Il me faut neuf heures par nuit minimum !
39. Les jours où je voudrais quelqu'un près de moi.
40. Les collants qui filent le soir où vous avez enfin réussi à décrocher un rencard ! L'angoisse typiquement féminine..
41. Les vendeuses de Sephora qui vous sautent dessus et ne vous lâchent plus...
42. Les z'oroscopes qui nous promettent gloire, amour et beauté pour 2003. On ne croit plus au père Noël depuis longtemps, dommage !
43. Qu'on ne me dise pas bonjour quand on me croise dans l'escalier. Sachant qu'un bonjour, ça ne coûte vraiment pas grand-chose, et qu'en plus, ça fait toujours plaisir...
44. L'idée que quand moi, j'ai froid, il y ait des gens dehors qui crèvent de ce froid-là. Assez insupportable, quand on prend la peine d'y penser...
45. Ne pas avoir le courage parfois de me planter en face de quelqu'un qui me plaît et de l'inviter à prendre un café avec moi.
46. Quand je suis médisante. Et ça m'arrive parfois, pardonnez-moi mon dieu parce que j'ai pêché...
47. Qu'on ne respecte pas mère Nature. Et plus particulièrement qu'on y abandonne ses déchets, notamment les canettes de bière après un pique-nique improvisé..
48. Voir des bestioles, surtout des chats, écraser sur la route. Et les gens qui n'ont pas la décence de s'arrêter pour déplacer le cadavre de l'animal lorsque c'est possible..
49. Qu'on fasse du mal à ce que la terre porte de plus innocent et de plus pur, un enfant...

Z'aime ! :
50. C'est toujours difficile de définir la place des choses dans notre coeur... Je vais donc mettre : rêver. Parce que le jour où on arrête de rêver, c'est qu'on a le cerveau grillé !
51. Les étoiles, des milliers d'étoiles anonymes comme nous le sommes tous sur cette toile.
52. Le Net. Juste parce que j'y ai rencontré des gens magnifiques, qui remplacent volontiers tous les pouuris qui les cotoient.
53. Les histoires d'amour. Toutes uniques et différentes.
54. Lire. Mais ça, vous saviez déjà ! notamment Paulo Coelho, Baudelaire, Eluard, Aragon, F.Werber, Lautréamont, Hugo, Faulkner.. pour ne citer qu'eux.
55. Ecrire, y compris avec le clavier, mais surtout, avec le coeur.
56. Les gens qui ont une petite étincelle dans les yeux.. C'est rare, mais c'est tellement beau.
57. Les contes de fée. Ma part d'enfance...
58. Les enfants, donc. Ceux des autres, et les miens à venir, si proches...
59. Et les gens qui ont conservé une petite part d'enfance, ou un petit bout de leur âme d'enfance, et qui savent s'émouvoir devant des arc-en-ciel ou des bulles de savon...
60. Les gens qui ont du caractère. A mon image... Et ceux qui savent ce qu'ils veulent, au moins dans l'instant.
61. Les chats. C'est feignant, un chat. J'aimerai bien en être un dans une prochaine vie, et pouvoir ronronner tous les jours sur les genoux d'un maître aimant.
62. L'érotisme, le vrai. Pas la pornographie que nous vend la télé, canal + compris.
63. Les librairies, où je peux me perdre des heures durant. Et perdre toutes mes économies aussi... Mais l'odeur d'un livre neuf a un prix !
64. Les cocktails. Avec ou sans alcool. Et le Coca-Cola aussi, dont je suis une grande consommatrice.
65. Amélie Poulain. Ce film ayant eu une grande influence sur ma vie, et sur ma vision du monde... Et je n'aime pas qu'on me dise que ce film n'a aucun sens.
66. Le chocolat ! Surtout la tarte au chocolat...
67. Quand ma soeur fait des pâtisseries, des crêpes, des trucs bien sucrés... Miam, miam ! Et les kilos au feu !
68. Avoir ma boite à mails remplis de messages de gens que j'aime.
69. Idem, avoir ma boite à lettres qui déborde de courrier, et savoir que les gens pensent à vous même le temps de coller un timbre sur une enveloppe.
70. L'Italie. Ce pays a quelque chose de magique, entre pizza et pasta, Roma et Milano... J'aime les italiens aussi !
71. Les Malabar ! Ca n'a plus de goût au bout de deux minutes trente, d'accord, mais au moins, on peut faire des grosses bulles avec ! Juste le Malabar traditionnel par contre, les autres me bottent moins.
72. L'océan, et le goût du sel sur les lèvres d'un amoureux.
73. Le premier frisson qui parcourt notre corps quand on rencontre une personne qui nous plaît. Et le premier baiser d'une histoire d'amour.
74. La campagne, et les grands champs de blé dorés en été. Et se coucher dans le blé.
75. Le sourire d'un môme heureux.
76. Les peluches ! Toujours mon côté grande môme qui revient à la surface, c'est plus fort que moi... J'aime les vrais gros nounours bien jouflus, et surtout, made in France, pas par des petits enfants asiatiques.
77. Candy, et Princesse Sarah. Ben oui !
78. La natation, et la plénitude qui m'envahit quand j'ai la tête sous l'eau et que je ne pense à rien d'autre. Et le bien que ça fait à mon dos, à mon corps, à ma santé et à mon esprit.
79. Les gens qui savent jouer du piano. J'admire. Je recherche un professeur d'ailleurs, parce que à part, "fais dodo colin mon petit frère" (si la sol sol la sol la si sol), je suis assez limitée !
80. M'allonger sur mon lit et réfléchir au sens des choses.
81. La conversation. Et les gens qui ont de la conversation et de la répartie, tant qu'à faire ! Je n'aime pas qu'on n'ait rien à dire..
82. Recevoir un bouquet de fleurs d'un inconnu. Ca ne m'est arrivé que deux fois.. La première, à l'internat, d'un "garçon qui me voulait du bien" qui m'a beaucoup, beaucoup émue. La deuxième, à Limoges.. Erreur du livreur Interflora, c'était pour la demoiselle du 59 ! Dégoûtée, hein !
83. Les vaches ! C'est marrant une vache.. Même quand on en voit tous les jours, on ne se lasse pas.
84. Lire les journaux intimes des autres, surtout ceux d'Aubépine, Daphné, Alicia et Lou, pour ne citer qu'elles smile.gif
85. Voir une étoile filante et faire un voeu.
86. Les nuits d'été. M'asseoir sur ma terrasse et regarder le soleil se coucher.
87. Les cartes postales. Que je collectionne d'ailleurs. Plus de 3000 dans ma collection, qui dis mieux ? Pas toutes timbrées, hélas.
88. La série Friends. Surtout ma copine Rachel qui vient d'avoir un super beau bébé ! Et aussi AllyMcBeal et Sex in the city.
89. Certaines chansons qui m'interpellent, comme celles de GDP, Zazie et Renaud pour ne citer qu'eux. Avec un très récent coup de foudre pour Kyo et Carla Bruni, à la si jolie petite voix.
90. L'idée que la femme a été utile dans l'Histoire de ce monde, cf. Jeanne d'Arc et Pénélope, pour qui Ulysse a parcouru le monde.
91. Gagner au grattage, voire au casino. Pas forcément des grosses sommes, mais gagner quand même. C'est rare, m'enfin !..
92. Passer une nuit blanche à refaire le monde avec une amie, et se dire au matin que finalement, la vie vaut le coup.
93. Regarder les vieux albums photos de famille et se dire qu'un jour, on racontera la même histoire à nos petits-enfants.
94. La Rochelle. Et je ne sais pas encore pourquoi, mais cette ville me plaît, et m'appelle.
95. La poésie. Et les jolis mots qui sonnent bien... Etoile étant l'un d'entre eux.
96. Le strip-poker, à condition de gagner !
97. Le shopping, et surtout, surtout, les soldes ! Vivement la fin de ces fichus exams que je puisse claquer les quelques euros qui me restent !
98. Les fêtes d'anniversaire. Et la mienne approche wooohhhoouuuuuuu. J'ai droit de boire, dis, maman, j'ai droit ?
99. Ma quasi-indépendance, après tant d'années à demander la permission de faire ceci ou cela, de sortir avec un tel ou une telle, de boire, d'aller en boîte, de... Tiens, c'est bien d'être une grande fifille et de pouvoir décider !
100. Raconter ma life. Vous l'aviez r'marqué, avouez !

Cher lecteur , tu es arrivé au bout ? BRAVO ! Je te décerne la palme du courage et te colle un gros bisou étoilé sur le front ! Comme je suis curieuse, poste-donc un message sur le forum pour me prouver ta bonne foi de lecteur anonyme !

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samedi 18 janvier 2003 à 01h06
Perdu-trouvé
Perdu :
Vieille adresse email sur un site bateau où l'on expose ses malheurs.

Trouvé :
Un email qui m'interpelle car me ramène des mois en arrière.
Bonjour,
je suis journaliste pour le magazine télévisuel "ça se discute" (France 2), je travaille à la préparation d'une émission pour le 21 novembre sur le thème : l'amour est-il plus fort que tout ? Dans ce cadre je suis à la recherche de témoignages de couples ayant une importante différence d'âge. Je pense que vous avez été ou êtes encore concernée par ce sujet. J'aimerais pouvoir parler avec vous, pourriez-vous me joindre rapidement au n° suivant : .....ou bien m'envoyer vos coordonnées par email : ...


Conclusion :
J'aurais pu
Si j'avais su
Si j'avais voulu
Passer à la télé et devenir une célébrité
Comme quoi, la vie ne tient pas à grand-chose.
Curieux. Delarue et moi. Quand j'y pense...

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samedi 18 janvier 2003 à 18h02
Du plus loin qu'il me souvienne c'est du mois de mars 1904.
Depuis toujours, je sais d'où me vient cette frénésie de l'écriture. On me le dit encore, comme au premier jour de ce monde " Tu ressembles à ton arrière-grand-père".
Quelques générations d'écart. 83 ans plus tard.
C'était un homme, ce papy-là. Né en 1900. Et je le revois, j'avais 7 ans et lui 90, et il partait acheter son pain en mobylette. On ne comprend pas la force de ces "vieux" quand on a 7 ans, on trouve ça "rigolo". Je l'écoutai me parler de l'ancien temps, et je ne comprenais pas.
Satirique, il écrivait beaucoup. Plume vive et tenace. S'en prenant surtout à un Dieu qu'il refusait. Et dire que nous l'avons enterré au cimetière, sous ordres de sa fille, ma grande-tante ( que je n'aime pas), contre ses dernières volontés..

Je viens de tomber sur son journal intime. A sa mort, en décembre 1998, je me suis faufilée en douce dans la vieille maison et j'ai récupéré deux choses : une photo de lui et ce journal. Je savais ce que ma tante en ferait : rien. Moi, je voulais garder ce journal pour me souvenir.
Ce soir, je viens de le relire. Touchée dans cette part de moi qui n'oubliera jamais le visage d'un homme qui voit mourir sa fille, ma grand-mère, puis dépérir sa femme, mon arrière-grand-mère. Touchée par cette écriture qui me parle, cette voix qui s'élève contre les murailles pour dire NON. Non à un Dieu préfabriqué, non à une nouvelle agriculture, non à la libéralisation de la femme. Idées argumentées, et alors peut importe qu'il dise que la femme doit être une épouse dévouée : c'est la conviction avec laquelle il écrivait cela qui me touche.

Pour vous, ce soir, une réflexion de lui qui me fait rire... Sourire.

"Je ne suis pas curieux mais je voudrais savoir si le Père BonDieu fit la pomme d'arrosoir, et le fit exprès en croyant que jamais plus la femme ne pourrait croquer le fruit défendu. Nos femmes d'aujourd'hui se casseraient les dents en prenant pour un fruit cette pomme de fer blanc qu'elle soit d'arrosoir, de reinette ou d'api. Je voudrais bien savoir, mais j'ai jamais compris ! "

Et pour finir, son dicton préféré.. "On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère". De Sir Diderot.
A méditer...

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samedi 18 janvier 2003 à 19h07
La mort ne surprend point le sage, il est toujours prêt à partir.
Porte ouverte sur un extrait du journal intime qui me touche le plus...

1988

La mort ne surprend point le sage, il est toujours prêt à partir.
C'est ce qui me concerne à bref délai. Je dois dire que j'ai fait une longue vie certes avec ses joies et ses peines. Devenir vieux, ce n'est pas un secret, ni un mystère, ni un miracle. C'est une certaine chance, et c'est aussi savoir se gouvener quotidiennement vu que la vie est une lutte contre la mort. Je dois dire que j'ai été un mauvais client des cabarets et des bureaux de tabac. Et me voilà avec mes 56 ans de vie commune avec celle que j'avais choisie pour être la compagne de ma vie. J'avais été séduit par cette famille de paysans, comme moi, famille nombreuse, gens honnêtes, travailleurs et honorables; une mère qui élève cinq enfants en a du mérite !!
J'avais donc épousé la quatrième qu'on appellait Léontine vu que son grand-père s'appellait Léon, et moi je l'appellais "Tinou", c'est plus facile à dire. C'était vraiment par amour que je l'avais épousée. Ce n'était pas pour son fric; je pensais que je pouvais la rendre heureuse, j'avais travaillé dur tout jeune et j'avais économisé de l'argent ce qui me permettait de penser à l'avenir en toute sérénité. Si je me suis marié, c'est parce que j'avais l'ambition d'avoir de la progéniture, et pour se faire, il faut bien s'y mettre deux ! J'aurais bien pû rester célibataire comme certains qui par laisser aller, un brin d'égoisme et une envie de tranquillité ne fondent jamais de famille. Je ne pense pas que ces gens-là que ce soient filles ou garçons ne peuvent comprendre ce que c'st vraiment la vie et surtout ce qu'ils doivent à leurs parents.
Maintenant, nous sommes à une période où le mot amour est sur toutes les lèvres de ceux qui se disent charitables, ce n'est pas toujours vrai. Il vaut mieux le faire, comme nous faisions la Tinou et moi. C'est bien en le faisant que nous avons eu deux beaux bébés qui ont fait de belles filles ; c'et bien la Tinou qui les a mises au monde et c'est bien moi qui ait mis la semence : et devant tous les tribunaux de France et de Navarre je dirai bien que ce n'est pas Dieu qui les a faites !! Et dire qu'un curé apprenait de pareilles absurdités à des gosses de 10 ans ; il aurait bien mérité un coup de pied au cul !


Cet homme mériterait bien que son journal soit publié. Une édition régionale me l'a proposée il ya quelques années. J'ai refusé. Il n'aurait pas aimé que l'on fasse du fric de sa petite vie de paysan, qu'on me permette au moins de respecter ça.

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dimanche 19 janvier 2003 à 18h03
Dimanche à l'eau
Pluie pluie pluie.
Je déteste. Comme 80% des français, non ? Je branche la radio, histoire d'avaler plus facilement mes révisions dominicales et là j'entends " Et une pensée pour les étudiants qui sont en pleine période de partiels". Naaaaaaaaaan !! J'm'en fous de leur pensée amicale musicale, moi ! J'préferais savoir sur quel sujet de dissert' je vais devoir bachoter mardi après-midi, pendant quatre heures...
Statistiquement, je dirais :
1) L'aspect tragique de Manon Lescaut ( 30%)
2) Un roman de l'amour fou (25%)
3) Un roman de moeurs (15%)
4) Le personnage fascinant de Manon (10%)
5) autres, à élucider ( 20%)

Et c'est bel et bien le petit 5 qui me pose problème. Genre, dissert' sur un sujet jamais évoqué en cours. Avec l'angoisse de la page blanche et tout ce qui s'en suit. Valà, ayet, je stresse. Quelle patate !
Chaque fois, c'est le même cinoche, la même peur devant l'inconnu. Après, on se dit qu'on a été bête de tant angoisser, mais sur le coup, là, tout de suite, je ne me sens pas du tout prête. Et dire que les résultats tomberont début février. Avec mon pot, ce sera le matin de 20 ans ! Nan, pitié pour une pauvre étoile désabusée d'avoir tant travaillé !

Rien de nouveau au sommet. Hormis ces trains qui passent et ne m'attendent pas. Un jour, je me mettrai à courir après l'un d'entre eux. Là, c'est encore trop tôt. Je ne suis pas une aventurière, contre toutes apparences.

Au fait, vous savez quoi ?
Faut que je me grouille à finir mes révisions, z'avez vu l'heure !!!
Bisous, et à pluche mes petits loups !

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dimanche 19 janvier 2003 à 23h06
Nos amants, nos amours
Parfois, quand mon incredimail fait "you've got a mail ! ", j'ai des drôles d'idées qui me traversent l'esprit.
Je me dis que c'est peut-être mon ex qui m'écrit, au bord du suicide, en pleine désespérance. L'idée me fait frémir. Mais n'est pas totalement inconcevable.
Peut-être So, ou n'importe quelle autre personne avec qui j'échange régulièrement.
Ou alors, c'est mon ex-cyber-amant qui a enfin retrouvé le chemin de ma boîte, et là, sourire sur la ville. Manque de bol, il m'écrit rarement. Et si peu. On ne trouve plus rien à se dire, après toutes ces années qui ont glissées sur nous. Il faut dire que c'est un peu compliqué, notre histoire, si tant est qu'il y ait un "notre" qui nous unisse. Je n'ai pas envie de faire son éloge, parce que malgré tout l'aveuglement dont j'ai été victime, il reste un salaud. Un salaud qui a refusé de voir alors que j'étais folle amoureuse de lui, que j'étais montée sur Paris rien que pour ses beaux yeux, que c'était la semaine de mes 18 ans et que je croyais que c'était un mec bien.
Des mois durant, il a été mon pote. Mon cyber-pote. Un jour, l'histoire dérape. On ne sait pas trop comment, on ne comprend pas ce qui nous arrive. Sans lui, il manque quelque chose. Avec lui, on se sent différente. Petit à petit, le cyber prend le pas sur la réalité. Un matin, je me suis réveillée, je l'aimais.
Rien d'autre à dire, du pur amour, du vrai sentiment. Pas juste une attirance physique, ni même une attirance mentale. Ca allait au delà de ça, aux frontières du réel, et de l'imaginable. Comme si c'était celui qui m'était destinée. On a cette conviction, et on ne sait pas ce qu'il en est pour l'autre. C'est dur, trop dur, il faut du courage, beaucoup. Le courage qu'on n'a pas forcément à 17 ans..
Il faut affronter les mots des autres, de ceux qui ne comprennent pas, mais comprendre quoi ? De ceux qui pensent que pour aimer, il faut connaître la personne "physiquement". De ceux qui vous dise que vous êtes folle. Et peut-être que je l'étais, oui. J'ai été folle de croire que notre histoire était réalisable, mais je n'ai pas été folle de l'aimer comme je l'ai aimé.
Que reste-t-il de nos amours aujourd'hui ? Du vent, mais c'est une gentille petite brise d''été que ce vent-là. J'ai pardonné son attitude d'il y a deux ans. Je ne veux pas d'autres explications à son attitude à la con. Pas envie de savoir, ni de chercher à comprendre. Je ne veux même pas que ça recommence, je tiens trop à la vraie vie pour ça. Un mail tous les mois, ça me suffit. Ca m'apaise. Je suis contente d'avoir fait le premier pas et de lui avoir envoyé un mail juste après ma rupture avec mon ex. Comme j'avais quitté mon cyber-amant pour mon ex...
Il n'empêche, il a été une belle histoire de ma vie, et ce soir, je pense à lui. A ce que j'aurais pu, ou du, faire, et que je n'ai pas fait. A cette fois où il m'a dit "Viens ! " et où je ne suis pas venue ; à cette fois où je suis venue et où il m'a dit qu'il n'avait pas le temps de boire un café avec moi...

Je suis à jour ( nan ! mais on s'donne du courage comme on peut !! ) dans mes révisions. Stress presque évacué. Etoile sauvée des eaux pour cette fois.
Ayez une petite pensée pour moi et mes exams cette semaine.. Pliiiiiise !
Bisous, et prenez soin de vous.

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samedi 25 janvier 2003 à 23h00
Si c'était à refaire
Je reprendrais la même route, les mêmes chemins boueux, les mêmes rues sombres. Je frôlerais les mêmes arbres, me glisserais dans les mêmes arbustes, goûterais les mêmes peaux.
J'hésiterais encore au détour de la même route, pour m'y engager encore, et me cogner encore contre ce coin de mur.
M'en fous, tu sais. On a qu'une vie, et j'ai décidé de choisir la mienne. N'en déplaise à ces corps qui me frôlent et ne s'arrêtent pas.

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dimanche 26 janvier 2003 à 00h01
Updates etc.
Bilan d'une semaine infiniment longue et désespérante...

Lundi : 'Suis arrivée à la bourre à mon partiel. Deux heures de réflexion sur l'amour, c'était bien ce qu'il me fallait, tiens ! L'amour permet de se connaître dans la profondeur de son âme, ou quelque chose comme ça. Oui, admettons. Faudrait-il encore se souvenir du goût qu'a l'amour. J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien...
Du coup, moral à zéro. Je passe chez V. avec C. boire le café, histoire de po-si-ti-ver ! Papotage jusqu'à tard dans la soirée, on s'est raconté nos trucs de nanas, et toutes nos histoires d'amour qui tombent à l'eau. Avec C., on a abordé la théorie de l'impossiblité de rencontrer quelqu'un quand on a 20 ans et que tous les gars de notre entourage sont casés. Pas de désespérance, sauf que le temps est long, parfois. Et qu'on a plus cinq ans, qu'il faut arrêter de rêver de temps en temps.

Mardi : Journée à chier. 'Suis désolée, mais je ne vois décidément pas d'autre définition. Levée à l'aube pour un partiel moyennement réussi dans la matinée ( ancien français... Pouah.. Ou l'horreur grammaticalisée) . Puis je me colle le nez dans mes fiches en attendant la ô combien terrifique épreuve de dissert' à 14h. Du coup, je m'endors et je me réveille à la bourre, juste le temps d'avaler un truc vite fait et d'appeller Auré pour qu'elle passe me chercher.
Dissert' horrible. Pire que j'avais imaginé. Sur le mensonge. Moi pas connaître ça m'dame, moi être pas menteuse pour un sou. C'est vraiment ô juste de me faire disserter sur l'mensonge.
Soirée naze, on va pas revenir là-dessus. Avec déception, mais c'est pas grave, mon coeur est une forteresse imprenable. Du coup, j'ai téléphoné à M. et on a passé la soirée à ricaner et à parler chiffons.

Mercredi : Je me souviens plus... Ah, si ! Une méga tarte au partiel de littérature comparée. Quatre heures devant une feuille vierge à m'interroger sur le sens de l'épopée homérique. A en devenir aveugle. Bref, passons.

Jeudi : le vide, avec une grasse matinée bien méritée. J'ai passé le reste de la journée à réviser et à comater devant Dawson. Suis sortie me promener, le temps d'aller poster une lettre, histoire de voir du monde et de prendre l'air. Au retour, je croise mon gentil voisin :
- Euh... Salut !
Il va pas me taper la bise quand même ? Pas si vite ! Nan, il ne le fera pas. Mais il sourit, c'est déjà ça !
- Salut !
- Ca va ?
Question à deux balles. Toutes mes félicitations pour ce dialogue très profond, mademoiselle Etoile !
- Ben... ( il hésite. Il m'fait peur à me regarder comme ça ! Il est beau en fin de compte. Crétin, mais beau )
Ouais, ça va.
S'en suit trois minutes trente de discussion sur les exams (en gros, je lui raconte ma vie) et sur le froid (sic !). Pitiful but... Un homme reste un homme, digne de son nom en toutes circonstances.
La prochaine fois, je lui collerai une bise sur la joue gauche.

Vendredi : Réveil à 6h30 pour bosser. My God, j'dois être un peu allumée ! Mais, comme tout travail mérite salaire, j'ai superbement réussi mon ultime partiel de la saison. Alleluia, et gloire à moi, j'aurai peut-être mon semestre en fin de compte... Nous verrons ça en février, mais je suis optimiste quand même.
A 18h, départ pour une soirée de folie, et une nuit de folie. Tournée des bars, etc. Mais je vous raconterai ça demain, si vous le voulez bien...

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dimanche 26 janvier 2003 à 00h02
Dans mon shopping bag ..
'Suis passée à la librairie ce soir. Paradis, quand tu nous tiens..
J'ai découvert des petits folios à 2 euros, avec quelques titres intéressants. Notamment un, s'intitulant " Leurs yeux se rencontrèreent..", anthologie des plus belles premières rencontres de la littérature. C'est mignon comme tout, et ça me donne bon espoir.
Magnifique idée du metteur en page... Les dernières pages sont vierges, avec juste des lignes faites de petits points. Titre de la section "Et vous ?". Mignon, allons voir si la rose.. Mignon, laisse-moi rencontrer mon prince et après, je te raconterai notre histoire du bout des lèvres.

Autres livres touchés, ouverts, respirés puis achetés..
La vie est ailleurs - Kundera. Je suis fan...
Jeux de maux - David Lodge. A tester..
Une rose pour Emily - W.Faulkner. Ch'suis fan aussi..
Terre des hommes et Courrier sud - Saint Ex. Déjà lu, mais j'avais envie de les relire alors j'achète.
Le seigneur des anneaux - Tolkien. Je me lance..
Je vous aime - recueil des plus lettres d'amour . C'est bien ce qu'il me faut là, dans l'immédiat.

Ca sent bon, un livre neuf. Ca sent bon comme l'annonce d'un jour nouveau, plus brillant et plus gai..

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dimanche 26 janvier 2003 à 00h06
"Cher écran"...
Le moi électronique
Philippe Lejeune.

Internet : en octobre 2000, je publie aux Editions du Seuil, Paris, un gros livre qui porte ce titre. Comment en suis-je arrivé là ? Il y a deux ans, rien de ce livre n'existait. Ça a commencé au printemps 1998. Je venais de publier en même temps deux livres (Les Brouillons de soi et Pour l'autobiographie), et j'avais un terrible sentiment de vide. Dans ces cas-là, pour être gentils, au lieu de vous parler de ce que vous venez de publier (pas le temps de le lire !), les gens vous interrogent sur vos projets : « Et qu'est-ce que vous nous préparez de beau ? ». C'est énervant... Il faut s'inventer des projets qu'on n'a pas. Je répondais alors que mon prochain livre s'appellerait La vie est un songe. Il expliquerait ma peur de la fiction. Il dirait pourquoi je ne crois pas à l'autobiographie (au singulier). Il me montrerait tressant, au coeur du songe de ma vie, un nid d'écriture au présent. Au fond... c'est un beau projet ! Mais peut-être pas pour maintenant...
Une recherche, c'est à moitié imprévisible. On a différentes casseroles sur le feu. Des pistes, des amorces. L'horreur, c'est de refaire ce qu'on a soi-même déjà fait. Ou de faire ce que dix autres font. Fuir la répétition, fuir la compétition. Se trouver un petit endroit nouveau, où personne n'est jamais allé. Faire sa petite cuisine bien tranquille tout seul. Après, on ouvrira la porte, on laissera les autres entrer, et on partira.
Bien sûr on ne va pas n'importe où. Il faut du désir. Il faut de la partialité. Etre engagé, donc injuste. Avoir quelque chose à prouver, ou à défendre. L'honnêteté du chercheur, ce n'est pas la neutralité, c'est la transparence. Montrer ses hypothèses et travailler contre ses préjugés...
Mais une recherche, c'est aussi à moitié prévisible. Je vais vous décrire « Cher écran.. », et vous allez me reconnaître (si vous me connaissez).
La première partie du livre présente une enquête : « utilisez-vous l'ordinateur pour tenir votre journal personnel ? ». J'ai posé la question par voie de presse au printemps 1998. Exactement comme je l'avais fait dix ans avant (Le Magazine littéraire, avril 198cool.gif en demandant alors, plus généralement, pourquoi et comment on tenait son journal. De ma première enquête était sorti le livre « Cher cahier... » (Gallimard, 1990), auquel le titre du nouveau livre fait écho. Pourquoi avoir recommencé ? Parce que ma propre pratique a changé : depuis 1991, je tiens mes journaux sur ordinateur, et ça a bouleversé ma manière d'écrire. Mais surtout parce que ce décalage crée un nouveau dispositif d'observation. En sciences exactes, on monte des « manips » pour faire varier les paramètres des phénomènes étudiés. En sciences humaines, on ne peut pas « manipuler », aussi faut-il guetter les variations qui s'offrent naturellement (c';est-à-dire historiquement). Le journal sur ordinateur arrache le journal sur cahier à son... innocence. Il n'y a rien de « naturel » à écrire pour soi sur un cahier ! C'est même bizarre ! A travers la variante « ordinateur », mon enquête interroge la pratique du journal en général : le rapport à la trace et au destinataire. J'étais parti avec un but un peu polémique (défendre ma pratique contre ceux qui la trouvaient « artificielle »), mais le travail sur les 66 réponses reçues m'a fait revenir à une analyse générale.
Et puis, en dix ans, on évolue... Quand j'ai publié « Cher cahier... », j'étais timide. J'avais choisi d'être « objectif » : ne pas analyser les témoignages (je les publiais bruts, avec seulement une analyse de contenu sous forme d'index), et taire ma propre expérience. Cette abstention avait choqué certains de mes « témoins » : c'était peu convivial, de me tenir ainsi à l'écart. Une des conséquences de la publication de « Cher cahier... » a été, en 1992, la création de l'Association pour l'autobiographie. J'ai appris, à lAPA, à être ce que je suis : « comme tout le monde ». Alors dans « Cher écran... », je commence bille en tête par mon témoignage, et je n'hésite plus à faire une synthèse.
La seconde partie du livre a été pour moi une surprise complète. Elle le sera sans doute pour bien des lecteurs. J'y suis allé comme un chien qu'on fouette. Mon amie Catherine Bogaert, après avoir lu ma première enquête, m'a fait remarquer que c'était curieux que « Cher écran... » ne parle pas d'Internet. Des journaux intimes sur Internet, était-ce possible ? En 1997 une journaliste de Libération, Emmanuelle Peyret, m'avait fait participer à une enquête sur ce sujet. Ça m'avait confirmé dans mes préjugés : autocensure et bavardage, sans grand intérêt. Dans l'exposition Un journal à soi (Bibliothèque municipale de Lyon et APA, 1997), Catherine et moi avions réservé une place dérisoire au phénomène, juste un strapontin.
Il est vrai qu'en 1997, il y avait qu'une poignée de journaux francophones en ligne. Tout change si vite ! Savez-vous qu'en six mois, entre novembre 1999 et mai 2000, leur nombre est passé de 68 à 120 ? Toujours est-il que j'ai suivi le conseil de Catherine. Le 4 octobre 1999, je me suis collé à mon écran et... L'histoire, vous pourrez la suivre en lisant, dans le livre, mon journal à moi ! Comme pour les journaux de jeunes filles (Le Moi des demoiselles, 1993), j'ai tenu un « journal de terrain », je devrais dire un « journal d'écran ». Il n'y a aucune synthèse, mais l'histoire d'une aventure intellectuelle et affective. Certes, je ne me suis pas converti au point de tenir un journal en ligne et ma conversion n'est pas complète, j'ai parfois mes doutes, mes lassitudes, c'est normal. Mais du 4 octobre 1999 au 4 mai 2000, j'ai vraiment rencontré des personnes. Sur l'écran, jour après jour, en direct, j'ai suivi le monologue intérieur de jeunes adultes (ils ont en général entre 20 et 35 ans). C'était la première fois que ma lecture d'un journal était synchrone de son écriture.
Vous lirez donc en extraits, dans mon livre, une dizaine de « cyberdiaristes », mais deux surtout, pour lesquels j'ai eu le coup de foudre, Mongolo (un jeune français thésard en informatique) et Isabelle (une jeune québécoise). Oui, ils cachent à moitié leur identité. Mais c'est ça, justement, le dispositif d'Internet, qui permet de combiner intimité et publication. Et cette « manip » donne des aperçus nouveaux sur l'ensemble de la littérature personnelle. Nous n'existons qu'en relation avec les autres. L'intime n'existe pas en soi, il est toujours intériorisation. Ce retour vers autrui que fait le cyberdiariste en indiquant son adresse électronique, ce n'est pas une trahison des secrets du moi, mais l'accomplissement de son souhait le plus profond, l'accès à un alter ego, une synthèse du journal et de la correspondance. Et Internet est spécialement bien adapté au journal intime : textes brefs, lecture quotidienne, images et photos...
Enfin, je simplifie... tout n'est pas si idyllique... mais rien n'est figé. Mon journal décrit Internet en mouvement... Comme c'est un média sans mémoire, j'ai dressé un inventaire complet des journaux francophones en ligne au 4 novembre 1999, pour que dans cinq ou dix ans, on puisse comparer.

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dimanche 26 janvier 2003 à 17h06
Je te vends mon âme
Cherchez pô le lien entre l'intitulé et le produit... Y'en a pas, ou si peu. Je te vends mon âme est une chanson de Kyo.. Me suis offert l'album hier, surprise, y font que parler d'amour là d'dans ! smile.gif Mais les textes sont jolis, alors forcément, je me repasse l'album en boucle depuis midi. Ecouté Carla Bruni aussi. Magnifique, avec Louis Bertignac à la guitare. J'aime bien sa voix, éraflée, et son écriture à vif. Je devrais me mettre à composer moi. Z'en dites quoi ? J'ai le talent, et je connais depuis peu une chanteuse à qui mes textes colleraient bien. Une fille sublime, bien dans sa tête, rencontrée vendredi soir.

J'en arrive donc à ma soirée de vendredi. 'tain de soirée !
En sortant du partiel, Auré m'a déposée chez moi pour que je me fasse jolie. Faut bien, même si j'ai potentiellement peu de chance de trouver mon prince dans une boîte de nuit... Deux heures de préparation. Non, j'exagère. J'ai surtout fait une sieste, c'est l'effet Dawson ça, et je me suis réveillée une demi-heure avant l'heure où je devais retrouver Auré. C'est pas croyable d'être organisée comme ça ! Du coup, douchée, habillée, maquillée en quinze minutes, record à battre.
A 19h30, Auré passe donc me chercher. Je lui annonce que j'suis à la bourre, ça va devenir une habitude, une mauvaise habitude ! Polémique dans la voiture, sur qu'est-ce-qu'on va manger et où ?
J'ai envie d'une pizza moi. Une trois fromages, ma fétiche. On se décidé finalement pour la Bibliothèque, comme on avait convenu au départ. J'adore cet endroit, forcément. J'aime bien les serveurs aussi, mais le gentil de la dernière fois brillait par son absence. En échange, on a eu droit au débutant qui faisait des commentaires sur nos plats et glissait presque son nez dans notre assiette.
Je disais donc : j'adore ce restau. Intime, et les murs sont remplis d'immenses étagères remplis dee vieux livres. Le genre d'endroit où j'aimerai vivre, tapie entre les vieilles éditions de la comtesse de Ségur et le Chat Botté. Et puis tiens, ils font des bonnes pizzas, ce qui ne gêche rien à l'affaire. Et ils dosent bien leurs cocktails, notamment leur gin orange ! Ca vous laisse un goût de reviens-y...

Du coup, on a fini de manger super tôt, à 21h30 je crois. Gloutonnes que nous sommes ! Calcul sur où aller boire un verre, en attendant que je me rende chez Chris vers 22h30. Finalement, après de moultes péripéties, on décide d'aller chez elle et de médire sur la gente masculine en bonnes vieilles célibataires.

A 22h30, Auré me dépose chez Chris et rentre se coucher. Elle bosse à 4h du mat', elle ! Chez Chris, je rencontre S., la chérie d'un collègue de Chris. S. est donc la chanteuse dont je vous parlais tout à l'heure. Trop rigolote. Ca a bien collé entre nous, et voilà qu'elle m'annonce qu'elle connaît MON chéri, Gérald (De Palmas), qu'elle lui tape la bise et qu'elle a accès aux coulisses ! My God!! Ca, ça me tue, je vais garder son number phone quelque part, histoire de !
Chris profite de notre discussion pour se faire jolie. Entre temps, je manque de la tuer pour une réflexion blessante qu'elle me balance à la gueule. Concernant mon ex et " les mecs de 40 ans qui profitent des jeunettes".Le genre de réflexion entendue mille fois, dépassée mille fois. Mais dans sa bouche, ça m'horripile, ça me pétrifie, et ça ne me fait pas rire du tout. Une pointe de jalousie.. De cette histoire que j'ai vécu et qu'elle, non. De cet amour brûlant dont elle ignore tout, jusqu'à la force qui nous unit à l'autre même après la séparation, même après les larmes. De ce qui fait que l'autre restera toujours un peu en nous. Je manque de m'énerver, je réagis au quart de tour. Je zappe la conversation, pas envie du tout de me prendre la tête avec quelqu'un ce soir. N'empêche.. Elle abuse.
Direction le Cariocca, où on doit rejoindre un collègue à elle et la soeur du collègue, soeur qui justement porte le même prénom que moi. Y'a des gentils jeunes hommes là-bas, z'aime beaucoup ! Le collègue de Chris me plait, non dans le sens séduction mais dans le sens affectif, c'est un gentil garçon, quoi. Un piti jeune de 18 ans, made in déconnade.

Minuit et quelques despés plus tard, on rejoint sur un pont le chéri de S. et d'autres amis à lui. Des hommes, des vrais, rien que pour nous ! L'affaire est trop belle ! On réfléchit pendant un quart d'heure sur notre trottoir avant de se décider pour aller boire un coup au Nelson et faire un billard là-bas. Endroit sympa, again. Je découvre Limoges by night, il serait temps ! Je découvre les six gentils garçons qui nous accompagnent aussi. Chris me souffle à l'oreille que l'un lui plaît. C'est vrai qu'il est sympa, dans son genre. Trop petit pour moi, je sélectionne désormais.

A deux heures et des poussières, on se décide enfin à aller bouger nos corps sur une piste de danse. Les garçons veulent aller à l'Antarès. C'est contraire à nos plans, mais ils sont convaincants et nous, on a envie d'être avec des hommes, juste une fois. On pose deux de ces garçons au Majesty et on parle à l'Antarès.

Un vendredi soir.. La mort. Le désert. C'est gratuit notez, alors on est plutôt satisfaites nous ! Nous seuls sur la piste, remarquez, on était à l'aise. Et puis on s'est quand même franchement marré ! Gloire au DJ, version JeanEdouard du Loft, en moins dégourdi, avec la mention PLAYBOY sur le tee-shirt. A peine 16 ans, il rougit quand on le regarde. Faut dire qu'on se fout un peu de lui aussi. Le pôovre.
Chris danse un zouk avec le petit brun qui lui plaît. J'inspecte. Le beau qui me plaisait est parti s'allonger sur une banquette et dort confortablement. C'est la bière ça, mes p'tites dames. Je crève d'envie d'aller le réveiller, mais "ça ne se fait pas". Tant pis, on va pas se gâcher la vie pour un homme qui sait à peine votre prénom. Nempêche, Chris va demander à son collègue le number phone de son gentil gars, et celui du dormeur pour moi. J'mets une option dessus, au cas où on ressortirait sur Limoges très prochainement.

A 5h, on se sépare. Le DJ ne balance sa musique que pour nous, et il a l'air franchement contrarié. Quitte à enfiler sa doudoune pour qu'on dégage plus vite ! Il fait un froid mortel sur le parking, alors on se frôle vite fait, le temps de se faire la bise. J'tente même pas le dérapage avec l'endormi à peine réveillé. Je le connais à peine, et je n'ai pas bu assez pour prétendre être saoûle. On remettra ça, disent-ils. Une promesse est une promesse...

La vie est belle. Les oiseaux chantent même sous la pluie. L'homme a peur de la femme trop aventureuse, même quand elle n'agit que par pure gentillesse, sans mauvaises intentions. C'est ainsi au XXIè siècle. La femme ose, l'homme dispose. Ou ne dispose pas, c'est selon.
Mais la roue tourne, un autre disposera, bon gré mal gré.

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lundi 27 janvier 2003 à 23h03
J'avance et toi tu recules.
"De ces mots qu'il suffirait de dire pour changer la face du monde et rompre la glace. De ce message que je pourrais laisser sur ton répondeur, juste parce que ce soir, j'aurais envie de te dire certaines choses. De ce pas en avant que je pourrais faire, et que je ne ferai pas. "

Vieux souvenir retrouvé dans ma boite en carton sous le lit, entre les photos de terminale et les mots des copines. Il s'appellait Nicolas. Même que je n'arrive pas à lui mettre de pseudo, à lui. Tant pis. Si tu me reconnais Nico, fais-moi signe !
J'étais un peu amoureuse. Ou disons qu'il me plaisait énormément. Physiquement, il avait un quelque chose très léger du "bad boy", du mauvais garçon, et comme tout mauvais garçon, il était expert dans le brisage de coeur. On trainait tous ensemble, lui, moi, nos amis communs. J'ai toujours voulu lui faire comprendre qu'il me plaisait, et le bon moment ne sait jamais présenté. J'ai appris à le connaître, séducteur, infidèle, grand coeur pourtant.
Un jour, il est sorti avec une de mes meilleures amies, qui elle, n'était pas au courant que Nico me plaisait. Ils ne s'aimaient pas, mais peu importe, ils étaient ensemble quand même. Alors je me suis écrasée. Et l'année s'est fini, et on a eu notre bac, et on s'est sauté dans les bras en hurlant, et on est parti chacun de son côté.

Bilan de mes amours. Désastreuses. De la facilité que j'avais à m'attacher aux gens, avant de vivre ma grande histoire d'amour. De toutes les fois où je me suis mangée des murs, à croire qu'à 15-16 ans on peut tout attendre de quelqu'un. De tous ces jours où j'ai pleuré pour des hommes qui n'en valaient pas la peine. On se dit que plus tard, ce sera différent. Il le faudrait, effectivement. Tentative de se construire une carapace. De se montrer forte même quand quelqu'un vous déçoit, vous blesse.
Et puis, se récréer une vie. Dans d'autres hémisphères. Réapprendre à faire confiance, en douceur.
Faut que je m'en persuade... Tous les hommes ne sont pas des lâches.

Bonne nuit mes petits loups,
*Etoile*

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mardi 28 janvier 2003 à 21h02
Ô Internet, quand tu nous tiens...
Reçu ce matin mon relevé de compte. J'ouvre toujours l'enveloppe en premier, vu que j'ai un chouilla peur des bonnes surprises version Crédit Agricole. Ben là, pour une fois, on m'a pas loupée.
Pan, pan ! Fusillée dans le dos par M.Wanadoo qui, lui, tire décidément plus vite que son ombre ! Je découvre que ces monsieurs m'ont prélevé 130 euros ( 130 euros !!! ) au 15 décembre. Comble de l'erreur, je ne paye habituellement pas par carte mais par chèque ! Cherchez l'erreur...
Après un 1/4 d'heure de gros stress & la consultation du wanadoo.fr, je ne comprends toujours pas. Alors je prends une grosse bouffée d'oxygène et j'appelle le service clients.
S'il y a bien un truc que je déteste, c'est les services clients " Wanadoo Bonjour, ne quittez pas ! ". J'quitte pas, mais rendez moi mon pognon, merde ! J'suis qu'une pauvre étudiante qui a même pas droit aux bourses moi ! We can be hero, just for one day me chante leur répondeur à deux balles. Héros en escroquerie devraient-ils rajouter.. Déjà qu'ils nous tarifent super cher le hors-forfait ! Et leur service cilent n'est même pas un numéro vert.. mais bien un bleu, à 0.15 centimes la minute. Groumph. Rien que de revenir sur cette épisode encore frais, je sens que ça bout à l'intérieur... lol
Toujours est-il que cinq minutes de répondeur plus tard, on me passe une hôtesse à l'accent fortement étranger, type grec.
- Bonjour, je peux vous renseigner ?
(Ben oui, j'ai quand même pas appellé rien que pour ta belle voix! )
- Votre numéro de compte ?
- 1250...
- Vous dites ? 251360..??
- Euh, non, pas tellement : 1250...
- Ah oui, Patricia Durand .
- Euh... Non : 1250..
Cinq minutes plus tard :
- Alors mademoiselle M.. Comment puis-je vous venir en aide ?
Sa voix me stresse, on dirait qu'elle bouffe du malabar ou un truc comme ça. Je lui explique brièvement le problème. Qui dit brièvement dit...
- Pardon, vous pouvez reprendre depuis le début, j'ai pas compris...
Je craque. Je l'insulte. Ou plutôt, j'insulte " la bande de cons qui travaille pour ce Wanadoo de merde". Mhh. Je me dit que c'est probablement une gentille fille dans la vie, qu'elle vit dans un HLM avec ses six mômes mais quand même.. Elle bosse chez Wana, flûte, faut qu'elle assume !
Au bout de cinq autres minutes, elle trouve tout de même l'explication de mes "ennuis" comme elle dit. 130 euros, un ennui, mais bien sûr... Pour faire vite, disons que j'ai eu 2 abonnements de 2001 à septembre 2002. En septembre, j'ai résillié d'abord par téléphone ( à ce même service clients..) puis par courrier l'un de ces abonnements, lequel était donc habituellement prélevé par carte. Mi-septembre, courrier de wanadoo me confirmant la résilliation dès début octobre. J'ai donc viré code et mot de passe de mon ordi et n'est plus utilisé ce compte depuis le 30/09.
Or, m'explique la pouffe au bout du fil : Wanadoo ne m'avait pas envoyé de mail. Le courrier de confirmation ne confirme rien, c'est le mail qui confirme tout (sic).
- Avez-vous reçu ce mail ?
- Ben, c'est à dire que, voyez-vous, je reçois en moyene 300 mails par semaine alors ceux de Wanadoo !
- Concentrez-vous..
De toute façon, ça ne change rien. Pour ma part, un courrier EST un courrier, fallait pas l'envoyer si l'abonnement n'était pas résilié ! Ben la dame, elle est pas d'accord. Elle me reproche même de ne pas avoir reessayer de me connecter en octobre sur le fortait prétendument résilié.
Je gueule que je veux et z'exige le remboursement. Surtout que Wanadoo, au lieu de me prélèver 20 euros et quelques en octobre, puis la même somme en novembre etc. m'a prélevée les 6 mois ( de septembre à février !) à la fois !! Et bien sûr, c'est moi gentille cliente qui aurait du me rendre compte de l'erreur, mais où on va là.. ??
A force de m'entendrez gueuler que je veux mes sous, elle me passe le service "réclamations".
Après dix minutes de "tulululutt, ne quittez pas. Un conseiller Wanadoo va prendre votre appel ", un jeune homme à la voix fort charmante me répond. Je reprends ma voix douce, me calme, et lui demande si sa collègue l'a mis au courant de la situation.
- Non.
- Bravo le suivi ... Mon numéro de client est le.... et voilà ce qui m'arrive...
Comphréensif, le jeune homme. Il me confirme qu'effectivement, aucune connexion n'a été enregistrée sur ce compte depuis fin septembre, niet, que dalle, pas la moindre minute. Il me confirme égalément que l'erreur vient d'eux : pas de mail de confirmation d'une part, et pas de prélevement avant décembre et donc impossibilité pour moi de comprendre l'arnaque. Il finit par me proposer le remboursement.. sous HUIT semaines ! Faut pas être pressée pour revoir la couleur de son blé !!

Bilan, une heure de communication. Soit 9 euros. Neuf euros qui eux, ne me seront jamais remboursés, tout comme ma montée de tension d'ailleurs...
'tain, y ont de la chance que dans mon profond Périgord je ne puisse pas être raccordée à l'adsl !

Wanadoo c'est tabou on en viendra tous à bout. Groumphhhhh.

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mercredi 29 janvier 2003 à 15h08
Pourquoi.
Pourquoi. Je sais pas trop. Je m'échappe.
J'ai retrouvé mes vieux brouillons qui me tenaient lieu de journaux intimes. Difficile de se retrouver à travers des mots qui sonnent creux, mais j'avais treize ans vous comprenez, et l'adolescence ne m'a pas gâtée. Pas gâchée non plus, puisque j'en suis là, mais les histoires de ce temps me laissent un goût amer.
Quel jour tu as commencé à vivre Jess ? Le matin où tu as croisé son regard à une table de resto, ou bien ça remonte à plus loin ? Difficile de se re-projeter dans tout ce fouillis, et c'est probablement pour ça que Chris dit que j'ai changé.
Non mais elle s'attendait à quoi ? Que je reste la gentille jeune fille qu'on ne remarque pas, celle qui ne parle pas ? La gentillesse, ça me bouffe trop. Je suis pas une garce, mais pas une gentille fille non plus. Moi aussi je me plante, et même souvent. Même en amour, que veux-tu. Mais je suis contente de ce que je suis arrivée à faire de ma vie, et qu'est-ce qu'elle peut y comprendre elle ? Quand on s'est connu, j'étais déjà différente. Passe-partout et passe-temps à la fois. Elle m'a pris avec mes défauts aussi, c'est un peu ça l'amitié finalement. Et elle voudrait que j'admette une idée bien à elle, que je suis toujours la même. Pas vrai, pas vrai. Ce qui ne nous tue pas nous rend fort... Et forcément différent. Et si ce passé de merde faisait ma force, qu'est-ce qu'elle peut y changer elle ? Elle ne me rendra pas mes quinze ans. De toute façon, je n'en veux pas. Je ne veux pas de ce reflet que me renvoyait les miroirs et les gens que j'aimais.
Je suis contente. La relation que j'ai avec mes parents évolue. Il reste des silences et des choses qu'on ne dit pas, des prénoms qu'on ne prononce pas et des tendresses que l'on ne se donne pas. Mais je sens que quelque part, eux comprennent, même s'ils ignorent tous les combats menés pour en arriver jusque-là.
Chris, faut pas que tu me détestes mais.. Il serait peut-être temps de grandir ma belle. De trouver un homme et de faire ta vie. C'est trop facile de me jeter tes amertudes au visage, tes phrases à la con sur les hommes. J'ai peut-être que 20 ans, tu te sens supérieure parce que tu en as deux de plus et alors ? Tu sais d'où elle vient la différence ? De l'importance que l'on accorde à l'amour... Et aux gens qu'on a aimé.

Ce n'est pas parce que je ne l'aime plus ou qu'il ne m'aime plus ou que nous nous sommes mal aimés que je vais lui casser du sucre du dos.

J'ai raconté à Chris, pour le journal intime pas si intime que ça. Du peu de personnes à qui j'en ai parlé, elle est la seule à avoir réagi assez négativement. C'est peut-être de déballage affectif, on est d'accord. Mais ça me regarde, non ? Je dispose de ma vie comme bon me semble, maintenant. J'ai droit de cracher mes haines et de faire l'apologie de mes amours, oui, j'ai droit. J'ai droit d'être un peu exhibitionniste, même si je déteste cet adjectif. Et vous avez le droit d'être spectateur. Le jour où ça me saoûlera tout ça, je rendrai les armes. Pour l'instant, je suis heureuse. Putain elle doit avoir du mal à comprendre le sens de cet adjectif, décidément.
A croire que le bonheur des uns fait le malheur des autres. Sauf que l'autre, c'est ma meilleure amie, et là, les boules.

Pardon Chris. Tu veux pas qu'on parle de toi, je sais. Moi je voudrais que tu laisses mon passé de côté. Son prénom, tu n'as même pas le droit de le prononcer. C'est à moi tout ça, cette histoire, ces douleurs et ces moments de joie, ces tendresses et ses éclats de rire. A moi, tu comprends ? A moi. Et je ne te laisserai pas gâcher ça.

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mercredi 29 janvier 2003 à 22h04
Quelqu'un m'a dit...
Je me suis un chouilla fâchée après Chris taleur. Zut, je suis une pas gentille. Pas bien. Mais je le referai si le besoin s'en fait sentir. Faut pas déconner non plus, amie ou pas, y'a des trucs qu'on ne dit pas. Point.

Y'avait ma petite Carla tout à l'heure à top of the pops. J'ai zappé et je suis tombée sur son visage d'ange, ça m'a redonnée le sourire, tiens. Je crois que si j'aimais les filles ( j'ai dit "si", hein ! Tss tss.. Allez pas vous imaginer des trucs !) , je voudrais que mon amoureuse lui ressemble. Qu'elle ait ses grands yeux bleu gris, et qu'elle sache écrire comme ça, et qu'elle ait cette petite voix éraflée, et qu'elle sache gratter sa guitare aussi. Finalement, je me dis que j'aurais pû lui écrire ses chansons, ses textes on dirait de l'"Etoile", ni plus ni moins. C'est peut-être pour ça qu'elle me touche. Je vais d'ailleurs mettre les paroles d'une chanson de l'album pour ma petite So, sur mon forum.. J'ai pensé à toi quand je l'ai entendu, le titre c'est "Raphaël".. Lol. Désolée ! Mais la chanson est jolie.

Là j'écoute un de mes cds fétiches, la B.O d'Amélie Poulain. Je suis du genre un peu "addicted" (accro, en français) : quand j'aime un truc, j'aime à fond. C'est comme une romance sans paroles ce petit cd là. Qui interpelle notre part d'enfance... Bref, je vous le conseille.

A propos d'enfance, je vais samedi au loto organisé par l'école de mon village. Je suis contente, d'autant plus quil est possible qu'on me propose d'accompagner les enfants lors de leur séjour découverte dans les Pyrénées ce printemps. Je lâcherai volontiers mes cours pour quelques jours, histoire d'être avec des enfants. J'ai passé une semaine de stage avec eux en Septembre, et j'ai adoré. J'ai suivi les CM1/CM2 et leur instit', assise au fond de la classe. J'ai écouté, regardé, contemplé parfois. Je suis un peu retournée en enfance, tout en devenant un peu leur grande soeur pendant les récrés et le substitut de leur instituteur pendant certains cours. Le tout avec ravissement. Le dernier jour, ils m'ont offert un diplôme fait par leurs petites mains, " stage réussi" et ils m'ont dit qu'ils aimeraient que leurs enfants m'aient comme institutrice. Euhhhh je fais si jeune que ça ? smile.gif) Depuis, ces gamins me sautent au cou quand ils me croisent dans la rue. Aucun d'entre eux n'a oublié mon prénom. Pour eux, je suis " la fille qui va à l'université".. C'est mignon tout ça.
Et Samedi soir donc, je vais revoir toute "ma" classe, et coller des bisous sur chaque joue. Je suis contente. J'ai loupé leur spectacle de Noël à cause de mes examens, et ma petite voisine m'a dit " Ohh, on était triste de voir que tu n'étais pas là". C'est vrai, et je l'étais de ne pas avoir tenu ma promesse. Alors là, pas question que je loupe la soirée ! En plus y'a un lecteur de DVD à gagner, ça me serait utile et ça sonnerait comme un cadeau d'anniversaire finalement. Hein ! Avec la chance que j'ai en amour, je peux bien gagner au jeu !
Et puis.. J'aime bien les lotos. On voit des gens du village, souvent les mêmes. Peu de jeunes, puisqu'ils sont tous partis. Mais des gens chaleureux, des gens d'ici, qui ont connu mes arrière-grands-parents et mes grands-parents. Et puis il y aura mes cousines avec nous. Elles sont extras, mes cousines, et surtout, elles viennent de Russie. Oui, oui ! Ma petite cousine a 17 ans, elle est belle comme un coeur, avec des yeux légérement bridés et des cheveux blonds. Elle parle un français parfait, sans une pointe d'accent et sans une faute d'orthographe. Exceptionnel ! Son amoureux est un très gentil garçon. Qui a des gentils amis avec qui j'ai traîné un peu cet été. Et la maman de ma petite cousine est couturière, elle a un vrai don, et un sacré caractère aussi. Elle est venue de Russie il y a neuf ans, avec sa fille, pour épouser mon cousin, veuf d'un premier mariage, et éléver la fille de mon cousin qui a le même âge que moi. Mais elle, je n'ai plus de nouvelles. Elle s'est tirée de chez elle, pour un mec dont elle est l'esclave. Bref..

Valà, le CD d'Amélie se termine et moi, je vais... Valser.A plus mes p'tits loups.

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jeudi 30 janvier 2003 à 14h02
Excessive ?
Y'a Carla qui me chante dans l'oreille qu'elle est excessive. Ben ça tombe plutôt bien , moi aussi.

Excessive en amour. Bon, ça s'explique.
En amitié. J'admets. Je suis même exigeante, parfois.
En écrits. De la prolifération du "je" étoilesque. M'en fous, z'avez qu'à pas lire.
Dans mes opinions. Pas extrémiste, mais j'ai des convictions sur plein de choses tellement que ça saoûle mes parents. Sauf sur la politique, où je suis convaincue de la connerie de tous ces gens-là qu'ils soient de gauche ou de droite.
Dans mes mots. Je suis un peu vive dès fois, et j'abuse du superlatif.
Dans mes passions. Quitte à aimer faire quelque chose autant l'aimer à fond.
Dans mes heures passées sur Internet. J'suis sur l'banc des accusés, mais j'aime ça messieurs les jurés !
Dans mes lectures. J'aime. Alors !
Dans l'écoute de Carla Bruni. Je veux apprendre tous ces textes par coeur pour les réciter à mes petits-enfants. Naaaa !

Je suis excessive
J'aime quand ça désaxe
Quand tout s'accèlère
Moi je reste relax

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jeudi 30 janvier 2003 à 23h00
La neige.. émoi.
Je fais donc partie des 3% de français qui trouvent que la neige c'est magnifique, superbe, fantastique, extracalifragilis comme dirait Mary Poppins. Constat amer. Il fait un temps superbe et les gens font la gueule. C'est typiquement français ça. Comment font-ils dans les pays froids, hein ? D'accord, ils sont équipés comme nous le rappelle TF1 mais quand même...
C'est beau la neige. Une fois, je me suis arrêtée sur une bande d'arrêt d'urgence, savez-vous pourquoi ? Pour contempler un magnifique arc-en-ciel qui se levait après deux heures de pluie battante. Oh je ne me suis pas arrêtée longtemps, juste deux minutes. Je me suis appuyée sur le capot et... On m'a klaxonnée. Comme si j'étais folle, bonne à interner.
Vous faites un voeu quand vous voyez une étoile filante ? Ou quand vous soufflez les bougies de votre gâteau d'anniversaire ? Ben moi oui. C'est con, hein. M'en fous, ça me fait avancer. J'aime les étoiles filantes, les arc-en-ciel, les bulles de savon. J'aime les flocons de neige qui se posent en douceur et s'entremêlent à nos cheveux. J'aime le blanc de la neige, sa pureté intouchable, comme une sorte de virginité éternelle. Je n'aime pas quand mon père gueule "putain de neige". Et même qu'elle nous empêcherait de sortir, d'aller travailler ou faire les courses ? Et même qu'on déciderait de rester au coin du feu ce matin, lovée dans les bras d'un amoureux ?
Je n'aime pas la neige en ville. D'ailleurs, j'aime pas la ville. Mon oxygène dimininue considérablement au milieu des pots d'échappements. J'ai pris l'habitude de ma campagne stérile et paisible, voyez-vous... Des grandes étendues où pas une âme ne tremble, où les pensées peuvent s'enfuir au gré du vent. Des champs de blé. Des forêts où on s'égare si facilement, et des biches qu'on y croise en chemin si on est patient. Et la neige, dans une campagne comme la mienne, ça sonne comme un poème. Comme une chanson de Carla Bruni. Ca repose l'esprit, ça apaise. Et tu les entends rouspéter parce que la route est dangereuse. Sauf que, m'est avis que le danger vient plus du conducteur, de s'il sait maîtriser sa voiture ou non. Il n'y a plus d'accidents dans les Alpes en janvier qu'ailleurs, si ?
Je vais faire une lettre à monsieur Chirac. Pour une journée de congé les matins de neige. Comme ça ma mère arrêtera de tirer la gueule au premier flocon. Surtout qu'il ne neige qu'une fois tous les trois-quatre ans en Dordogne, alors, on va pas en mourir. On a survécu à la tempête de fin 1999, aux inondations, aux tourments météoesques. Alors, la neige...
D'accord, moi je n'ai rien à faire demain. C'est facile d'aimer la neige dans ses circonstances. Mais..
Je me souviens d'une histoire que me racontait mon grand-père à propos de l'hiver 43. Il l'a passé dans un camp, prisonnier, en Allemagne. Il faisait près de -30°, 25 cm de neige en moyenne par jour, avec une tranche de pain et un bol d'eau pour survivre. Et vous voyez, il s'en est sorti. Sans DDE, sans pneus-clous, sans gueuler. Juste parce que il avait la force, et qu'il trouvait beau d'être en vie quand tant de cadavres tombaient autour de lui.
En vie... Et la neige, c'est la vie.
Un jour, la planète se réchauffera. Les glaciers fondront, et 3/4 de la France sera imergée. Nos descendants, dans quelques millénaires ne connaitront ni la neige, ni le froid. Et ils parleront de la neige comme nous parlons de Jeanne d'Arc...

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samedi 1er février 2003 à 01h06
Février.
J'aime Février. Je suis contente qu'il arrive enfin. C'est un moi qui me plaît, il m'arrive des trucs biens en général. Bien sûr, il y aura des moments douloureux à passer.
Le 14. Il me reste 13 jours pour trouver un homme qui m'offrira des fleurs ! Panique à bord. Non, en fait, je m'en fous assez de la Saint-Valentin. Je ne crois pas à "LA" fête des amoureux. Je crois que quand on aime, c'est tous les jours qu'on doit célébrer son/sa chéri(e), pas juste une fois par an. Business is business. Mais bon, je n'irai pas jusqu'à refuser le bouquet de roses !

En exclu, les deux pires Saint-Valentin de ma vie :
2001- A Paris. Seule et désespérée parce que mon cyber-amant ne m'avait pas appellée. Je sortais avec un turc à l'époque, dans la plus grande indifférence totale. On s'était vu deux fois, et il voulait m'épouser. Même pas beau le gars, et franchement idiot. Il laisse un message sur mon biiiiip de répondeur : " bonne saint-valentin". Ben ouais, mais la Saint-Valentin, c'est quand on AIME et moi JE NE T'AIME PAS. Et mon amour lui n'a pas téléphoné, et j'ai comaté toute la journée sur le divan de la personne qui m'hébergeait. Le soir, la copine qui m'hébergeait est partie diner avec son amoureux, et moi, je me suis retrouvée à regarder un film à la con qui se passait dans le désert avec la fille et le fils de ma copine et leur meilleur ami. Soirée de merde. Et trois jours après, je rencontrais mon ex.

1996 ( 13 ans..)- Le matin du 14, David, un de mes meilleurs amis, se plante devant moi, un écrin dans la main. Troublée, émerveillée, pétrifiée.
- Waouh...
Il ouvre l'écrin. Une jolie petite bague en argent, avec un coeur.
- Elle te plaît ?
- Oh oui, beaucoup !
- Tu veux bien l'essayer ?
Il me passe l'anneau au doigt, littéralement. Je ne sais pas quoi lui dire, je dois avoir l'air bête, pétrifiée de tendresse pour ce garçon.
- Elle te va bien !
- Oh, c'est vrai ? ..
- Tu crois qu'elle plaira à Sandra ?
-...
- Vous avez les mains aussi fines l'une que l'autre.
-...
J'ai couru aux toilettes et j'ai pleuré des heures. On m'a amené à l'infirmerie et j'y ai passé la journée. Sandra n'a pas aimé la bague, Sandra n'a pas aimé David et moi... Moi j'ai décidé de haïr la Saint Valentin. Ad vitam aeternam.

Autres Saint Valentin me revenant en mémoire..
-2000. Lucas me quitte au 31 janvier (tiens ! Trois ans aujourd'hui !). Je passe le 14 à pleurer, rupture impossible à digérer. Le 15, on se re-embrasse. Pour mieux se quitter trois jours plus tard, pour l'ultime fois de notre vie. Et il va se marier, chiotte !

-2002. Seule SaintValentin que j'aurais pû fêter. Manque de pot, je passe bien la soirée avec mon chéri mais à l'appart car le lendemain, c'est mon anniversaire et il n'a pas assez d'argent pour les deux évenements. Plus nos un an qui arrivait ensuite. Trop cher, mon fils. Alors je fais comme si, on s'en balance de la Saint-Valentin, c'est pour les connards qui ont besoin de se prouver leur amour mutuel, nous c'est différent, je le sais que tu m'aimes, je n'ai pas besoin d'un cadeau pour ça, ce n'est pas grave mon amour. J'ai eu un bouquet de fleurs au final. Mais j'avais presque réclamé alors...

Autre jour difficile de Février, le 17. J'y penserai forcément. Et je vais probablement saoûler les copines avec ça toute la journée. Cela aurait fait deux ans. Mais c'est quoi, deux ans ? Ca n'a aucun sens, les anniversaires de "premier baiser", si ? On finit par oublier le jour... L'heure... Le lieu... L'ambiance... Les gestes de l'autre... Je sais que ça va être dur. Forcément. Plus ça approche, et plus je le sens. Je me demande juste si lui va y penser, s'il va voir mon visage quand il fera l'amour à sa nouvelle amoureuse. S'il se souviendra de notre premier baiser, première nuit, premier réveil, premier petit-déjeuner. Un Samedi matin, à Austerlitz. Ou comment une gare pourrie peut devenir un endroit merveilleux et sublime. Enfin, il me reste 16 jours pour me préparer à cette journée de folie, hein.
Et avec un peu de chance, j'aurai tellement fêté mon anniversaire le samedi que j'aurai encore la gueule de bois le 17..

Cet après-midi, j'ai croisé le regard d'un beau p'tit gars, dans un lieu des plus insolites. Chez mon kiné ! Où je ne rencontre habituellement que des petits vieux ou des handicapés. Miracle, un joli garçon, qui me dit "bonsoir" avec un grand sourire et me suit des yeux le temps que je dise au revoir à mon kiné. J'y retourne même heure semaine prochaine. Avec un peu de chance, le gentil garçon aussi... N'empêche, de voir que même en jogging-baskets on me regarde ça me fait plaisir. Normal quoi. Pis en plus, il était beau ! Chouette, chouette, c'est le printemps qui s'annonce !!

Bonne nuit mes p'tits loups. Plein d'étoiles dans vos yeux...

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dimanche 2 février 2003 à 01h05
Désintox'.
L'histoire d'amour, la vraie, celle qu'on vit à cent à l'heure, s'infiltre sous la peau, dans nos veines, partout.

J'ai beau cherché, je vois pas. Je comprends pas. Je viens de retrouver quelques textes, série "à mon amoureuse". Ecrit par un amoureux qui semblait croire à ce qu'il écrivait. Je ne comprends pas où et comment l'histoire a dérapé. Je sais pas. Sentiment terrible d'impuissance.
Parfois, j'aurais envie de lui envoyer un mail. Pour dire quoi ? "Coucou c'est moi ! " ? Putain, il faut vraiment que je me fasse à l'idée que pour lui, je suis la salope qui l'a largué. Faut vraiment que je m'y fasse.
Auré dit que c'est plus facile de quitter que de se faire quitter. Je sais pas. Possible. Peut-être que sur le coup, on a l'impression de maîtriser, de diriger notre vie comme on l'entend. J'en sais rien, je n'arrive pas à me rappeller ce que j'ai ressenti à l'instant où j'ai décidé que tout était fini. Il y a comme un trou dans l'histoire, un passage à vide où j'allais pourtant bien, mais dont je ne me souviens plus.
J'essaye de me souvenir ce qui a dérapé cet été. J'ai repensé à ce garçon, gentil garçon, rencontré à la piscine de mon patelin. J'étais encore avec mon ex à l'époque et ô stupeurs, ô tremblements, je me suis fait draguée. Un beau militaire, brun, qui s'est intéressé à moi en me posant de vraies questions. Un ami de ma cousine, et il lui a glissé à l'oreille "elle me plaît drôlement ta cousine". Ma cousine, avec sa fraicheur habituelle, vient s'asseoir à côté de moi sur la serviette, et me répète ces mots. Je suis troublée, contente. Je passe l'aprèm à discuter avec lui, sur nos serviettes. Et puis le soir, je lui dit que j'ai un chéri et refuse son invitation à prendre un pot le lendemain. J'étais mal, bizarrement. Et le soir, j'appelle mon chéri et je lui raconte. Au lieu d'être jaloux, il me dit " Ben fallait y aller". Voilà. Moi je m'inquiètais de ce qu'il penserait, et voilà. Je n'ai pas revu le garçon. Il est dans sa caserne maintenant. Et moi, je suis une jolie idiote de n'avoir pas compris que l'histoire se finirait un jour. Qu'il le voulait lui, à sa facçon, mais sans prendre la décision. Idiote aussi d'avoir dit mille fois à ma mère "Mais c'est l'homme de ma vie, voyons ! ". Ouais...
Je crois qu'Auré a raison. Je ne pourrais sans doute pas redire cette phrase avant des années, même si je rencontre quelqu'un avec qui je suis bien. Je ne suis même plus sûre de savoir dire "je t'aime" encore, ou d'être capable de le dire et de le ressentir en même temps. Je ne me sens plus capable de promettre quoi que ce soit. Creuse. Même si je m'améliore..
Je ne sais pas combien de temps il va me falloir. Des mois. J'ai voulu bouclé ça trop vite, voilà le revers.
Pour ceux qui arrêtent de fumer, de boire, de se droguer, on vous propose mille cures, mille remèdes. J'voudrais bien prendre un aller simple pour une cure de désintoxicamour, moi.
Je ne sais pas pourquoi je pense à lui ce soir. Peut-être parce que j'ai passé ma soirée à comater, à regarder la neige tomber. Je ne suis pas allée au loto comme j'avais prévu. Ils ont annulé à cause de la neige... Un rien pertube la tranquilité ici.
Si vous avez une adresse pour la cure, faites-moi signe. Toute proposition sera étudiée de près..

Bonne nuit mes petits loups. Que la vie prenne soin de vous.
*Etoile*

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dimanche 2 février 2003 à 02h03
Non, non
Je ne suis pas désespérée.
Tout juste un peu désespérante.

Pfff. J'ai de la peine pour ma pauvre âme de fille meurtrie, j'vous jure. Et pourtant, j'aime pas compatir.

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lundi 3 février 2003 à 01h00
J'irai au bout de mes rêves....(si, si !)
Voilà. D'ici moins de douze heures je saurai si j'ai réussi mes exams ou pas. Je peux pas dormir.
Les résultats me stressent autant que les exams en eux-mêmes. Et vu le fiasco attendu à certaines, faut pas que je m'attende à des miracles.
J'ai toujours bien marché "à l'école". Fierté de mes parents, de mes insituteurs, plus tard de certains de mes profs. Vous vous demandez peut-être d'ailleurs par quel miracle je me retrouve en licence à pas encore 20 ans. L'explication est simple. En CM1, j'étais dans une classe à deux niveaux, avec les CM2. Je m'ennuyais, j'étais la meilleure des CM1, j'avais toujours fini les exercices en premier, et je levais toujours la main. Un jour, octobre probablement, l'instit' me propose de faire les exercices avec les CM2. Ravie, surtout que mon amoureux était en CM2, j'accepte. De fil en aiguille, je me retrouve assise à côté d'un CM2, à faire les lecçons des CM2. En décembre, l'instit' propose à mes parents de me faire passer en sixième. J'étais aux anges ! Pas réellement consciente de "l'opportunité" comme on me disait, mais heureuse.
Je suis donc entrée en sixième à 10 ans et demi. Et j'ai souffert. Se battre, toujours, sans cesse. Pour prouver aux autres qu'on vaut autant qu'eux, pour prouver aux parents qu'ils ont eu raison d'accepter la proposition de l'instit'. Toujours travailler dur, pour une bonne note. Et entendre sa mère dire "C'est bien". Juste bien, car les parents deviennent exigeants au fur et à mesure. Ils le sont encore aujourd'hui, mais c'est différent car j'ai les moyens de me défendre. A onze ans, je savais pas faire.
La sixième a été difficile. Je pesais 35 kilos vous comprenez, j'étais un petit bout de gosse, moi. Je ne voulais pas embrasser les garçons, je ne voulais pas tricher en dictée, je ne voulais pas insulter notre pauvre prof de français, je ne voulais pas être différente. Et pourtant... Je ne voulais pas qu'on me déteste. Qu'on me réplique sans cesse que j'étais trop jeune. Trop jeune pour embrasser Vincent, trop jeune pour assister aux conversations de la bande à Laurène, trop jeune pour porter des soutien-gorges. Car en plus, pour couronner le tout, j'avais le corps d'une enfant. Et je l'ai eu longtemps. J'ai eu des seins quand les autres filles avaient leurs règles, et mes règles quand les autres filles couchaient. Pas l'idéal pour se faire des amis dans une société adolescente pour qui la plus petite différence est un sujet de raillerie.
J'ai essayé de coller au moule. J'ai volontairement raté quelques interros, pour faire comme les copines. Sauf que je prétendais n'avoir pas révisé. Ma mère gueulait, et j'étais doublement malheureuse. En cinquième, j'ai même passé l'année à donner les réponses de grammaire à Aurore, la cancre de la classe. Je lui passais des petits papiers pendant les devoirs, tuméfiée jusque dans l'âme à l'idée de ce qu'elle pourrait penser si je refusais. En échange ? Elle prenait ma défense, de temps en temps.
La fin du collège a été moins difficile. Premiers amours, premèires vraies conneries. J'ai lâché l'école, au profit des sorties et déconnades en tous genres avec "mes amies" de deux ou trois ans mes aînés. Je me débrouillais pour avoir la moyenne partout, juste un 11 ou 12. Quand j'aurai pu faire mille fois mieux. Je n'avais pas envie de me forcer. Pour faire plaisir à qui ? A une mère qui me reprochait le complexe d'infériorité de ma petite soeur ? Sûrement pas.
Car oui, ma soeur a été gravement pertubée. Des années durant, elle m'a haï, car j'étais " la bonne élève". Des années de psy, où on me rejetait inconsciemment la faute, à voix basse. Mes parents ne devaient pas me dire "bravo" quand je décrochais un 15, ou ma soeur risquait de baisser les bras. Alors, on ne disait rien. Un bon bulletin, c'était normal pour "une fille comme moi".
Au lycée, je me suis accrochée, sans forcer. Se maintenir à la surface. Toujours l'image de la bonne élève, celle qui comprend tout plus vite que les autres. C'est comme un tatouage à vie, où que l'on aille, ça reste coller à votre peau. J'ai eu mon bac. Moi-même, je n'y croyais pas. J'ai eu 10.6 de moyenne, je crois. J'avais travaillé, bien sûr, mais sans motivation. J'avançais, sans comprendre le sens de tout ça.
La veille de la première épreuve, celle de philo, grande panique. J'ai compris le non-sens, j'ai eu peur. Au lieu de réviser, j'ai réfléchi et j'ai décidé au bout de cette réflexion de ne pas me présenter aux épreuves. J'avais estimé qu'il était temps de rattraper mon année d'avance, de me repositionner dans la masse, de prendre des nouveaux repères. Cette décision n'était pas juste "un coup de tête" comme l'a pensé ma mère qui m'a bien sûr traité de folle. C'était la conclusion amère de 7 ans de décalage social. Sept ans où j'ai été mal, de différentes manières. On cherche à se prouver qu'on est semblable aux autres, sans comprendre que de la différence naît la richesse. Et puis, un ami m'a appellée. Et lui, avec sa force, il a su me convaincre d'aller à l'épreuve, juste pour voir. Le reste a suivi, les épreuves se sont enchaînés, et j'ai fait ce que je pouvais.
Je n'ai donc ressenti aucune fierté à dire "j'ai eu mon bac". J'avais honte, même, quand je regardais ma meilleure amie qui s'est tellement rétamé qu'elle n'a pas même pas eu accès à la repêche. Et moi, malgré mes conneries, je m'en sortais, j'allais aller en fac, prendre mon indépendance...
J'ai appris le sens de l'effort en fac. Là où tous les autres décrochent, moi j'ai accroché doublement. C'est différent la fac, l'image que l'on projette l'est sans doute aussi. Les barrières sont différentes, déplacées, hors-temps. J'ai appris à me motiver. A passer mes nuits sur des cours à potasser. J'ai appris à avoir confiance en moi, à me fier à mon instinct de littéraire. J'ai appris à donner un sens à ma vie, et à ce que j'étudie. Evidemment, j'adore ce que j'étudie, ce qui aide. Mais il y autre chose. L'envie d'avoir un métier, d'enseigner, et le plus rapidement possible. Avant, plus jeune, c'était comme un rêve qui se dessinait dans la brume. Aujourd'hui, c'est plus palpable, plus réalisable, plus concevable. Au bout de mes doigts, poresque. Même si ça prendra du temps, encore, le jeu en vaut la chandelle. Il FAUT que je réussisse mes exams. Et je vais réussir, forcément.
Je suis une bonne élève. lol
J'ai bien travaillé tout ce semestre.
Et puis je ne peux pas foiré et les amours et les études, ça fait trop.
Et puis je suis un peu comme Jeanne d'Arc, j'ai envie d'aller jusqu'au bout.
Conclusion du monologue di'ici a few hours.

Bonne nuit mes p'tits chats,
*Etoile* qui vous aime, à sa manière.

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mardi 4 février 2003 à 00h04
*Pourquoi ça grésille sur la ligne ?*
A partir d'aujourd'hui, je mettrais deux étoiles dans mes titres - une au début, une à la fin - un peu comme les chapitres de Daphné, histoire qu'on sache direct l'auteur sans avoir a cliqué sur la page. Pis ça fait joli...

Je n'ai pas reçu le courrier de la fac. Qu'ils aillent se faire foutre !! Je suis prête à parier que je ne recevrai rien d'ici deux ou trois jours mininum. La prof de latin vient juste d'accoucher, alors d'ici qu'elle corrige les copies... Et zut ! C'est pénible d'attendre. Attendre le facteur. Attendre le bus. Attendre le printemps. Attendre l'homme de sa vie. J'aime pas attendre, et pourtant, je suis de celles qui attendent souvent. Je laisse venir. J'aime pas provoquer le destin. Ou alors, juste un peu... Mais comme quand j'essaye, ça foire et je passe pour une allumeuse, je vais éviter dorénavant.

J'ai potassé mes concours toute la journée. J'avance bien, je suis contente. J'ai bouclé la moitié de mon programme de maths. Il me reste le plus dur, la géométrie sad.gif Et les formules de volumes que ça fait 10 ans que ça rentre pas dans ma tête ! lol Ma petite soeur m'aide à comprendre les équations, j'ai honte. Et bien sûr, elle se fout de ma gueule. Elle prend sa revanche pour toutes les fois où je l'aide à ses commentaires composés... La dernière fois, j'ai fait du Baudelaire et j'ai eu 15. J'étais contente, moi ! Sauf que faut pas que ça devienne systématique, je veux bien l'assister, mais pas question de me taper tout le devoir ! Y'a pas marqué 'La Poste' là !

Vu un passage de "Y'a que la vérité qui compte". Pff, ça me déprime les retrouvailles bidon. Première histoire, un africain de 22 ans amoureux de sa correspondante française avec qui il correspond depuis 10 ans. Bah, ils sont mignons. Ca a l'air facile l'amour, présenté comme ça. La jeune fille est toute émue, bah, elle est amoureuse elle aussi et ils vont se faire des bisous en coulisses? Beurk, beurk ! J'deviens aigrie, par moments. L'amour des autres, ça me gave un peu. J'suis pas jalouse, même pas envieuse, c'est juste que dès fois, ça fait mal... Le couple suivant ? Rencontré sur Internet. Bingo. Je pense forcément à mon cyber amant, pas vu, pas rencontré, quel con. Et puis je pense à mon ex. Bien sûr. Forcément. Un jour, je vous raconterais. Tout de suite ? Ok my dear...

Disons juste qu'on se connaissait "virtuellement " avant de se rencontrer, et qu'il ne m'attirait pas spécialement, que je n'avais fait aucune projection sur lui, que dalle. Le pur hasard qui fait que je monte à Paris, que je lui en parle sur AIM et qu'il me dit "tiens, on pourrait prendre un café ?" Ouais, pourquoi pas ? Je suis là pour une semaine et je n'ai rien de spécialement prévu... J'étais pas super-emballée, très intimidée, alors je lui dis que ZZ, la personne qui m'hébergeait, aimerait venir avec nous pour le rencontrer aussi. ZZ était aussi une fille rencontrée sur le net. Elle m'a hébergée sans que l'on se connaisse. J'ai débarqué chez elle, comme ça. Je suis cinglée, je sais. J'aurais pû tomber sur une folle dingue. Ce n'était qu'à moitié le cas smile.gif) Finalement, mon ex propose un restau, ça fait mieux. Alors le lundi midi, on se rend toutes les deux au rendez-vous avec cet homme. De lui, je ne connaissais que ce que des discussions sur un forum et quelques tchats peuvent vous apprendre. Je ne l'avais jamais vu en photo. J'ai pas craqué de suite, j'ai juste su qu'il me plaisait. Le reste, c'est notre histoire et je veux pas vous saoûler avec ça, mais il n'empêche que sans Internet, je l'aurais loupé... Et je vous aurais loupé vous, aussi smile.gif
Alors oui, on peut rencontrer des gens sur Internet. J'ai expérimenté deux choses : *l'amour virtuel, avec mon cyber-amant, et quoique j'en dise, malgré les peurs, c'était quelque chose de merveilleux et de très, très fort, que je ne revivrai jamais avec personne et *la rencontre, avoir en face de soi les personnes avec qui on a tant causé : mon ex, et des dizaines d'autres personnes de ce même forum, rencontrées quand j'étais sur Paris. Pas des gens de mon âge si vous voulez tout savoir, mais je m'en fous. Je n'ai pas besoin d'un chiffre sur une carte d'identité pour apprécier les gens. J'ai fait des bonnes rencontres. Ces gens-là ne me parlent plus aujourd'hui, ils ont préféré le camp de mon ex. Soit. Je savais qu'il en serait ainsi si on se séparait. Bien sûr, chacun était un peu "bizarre" à sa façon, comme disait ma mère. Mais moi aussi, je suis "bizarre", non ?
Ma mère n'a pas compris que je sois amie avec des gens rencontrés sur le Net. Pour elle, le virtuel est peuplé de salauds, de violeurs d'enfants, de pervers, de membres de secte X ou Y, de dérangés mentaux. Tout ça. Et moi bien sûr, comme je parle à ces gens, je suis folle aussi. Tant mieux, c'est délicieux, la folie...

Enfin voilà.. Internet est une façon nouvelle de rencontrer des gens, la version moderne du bal populaire. Et comme dans un bal populaire, on peut danser avec des gens biens comme avec des vrais salauds. C'est la vie, ma petite Maman... Internet n'est qu'un substitut de la vie.

Apologie d'Internet close. Je vais dodo.
Bisous mes anges.
*Etoile*

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mardi 4 février 2003 à 22h01
*Lost in Paradise*
Le temps passe un peu vite, non ? J'avais mille choses de prévu aujourd'hui, pff, encore une journée qui fout le camp. Mais qu'est-ce que 24 heures dans une vie, hein ? Rien, que dalle, alors c'est pas grave si j'ai glandé.
Je me suis levée à l'aube pourtant, réveillée par la complainte du phoque en Alaska : ma petite soeur est malade. Une grippe ou un truc du genre. Seulement aujourd'hui, elle avait 1) prévu de manger avec Antoine, son presque-futur amoureux, et elle a peur qu'il pense qu'elle l'a planté 2) contrôle de maths, et elle pense que la prof va croire qu'elle simule pour louper le devoir, ce que nous avons tous fait un jour ou l'autre... Alors forcément, elle faisait la gueule ce matin, surtout que le médecin l'a gavée de médicaments. J'sens bien qu'elle va me le refiler, avec ma chance !

Ah, un truc qui me gave.. Z'avez vu, sur TF1, entre le journal du 20 heures et la météo ?? 5 minutes appellées "moments de bonheur" où un couple raconte comment ils se sont rencontrés, demandés en mariage, etc. avec le moment du mariage filmé en sus. A la fin des 5 minutes, un coeur rose se dessine sur l'écran "Saint Valentin dans 9 jours". J'y crois pas ! On va donc se bouffer du bonheur mielleux pendant encore neuf jours ! Ca me saoûle tous ces trucs sur la Saint Valentin, du pure commerce. De l'amour en conserve, en préfabriqué. Bienvenue dans le 21ème siècle... Beurk.

Ce soir, coup de fil d'Auré. Ca m'a redonnée la pêche. J'ai récupéré mon emploi du temps par son biais. Convenable. On va étudier Alcools ( de Sir Appollinaire), je suis en extase ! Ravie et sur-ravie de faire enfin un truc intéressant, sur lequel j'aurai matière à disserter. Trop de bonheur. Je crois que ce semestre va être bien. Tant mieux, comme ça je ne penserai pas à ce qui n'est pas bien...
Auré a arrêté de fumer depuis quinze jours. Volonté et maîtrise de soi. Elle est bien, c'tte fille. Je sais pourquoi c'est ma copine smile.gif On a parlé de Chris, de sa crise qu'elle m'a fait vendredi soir. Auré en arrive au même constat que moi, c'est de la pure jalousie, du brut de pomme. Je crois que Chris ne se fera jamais à l'idée que moi aussi, j'ai une vie intéressante; qu'elle n'est pas la seule à avoir des trucs à raconter quand on s'appelle. Chris n'aime pas Auré. Dommage, moi je les adore toutes les deux. Auré n'aime pas Chris, mais juste parce qu'elle ne la connaît pas. Chris n'aime pas Auré parce qu'on fait des trucs ensemble, ne serait-ce qu'en cours.
Chris me rappelle parfois ma mailleure amie de première année de fac. Je vous parlerai d'elle une autre fois, elle mérite un chapitre entier ! Elle était jalouse de tout mec qui m'approchait, a tout fait pour que ça foire avec mon cyber-amant puis avec mon ex. Ultimatum " Si tu passes vendredi soir avec ton mec, on sera plus amies". Soit. Nous ne sommes plus amies. Je ne supporte pas ce genre d'attitude, je suis parfois trop intransigeante, maybe, mais c'est comme ça et pas autrement. Je me suis même demandée si elle n'était pas un peu amoureuse de moi. Bah, ça me fait froid dans le dos, tiens.

Valà, je vais sur Caramail maintenant. Salon "journalintime" ?? Si vous me cherchez, vous me trouverez.
Bisous mes anges, et une douce nuit à vous.
*Etoile*

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mardi 4 février 2003 à 23h09
*Le chat.. et moi*
Finalement, j'ai réussi à me connecter sur le chat de ce bon vieux Caramail. 'Suis allée dans le salon de Limoges, comme d'hab'. C'est rempli de ploucs et de pouffiasses, autant d'occassions de faire connaissance. J'ai vraiment accroché qu'avec un seul gars depuis toutes ses années internétales, on est resté longtemps en contact après un premier chat sympa, sur le site de fun TV. Il s'appellait Yannick. Mmmh. Yannick, si tu m'entends...

Ce soir, mon prétendant s'appelle Zeus. Enfin, de son pseudo. Garçon vide et sans conversation, c'est ennyeux à mourir... Je me la joue grande débutante ( "euhhh c'esyt la première fois que je tchatte") et lui se sent obligé d'être gentil avec moi.
-ASV ?
- Non j'ai pas l'ADSL
( j'peux être bête quand je veux !)
- Non non, ASV !!
- Ah, ca veut dire quoi ?
(Il réfléchit)
- Age, sexe, ville
- Age : 20 ; Sexe : non merci ; Ville : guéret, tu connais ? ( lol j'ai cherché le blède connu le plus répugnant possible)
- Euh non pas trop moi je suis de limoges
- Ah
- Tu fais koi dans la vie ?
- Je vends des tupperware chez les gens.
(lol. J'auyrais pu dire j'travaille chez FT, tiens !)
- Des quoi ????????
- des tupperware.
- C'est des produits de beauté ça non ?
- Non des boites de plastique pour mettre de la nourriture
- ah oui, je connais
(!!!! Ce garçon m'épate par son intelligence... Dis tu veux m'épouser ?)
Dis Etoile, t'as une photo ?
- Non.
( Crak.)
- Ah dommage. Tu as une webcam ??????? Que je puisse te voir ???
- Non. De toute façon, je baise pas.

Zeus vient de quitter le salon.
LOL. Désolé jeune homme...

Bon, à qui le tour ??

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mercredi 5 février 2003 à 23h06
*Et je cours, toute la journée*
Journée de malade ! Je suis exténuée, c'est le mot ! Levée depuis 6h30, comme à l'armée ! Rappellez-moi de me coucher plus tôt, zut smile.gif
Rendez-vous au dermato, j'ai accompagné ma grand-mère. Une heure de route et 25 euros pour un quart d'heure de consult' et un peu d'azote, y sont chiés les toubibs. M'enfin, ils font leur boulot... Tant qu'il y était, il a insisté pour m'examiner et m'a cramée le pouce à l'azote. J'suis trop stressée, ma peau prend bien les coups de stress... Dommage, ma jolie, mais faut souffrir pour être belle, gnagnagna. Toujours est-il que ce soir j'ai la main gauche qui me fait atrocement souffrir. Y'aurait-il un infirmier dans la salle ?
J'aime bien les infirmiers. Comme les garçons qui aiment bien les infirmières, pareil. C'est gentil un infirmier, quand il vous parle, c'est comme une caresse. J'aime bien les serveurs aussi, allez savoir pourquoi. Ils en ont un beau à Courtepaille, d'ailleurs, il faudrait que j'y mange plus souvent moi !
Après le médecin, on a profité qu'on était en ville pour faire du shopping. J'ai encore acheté 3 bouquins, tiens. Pas bien, j'ai plus de sous, vivement Noël ! Euh ?!! J'ai craqué pour la Conversation Amoureuse, d'Alice Ferney, depuis le temps que la couverture me tentait. Encore un truc sur l'amour, le bon ou le mauvais, forcément....
En ce moment, je relis avec une certaine avidité "Dans ces bras-là", de Camille Laurens, que je conseille à quiconque veut "tenter" de comprendre les méandres de l'âme masculine. C'est un peu ma Bible, comme l'Alchimiste, mais à un autre degré de spritualité. Comme le Petit Prince. Comme les Petites filles modèles. Comme n'importe quelle anthologie de poésie un peu décalée. Comme un bon journal intime.
A la librairie, ma grand-mère mez dit "Pascal Sevran ( waouhhh, écrivain de référence, of course. It makes me sick ! ) publie son journal intime, tu le savais , ". Non, et je m'en fous, mais là, je me dis... Si je me confessais , version Rousseau ? Si j'écrivais mes mémoires, hein ? Parce que finalement, ma vie est peut-être aussi intéressante que celle de Sevran, certes gentil garçon m'enfin !... Comme ça, j'aurais droit au tire d'écrivain, moi aussi ! Pas juste petit nègre, non non, écrivain, voire même avec un E majuscule. Pas écrivaine non plus, je n'aime décidément pas ce féminin là... Un écrivain, une écrivain. Un artiste, une artiste. Un professeur, une professeur. Un gars, un gars, comme y disent.
Nous avons donc lécher les vitrines, comme on dit dans un jargon plutôt dégueulasse. C'est quand même super crade, une vitrine de magasin, quand on y pense ! Alors lécher les vitrines, euhhhh, comment dire ? Ca m'dit trop bien, j'préfère les Banana Split. Bananana bananana. Et même que les brunes comptent pas pour des prunes !
L'après-midi, scénario catastrophe. Ma grand-mère a soudain un énorme bleu qui lui apparaît sous la joue. Le bleu devenant violet puis noir, j'ai sacrément paniqué ! Deuxième docteur donc, et 20 euros de plus pour un "Ne vous inquiètez pas, ce n'est rien". Euh, merci madame le docteur !
Ensuite ce soir je me suis collée à Montesquieu pour aider ma petite soeur. Beurk, beurk. Les lettres persanes n'est décidément pas mon oeuvre fétiche, et ça fait deux heures qu'Usbek me saoûle... Je suis exténuée, donc !
Pardonnez mon écriture décousue...
Pas envie de faire d'efforts pour bien penser bien écrire bien raconter tout mon creuset de pensées.
Dodo.

So, je pense à toi for your exams. Good luck ma belle ! Que la force ( et le savoir ! ) soit avec toi !

Bisous mes petits loups,
*Etoile* dodo à 23h, j'espère que je suis pas malade de la tête du cerveau , moi ! ^_^

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jeudi 6 février 2003 à 14h03
*Bijou, hibou, chou, genou*
Aujourd'hui est un grand jour !
Nan, pas de résultats d'exams.. J'ai arrêté d'y croire. Je verrai mon nom à l'affichage lundi, hopefully. Et sinon, tant pis, considérons que je suis la meilleure de ma promo et que, consequently, je ne peux qu'avoir réussi.

Non, non , aujoud'hui est une grande journée dans ma construction personnelle. Je suis une femme LIBRE.
Yay !

Vous vous souvenez des bracelets indiens que l'on se mettait au poignet en faisant un voeu ? Quand le bracelet rompait, le voeu se réalisait...
Ce matin, en me réveillant, j'ai constaté que je n'avais plus mon bracelet au poignet. Non un bracelet indien, certes, mais "the" bracelet, celui offert par mon ex lors de notre première semaine passée ensemble, en Mars 2001. Il devait valoir une fortune, en or blanc, acheté dans une bijouterie très "in". Un beau bijou, non merci pas pour moi, je préfère les trucs en argent à cent balles, mais merci quand même chéri, tu es un ange.
Voilà, c'est un truc tout con, tout symbolique, mais le bracelet s'est rompu alors que j'avais décidé de le garder à mon poignet... en attendant. En attendant quoi , je savais pas, mais je ne voulais pas l'enlever. Surtout pas.
Je l'ai retrouvé au pied de mon lit. Une maille a rompu. Pas question de le faire réparer. Je vais le mettre dans la boîte à souvenirs, avec ces putains de photos. Au milieu du reste, il aura sa vraie place.
Je suis contente. J'ai le poignet plus léger !

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jeudi 6 février 2003 à 23h02
*Pseudonyme-moi !*
S'il y a bien un sujet captivant à étudier sur le net, c'est le choix du pseudo. Je ne crois pas trop au pseudo "pris par hasard"... Si le mot vient, c'est que forcément, il éveille quelque chose en nous.

Mon premier pseudo, il ya fort bien longtemps, quand j'étais jeune, quand je ne connaissais rien au HTML et aux emails, mon premier pseudo donc était La Paisible. Mouais ! Comme si j'étais paisible, moi, hein ...
En fait, c'était une référence à mon émission fétiche, qui n'existe hélas plus, la Fun Zone, sur FunTV. Si vous aimiez, si vous regardiez, alors vous comprendrez le sens de l'adjectif. Et puis comme c'est joli comme mot, j'aimais bien ce pseudo.

Un jour, j'ai tout balayé. Pseudo & addresse email liés. Et je suis devenue Léda. Celle que je suis pour une majorité de mes ami(e)s internétiques. Léda, deux voyelles, deux consonnes, deux syllabes. A la fois concis et riche. J'appellerai ma fille comme ça, si quelque homme veut bien me faire un enfant. C'est pas juste un prénom, et d'ailleurs, il n'y a que 5 Léda en France. C'est aussi un mythe, que je vous raconterai peut-être si vous êtes sages. Une histoire sacrée. Et puis, il y a tout ce qui est lié à ce pseudo, ce que j'étais, ce que je ne serai plus, car Léda rêvait à voix haute, voyez-vous, et elle s'est trop souvent cassée la figure. Et puis, il y a ce second pseudo que l'on a trop souvent associé au mien, celui de mon ex, et comment il avait transformé Léda en un petit nom tout doux. Je fusse Dounette l'espace d'un matin, mignonne allons voir si la rose, mais la rose se fâne et il ne reste que les épines.
J'avais choisi ce pseudo en lisant ou relisant un bouquin sur toutes les conquêtes de Zeus. J'aurai pû choisir autre chose, Danaé, Aphrodite, Héra ou quoi que ce soit d'autre mais j'ai pris celui-là sans savoir qu'un jour et moi Léda et moi ne ferions plus qu'une. Un pseudo est plus qu'une seconde peau... Je serai le surmoi de ton ça... Voilà.
Ma mère m'appelle parfois Léda, quand il m'arrive de ne pas répondre à l'appel de mon prénom. Mes correspondantes m'appellent Léda. Et elles envoient leur courrier avec Léda à la place de mon vrai nom, je suis en totale connivence avec tous les facteurs du coin.

Après la rupture, je trouvais que Léda avait un peu pâlie, qu'elle n'avait plus l'éclat du diamant comme avant. Et puis Léda voulait un peu disparaître sous d'autres peaux et d'autres visages, d'où le pseudo "Etoile des sables", devenu Etoile tout court ici. Je me disais aussi que si lui tentait une recherche sur yahoo, il ne trouverait plus rien de Léda, et qu'il ne chercherait pas ailleurs. Car c'est aussi facile de se cacher, sur le net encore plus qu'ailleurs. Pourquoi Etoile ? A cause du Petit Prince, assis sur son mur, qui contemple les étoiles. Et sables en écho à ce même petit Prince, aussi perdue que j'ai pu l'être lorsque je suis tombée de ma planète où était si beau.

Quand j'écris un message sur un forum, je me surprends parfois à signer Léda. J'efface, je recommence. Comme avant, quand je signais de mon prénom et que les gens ne se rappellaient plus de mon prénom, tant habitués à Léda. Léda. Léda.

Oui Léda c'est moi non je n'ai pas changééééé
M'enfin... C'est joli aussi, Etoile.

J'aime m'interroger sur le pourquoi d'un pseudo. Pourquoi ceci, pourquoi cela. Si c'est lié à un livre, à un film, à une anecdote, ou juste à une idée lumineuse. Je n'aime pas connaître les prénoms des gens dont j'aime le pseudo. Ce serait comme leur dire "Vas-y, déshabille-toi". Je n'aime pas qu'on me demande mon vrai prénom. Mon prénom, c'est Léda. Point. Sur le chat, c'est une des premières questions, ça me saoûle. J'réponds toujours Léda, et ne demande jamais "et toi ?". Ca ne m'intéresse pas.. Je préfererais savoir par quelle saugrenue prétention mon interlocuteur de lundi soir a choisi de s'appeller Zeus plutôt que Tintin ou Milou ou Grosnaze....

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vendredi 7 février 2003 à 01h04
*Psstttt... ( lisez pô, c'est privé !) *
J'ai passé une très bonne soirée...
Merci à toi petite cagouille smile.gif
Bisouilles... et bonne nuit à vous tous.
*******
*Etoile*
*******

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vendredi 7 février 2003 à 15h09
*Joue pas...pas avec moi..*
Après-midi au soleil. Je me connecte.
Dès fois, je sens bien qu'il ne faudrait pas, que je ferai mieux de sortir prendre l'air. D'aller voir ailleurs si j'y suis.

Mon MSN clignote. M'annonce que mon ex cyber amant vient de se connecter. Et après ? Je peux décider de lui envoyer un message, de lui dire bonjour, ça va, et toi ? Oui moi ça va et toi ça va ma belle ?
Je peux le faire et je sais pertinemment que je ne le ferai pas. Parce qu'il n'a pas répondu à mon dernier mail. Parce qu'il ne m'écrit jamais pour me demander comment je vais. Parce que c'est lui, et que j'ai parfois du mal à faire la différence entre ce qu'il représentait avant pour moi, tout, et ce qu'il représente aujourd'hui, rien. Parce que je ne comprends pas bien les mécanismes de cet homme-là, j'ai jamais compris pourquoi ceci, pourquoi cela. Parce qu'il ne faut pas jouer avec moi, surtout pas..

Il n'est resté en ligne que cinq minutes. Pas assez longtemps pour que je me décide à lui envoyer un message. Je n'ai rien à lui dire, de toute façon. Pas envie de lui raconter ma vie, tiens, et qu'est-ce qui fait que je vous la raconte à vous, et pas à lui ?
Peut-on encore faire confiance à l'autre après les douleurs, même si on dit et redit "C'est différent "? C'est pas comme avant, c'est pas pareil, c'est différent. Peut-être, peut-être pas. Les sentiments reviennent parfois, pour lui ou pour un autre. On étouffe, c'est plus prudent.
Mais ce n'est jamais totalement différent, jamais...

Je songe que peut-être... Tu es là, dis ? Dans ce lot de lecteurs anonymes ? Tu me regardes me débattre dans mes envies passées de toi, et tu ne dis rien ? Tu me lis, et tu te demandes en quoi je suis différente de celle qui t'aimait ?
Ce serait bien typique de toi ça, voyeur, mais pas jusqu'au bout, pas jusqu'à l'assumer, faudrait pas déconner. Tu pousses le bouchon un peu trop loin, ma demoiselle. Tu m'en demandes trop.
Je sais, je sais, j'en demande toujours trop aux gens.
Tu me le dirais, hein, si tu étais là ? T'es pas si fourbe que ça quand même ?
J'oubliais. Le silence des agneaux, et celui des pingouins.

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samedi 8 février 2003 à 14h09
*Du vrai, du faux*
La grande question de l'authenticité.
Question que l'on pose aux auteurs : "Mais ce personnage, c'est un peu vous, non ?" ; aux chanteurs : "Mais cette chanson, vous la chantez pour qui ? Un hommage à votre mère peut-être ?" ; c'est le fameux "Déshabille-toi et je te dirai qui tu es".

Je ne vois pas le sens de tout ça. Si quelqu'un veut mentir, c'est son droit. C'est un peu léger de reprocher ça, quand on sait combien il est impossible d'être 100% honnête dans une vie, aussi fort qu'on veuille l'être et qu'on prétende l'être. Bien sûr, il y a mensonge et mensonge. Le tout, c'est d'être honnête envers soi-même en premier lieu.

Je ne mens pas. J'aurais pu. J'aurais pu inventer autre chose, quelque chose de beau, tiens, une jolie vie avec des paillettes et plein d'amours, d'amis formidables toujours présents, une famille fantastique, un job génial, un mari attentionné, des amants amoureux, trois enfants adorables, deux chats hors prix. J'aurais pu. J'y ai même pas songé un instant. Je ne vois pas trop l'interêt d'intituler ça sous le pompeux nom de "journal intime" si on ne se peint pas dans son intimité, peu ou prou, même si l'on ne dit pas tout. Le but, c'est quand même de parler de soi, non ?

Les métaphores, ah oui. Possible que je rallonge mes phrases dès fois, que j'emploie des jolis mots. C'est même pas par souci du beau, c'est juste que j'écris comme je pense, ou que j'essaye. J'utilise des mots qui me parlent, voilà. Je pourrais embellir. J'ai pas l'impression de le faire. Je suis même pas narcissique, et pourtant, ce journal est bien digne d'un être imbu de soi. Je demande même pas qu'on aime. Je préfère un "je n'aime pas" franc et appuyé que cent mille "je t'aime mais ceci cela".
Journal intime. Je tourne un peu à vide depuis que je suis en vacances, clouée derrière mon PC. J'écris parfois pour ne rien dire, et je déteste ça. Raconter ma vie, heure par heure, j'ai bu un café noir au petit déjeuner et j'ai reçu une lettre de Marie, non, vraiment, c'est pas mon truc. Même dans mes journaux intimes de gosse, je ne racontais pas ça, je parlais juste de mes envies et de mes désirs. Ce qui fais que quand je me relis aujourd'hui, je me souviens pas de ce qui s'est passé le 3 Mai 1993, mais je me souviens de ce que je voulaus plus tard de ma vie.
Journal intime donc, non pour raconter que hier, j'ai passé la soirée devant Arthur mais plutôt pour tenter de mettre des mots sur l'indicible, sur les douleurs, sur les silences, sur mon moi.
Et je ne vois pas comment je pourrai faire ça en inventant ou en embellisant. Non, je ne vois pas.
Ca me dérange un peu, j'avoue, qu'on dise de moi des mots sans queue ni tête, que j'invente, que je romance, que je trafique. Je n'aime pas ce débat là. Je me vois un peu forcée d'en parler, mais j'avais déjà envisagé cette possiblité alors...

Comme dirait Chris, ce journal, c'est du déballage affectif. C'est pas juste du "je te raconte ma vie". Désolé. Effectivement, j'étale mes états d'âme comme une vendeuse de fruits et légumes qui mettraient ses produits frais sur son étal, au désir du client. Oui, au désir du client... Un peu comme une prostituée, finalement.

Je m'égare, je sais plus trop ce que je voulais dire. Je vais peut-être me lever droite sur ma chaise de bureau et me mettre à chanter en hurlant "êtreeeeee vraiiii" de Liane Foly.
Je vais peut-être arrêter d'écrire tant, parfois à tort et à travers. Je brasse de l'air, je parle de mes anciens amours parce que là, dans l'instant, mon quotidien est des plus creux. Bref, pas de conclusion. Je n'aime pas les conclusions, je préfère les introductions...

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dimanche 9 février 2003 à 22h06
*Histoire sans fin*
Coup de fil de Lucas cet aprèm. Ce gars a vraiment l'art et la manière de me filer le bourdon. Chaque fois qu'il m'appelle, il m'annonce un tremblement de terre, type "Je me marie". La dernière nouvelle, c'est son déménagement. Monsieur quitte la Corrèze, pas assez bien pour sa nouvelle fiancée. C'est qu'il lui faut du luxe, à la demoiselle, vous comprenez. Alors ils s'installeront en région parisienne fin Juin, juste après leur mariage. La nouvelle me fait l'effet d'un coup de poing en pleine gueule, j'ai envie de chialer, c'est mon meilleur pote quand même, mais je reste stoïque. Le deuxième effet Kiss Cool, c'est donc ça. C'était déjà assez difficile de savoir qu'il allait faire sa vie avec cette fille, il faut en plus qu'il se tire à l'autre bout du monde. Il veut recommencer sa vie... Mais qu'est-ce-qu'on peut recommencer à 21 ans, hein ? C'est quoi encore ce délire ? Les mecs, je vous jure... Mais pourquoi tu dis rien, dit-il, tu n'es pas contente pour moi ? Si, si, bien sûr, j'vais pas faire mon égoïste. Tu ne m'as jamais appartenu et tu m'appartiendras jamais, puisque tu l'épouses..

Du coup, j'appelle sa mère dans les dix minutes qui suivent nos " je te rappellerai". J'adore sa mère, parfaite adéquation de la femme de 45 ans et de la mère. C'est un peu ma tata, comme je l'appellais plus jeune. Au bout de trois minutes, elle fond en larmes, je ne sais pas quoi lui dire. Elle m'avoue qu'elle déteste Coraline, véritable petit chef d'entreprise, sauf que l'entreprise, c'est son fils. Lucas et sa mère ont eu des difficultés avant. Ils ne s'entendaient pas, la faute au père qui n'a pas supporté le divorce et a mené la vie dure à son ex-femme. Depuis la majorité de Lucas, ils se sont retrouvés et sont devenus inséparables, une sorte de relation fusionnelle à retardement, étrange... Et cette fille qui l'oblige à déménager, car c'est bien le verbe "obliger" qu'elle a employé, vraiment, elle ne le supporte pas. Moi non plus. Il nous reste quelques mois pour nous faire à cette idée...
J'me dis qu'au moins, quand je voudrais monter sur Paris, j'aurais quelqu'un chez qui dormir ;) J'vais prendre ça de ce côté-là, sinon bonjour la déprime. Et j'ai pas envie de déprimer pour un nul, même si ce nul c'est lui.

Je repars demain à la fac. Globalement contente, il me tarde assez de revoir du monde, même les dindes de service. Il me tarde aussi de découvrir nos nouveaux profs, il paraît qu'on a que des gars. J'ai jamais tapé dans les profs, c'est le moment ou jamais - lol. Je dois aussi avoir une explication avec Emilie qui "fait la gueule". A son âge, je trouve ça lamentable. Vraiment lamentable, surtout qu'elle m'en veux pour une histoire à la con : un matin, Auré est passée me prendre pour aller au partiel, elle y est allée à pied, et elle est fâchée parce qu'on a oublié de lui proposer de l'amener - voilaaaaaa ! Et ça a 20 ans, ça ! Chapeau bas ;) Alors je vais mettre ça à plat dès demain, depuis le temps qu'elle me saoûle....

Je vous donc donc au week-end prochain... Joli week-end en perspective, avec resto on saturday night et peut-être sortie en boîte si je suis pas trop naze, histoire d'avoir ma bouteille de champagne gratos puisque, crions-le sur les toites, j'aurai vingt ans dans 6 jours ;)
Bonne nuit mes p'tits loups,

*Etoile*

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lundi 10 février 2003 à 02h03
*Quand Etoile rencontre son plus fidèle lecteur...*
Ca donne quoi ?
Héhéhé ;)

Suspense, la suite au prochain numéro !

Euh, faut vraiment que je dorme là, non ?
Bonne nuit mes p'tits loups,
*Etoile*

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samedi 15 février 2003 à 17h28
*Juste parce que*
Voilà, dans dix minutes, j'aurai officiellement 20 ans. Pas senti la différence, rien, juste des voix sur mon répondeur qui me souhaitent un bon anniversaire. Pas envie de décrocher le téléphone aujourd'hui, de remercier ces gens qui pensent à moi. Pas envie de parler de moi, tiens, pour changer. J'ai même pas envie d'écrire, mais puisque je manque à Aubépine, alors... ;)
Ce soir, mes parents m'amènent au restaurant. J'ai pas envie de sortir, mais j'accuse le coup, ils ont tous organisé, planifié le menu, etc, j'ai pas droit de faire la gueule un jour comme aujourd'hui.
Je me sens même pas vieille, tiens. Je ne sais même pas définir comment je me sens aujourd'hui..

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samedi 15 février 2003 à 18h13
*Y'a des jours comme ça...*
Cinq mots de lui dans ma boite à mail. J'avais bien besoin de ça aujourd'hui, tiens...
"Bon anniv'... Je t'embrasse".

J'suis là comme une conne, à regarder mon écran. Je peux pas croire ce que je vois, non, j'peux pas. Qu'il prenne trois secondes de sa putain de vie pour penser à moi... Et merde, tiens !

Ca me rend malade. Six mois qu'on a plus de contact, six mois que je pense à lui, aux erreurs que j'ai fait, à celles que j'aurai dû faire, à ces choses que je ne lui ai pas dites... Et il faut qu'il revienne aujourd'hui, l'air de rien, m'enfoncer son pieu dans le coeur à la manière Buffy, sans réfléchir une seconde que ces cinq mots là vont me faire chialer pendant des heures...
J'voudrais qu'on m'oublie aujourd'hui. J'aurais voulu que lui m'oublie. Je vais pas lui répondre. Je suis inscrite aux abonnés absents.
Putain de vie.

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dimanche 16 février 2003 à 00h46
*La taiseuse*
Trop souvent, elle ne dit rien. On dit pourtant d'elle qu'elle parle trop. Mais c'est qu'elle brasse du vent, vous comprenez. Les douleurs, les vraies, elle n'arrive décidément pas à mettre des mots dessus.

Un soir, elle a essayé de dire à quelqu'un cette douleur-là. Juste essayé, autrement ça fait trop mal et les larmes embuent ses yeux. Elle a essayé mais n'y est pas arrivé. Elle se dit qu'elle n'est pas prête, que c'est pour ça que ça coince. Elle se dit que c'est de sa faute à elle si l'autre en face ne comprend pas. Elle se dit qu'elle est conne, oui, voilà ce qu'elle se dit. Elle se dit qu'elle déconne ces derniers temps, qu'elle fait du tout et du n'importe quoi. Elle se dit que la vie ne la gâte pas, que c'est pour la rendre plus forte qu'on lui impose ses épreuves-là.

La taiseuse souffre. Infiniment. La taiseuse pense à celui qu'elle aime encore, juste un peu, quand elle y pense trop fort et qu'elle serre son nounours sur son coeur. Elle pense à son visage qui s'efface, qui devient moins précis, presque mort déjà. Elle pense à ses promesses qu'il lui avait fait, ces jolis mots d'amour qu'on dit et qu'on re-dit, et puis elle se dit qu'un jour, un autre l'aimera. Elle se dit que oui, elle est une fille bien, gentille, marrante, qu'il doit bien avoir un homme sur terre que ça peut intéresser. Elle se dit qu'elle aimerait qu'on l'invite à prendre un café plus souvent, même si ça ne rime à rien. Elle se dit que des petits riens devraient la rendre heureuse, mais qu'elle préfère un tout à cent petits riens.
Parfois, elle se dit aussi qu'elle devrait prendre des amants plutôt que d'attendre l'amour. Des tas d'amants, même, et elle se surprend à sourire à cette idée. Mais non, se répète-t'elle, ce serait se mentir. La taiseuse veut de l'amour, du vrai, un corps et un coeur indissociables. La taiseuse veut quelqu'un pour les jours à venir, pas juste pour une nuit. Elle sait pourtant qu'elle en demande trop à ces hommes qu'elles frôlent. Que de leur dire ça de but en blanc, c'est aussi les perdre un peu. Elle sait, elle se ment. Elle a froid. Elle a peur.

Ce soir, la taiseuse pleure. Elle voudrait entendre une voix familière lui dire que ça va aller, qu'elle va rencontrer quelqu'un de bien. Mais cette même voix lui dirait aussi qu'il faut du temps, et ce temps-là, la taiseuse ne l'a pas. Non, la taiseuse attend depuis trop longtemps déjà, elle se sent prête même si ça fait mal. Elle se sent prête et pourtant, elle sait qu'elle ne l'est pas.

La taiseuse pense au taiseux. Il lui manque. Elle l'aimait tellement qu'elle est folle sans lui. Qu'elle tourne en rond, qu'elle est différente. Elle l'aimait tellement qu'elle voudrait l'appeller ce soir, et lui demander pardon pour cette souffrance qu'elle lui a infligé. Elle voudrait entendre sa voix, juste ce soir, lui dire qu'elle pense à lui, bien sûr qu'elle pense à lui. La taiseuse pense qu'en perdant le taiseux, elle a perdu l'envie de croire en la vie, en l'amour, en demain. La taiseuse pense que sa vie n'a pas de sens, qu'elle voudrait poser sa tête sur l'épaule d'un homme et pleurer de tout son saoûl. Voilà ce qu'elle voudrait, oui. Qu'on la prenne contre soi et qu'on la serre fort, et qu'elle pleure jusqu'au petit matin. Elle voudrait s'endormir contre un corps, juste ça, regarder l'autre et se dire "voilà, c'est ça la vie". Elle voudrait pouvoir croire encore.

La taiseuse n'a plus confiance. En rien, en personne. Et quand elle donne un peu de sa confiance, elle se sent dépouillée, elle se sent vide et creuse. La taiseuse ne sait pas ce qu'elle veut, c'est vrai, elle l'admet volontiers.

Elle voudrait l'homme et la sécurité à la fois, la certitude d'une nuit et d'un matin, un baiser sur sa bouche. Elle voudrait que les larmes qu'elle verse soient de l'acide pour mieux lui brûler le visage et la défigurer. Elle voudrait ne plus se voir à travers le regard de l'autre, à travers l'incompréhension de l'autre. Elle voudrait une nouvelle chance. Une nouvelle chance. Elle voudrait qu'il n'y ait que des arrivées, et plus de départs.
La taiseuse déteste se retrouver seule dans sa grande chambre vide, à maudire les hommes. La taiseuse déteste qu'on lui mente, qu'on dise "je te rappellerai" si on ne rappelle pas. La taiseuse déteste être prise pour une conne.

La taiseuse est désolée. C'est le mot approprié. Désolée d'être ce qu'elle est. La taiseuse ne comprend pas les hommes, et voudrait bien comprendre, alors expliquez-lui vous, si vous pouvez. La taiseuse ne sait pas ce que les hommes attendent d'elle. La taiseuse voudrait une grosse pierre à mettre dans son bocal, et elle en crève de ce manque-là vous comprenez ?
Dites-lui que vous comprenez...

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dimanche 16 février 2003 à 19h00
*Proposition (indécente ?) *
Toi, moi, un autre lieu, un autre soir.
Rien que nous et les étoiles.
Pas un rendez-vous, juste une rencontre au détour d'une rue.
Interdiction de parler de lui, même deux secondes.
Interdiction de prononcer son prénom.
Juste toi et moi.
Parce que je ne te l'ai pas encore dit, mais j'ai passé une bonne soirée à tes côtés. C'est juste que c'était pas le bon moment pour moi, voilà, c'est ça.
Je ne boirai même pas, pour la peine.
Pas une goutte.
Je boirai juste tes paroles.
Je ne te demanderai rien.
Juste d'être là.
Seule condition que j'impose, ne pars pas en me disant "à bientôt peut-être". Je n'aime pas les peut-être...
La femme propose. Tu disposes ?
Tu n'es pas obligé.
Moi non plus d'ailleurs.
Mais j't'l'dis quand même, j'aimerai qu'on se revoit.


Valà, j'avais comme qui dirait écrit cette petite bafouille cet aprèm. Mais le sens reste le même quelques heures plus tard... J'le publie juste pour tes archives en fait ;))

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lundi 17 février 2003 à 10h30
*I will survive... Ou quelque chose dans le genre...*
Lundi matin, matin gris, matin chagrin.
J'aurais donné tout ce que je possède pour ne pas avoir à me levée ce matin. Une regard inutile sur le calendrier ; mais oui, mais oui, nous sommes bien le 17 Février. Voilà. Ca fait mal et ça délivre à la fois, drôle de sensation. J'aurais envie de pleurer, faut pas que j'y pense trop fort, faut que la journée se déroule comme une bobine de laine, comme une bobine de fil. Le long fil rouge de la tragèdie. Appellez-moi Antigone, j'aimerais mieux mourir que renoncer.
Ma mère : " Ah tu as vu quel jour on est aujourd'hui ?". Groumph. Vieille sorcière, va. Hier soir, elle s'est pointée dans ma chambre en m'disant " Si tu avais toujours des contacts avec.. tu me le dirais ?". J'hoche la tête. Preuve que oui, d'accord, je mens à ma mère. Mais c'est pour pas la blesser, pour pas lui dire que oui, il m'a écrit, que oui, il m'aime encore, que oui, oui, oui, il pense à moi. Ca la tuerait ma mère... J'suis pas une fille cruelle. Alors je dis non, non je n'ai pas de nouvelles, il est peut-être mort, on s'en fous. Mais à qui je mens là ? Non, je m'en fous. Aujourd'hui est un jour de plus sans lui, mais pas n'importe quel jour du reste de ma vie... Un 17 Février.
C'est sournois un 17 février. Comme une intraveineuse. Comme un coup de fusil dans le dos. Ca vous surprend, ça fait mal, et puis on voit des étoiles et la douleur s'atténue un peu. Ca vous prend sans prévenir, comme une mauvaise grippe. Je suis pourtant vaccinée, mais pas sécurisée pour autant.
Répètons tous en choeur, aujourd'hui est un jour comme les autres. Pas le jour qu'on avait prévu pour nos fiancailles. Non, non. Aujourd'hui est un joli lundi, un lundi ciel gris, et je vais devoir dire à mes amies "Non non, je ne pense pas à lui, du tout, du tout'. Autrement, je vais leur pourrir la journée avec mes idées à deux balles sur les z'hommes.. Non merci.
Ma soeur : "Héééééé, bon anniversaire ! Euhhh de mariage j'veux dire !!". La p'tite garce. Elle le détestait elle aussi. Comme on peut détester le mec de sa soeur, c'est tout simple. Elle n'éprouve aucun remords à me parler de lui, elle. Qu'elle tombe amoureuse une fois, et après on en parle. Reviens-me voir quand tu seras grande, poupée.
Aujourd'hui, je veux vivre. Pas me monter la tête avec des "si". Déjà trop donné, merci bien. On va dire que c'est comme ça la vie, que je n'ai que 20 ans et toute une vie devant moi, gnagnagna, mais cette vie-là, c'est avec lui que j'aurais voulu la passer.

Vivement le 18 Février. Pourquoi ? Juste parce que ce ne sera pas le 17, voilà pourquoi.
Il aurait mieux valu qu'il se taise. Qu'il ne dise pas qu'il m'aime encore et qu'il pense à moi comme un fou. Qu'il ne m'écrive pas toutes ces choses qui me rendent moins fortes. Qu'il ferme sa gueule, voilà, c'est ça. Mais c'est un homme, hein. Il voulait voir où j'en étais de ma vie, mission accomplie.

Vivement le week-end prochain. Je veux penser à tout sauf à lui. Il n'y aura pas de chaise vide à côté de moi. Juste mes vieilles copines (euhh, vieilles...) et la famille. Je ne penserai pas une seconde à lui, sauf quand mon cousin me prendra par le cou en me disant "Alors ma belle, toujours célibataire ??". Faudra que je lui explique la théorie du bocal à lui aussi. La grosse pierre. Faudra que je lui explique, oui. Il va bien falloir continuer à avancer dans cette putain de vie....

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mercredi 19 février 2003 à 22h01
*Et on fête quoi, déjà ?*
Une once de colère. Les gens m'exaspèrent. Enfin, pas tous les gens, juste ceux (celles, en l'occurrence) qui se prétendent être mes amies. Comme prévu, je téléphone ce soir à tous mes invités pour vérifier que tout le monde vient samedi soir, à ma petite soirée d'anniversaire, au lieu et à l'heure prévus.

Je laisse un message sur le répondeur d'Agnès : « Coucou ma puce, c'est moi ! Je t'appelais juste pour vérifier que tu venais bien samedi soir avec ton chéri à ma petite soirée ! Envoie-moi un texto pour confirmer, ou rappelle-moi ! Bises.. »
Une demi-heure plus tard, un texto de cette chère Agnès : « Oups, désolé, je ne me souvenais plus mais j'ai autre chose de prévu. Ne sois pas fâchée, ce sera pour une prochaine fois ». Traduction, tu m'emmerdes avec tes fêtes à la con. Je suis archi-dégoûtée. Elle pourrait au moins s'excuser, c'est le minimum. Non non, et bien tant pis. La prochaine fois qu'elle voudra me parler, c'est elle qui appellera.

J'appelle Alice. Premier essai, personne ne répond. Je re-essaye. Alice est dans sa voiture, entourée de sa nouvelle ribambelle d'amis -que des couples, bien entendu - . Obligée d'hurler dans son téléphone que non, finalement, elle ne viendra pas, que elle débauche à vingt heures et que elle doit faire ceci cela avec son copain. « C'est samedi soir, tu comprends » ajoute-t-elle. Ben non, sorry, je comprends pas, et j'ai les nerfs. Envie de gueuler ( non non tu me calmes Etoile..) ,de lui dire que merde, on est super copines quand même, qu'elle n'a pas le droit de me planter ce soir-là. C'est mon anniversaire, flûte, et ça fait au moins trois ans qu'on a pas bouffé ensemble.
On se connaît depuis six ans avec Alice, on était ensemble en seconde. C'était la seule fille à avoir 18 ans en seconde, c'est en partie pour ça que je l'aimais bien. Elle ne se prenait jamais trop au sérieux. C'était bien, tout ça. C'est loin maintenant. En terminale, on a été dans la même chambre d'internat.C'était la fête tous les soirs, on foutait notre petite zone, on se marrait bien. Et puis maintenant, elle me plante. Elle préfère probablement passer la soirée blottie dans les bras de son homme. Soit. Je comprends. Si, si, je comprends, j'ai l'habitude avec Alice : les mecs d'abord, les copines après. Elle a toujours fonctionné comme ça, ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va changer. Elle me demande à peine comment je vais, mais n'omets pas de me dire que elle, elle va bien. Bien sûr qu'elle va bien, elle a un mec, elle. Mais ton tour viendra, qu'elle me dit. Typiquement le genre de phrase que je déteste : Un de perdu gnagnagna ; mieux vaut être seule gnagnagna ; les hommes passent les amies restent... Mouais ! Nan y'a pas à dire, je suis déçue par son attitude. Je n'aime pas qu'elle oublie toutes ces fois où moi, j';ai été là pour elle, à la consoler des nuits durant parce que X ou Y l'avait quittée. Trop bonne, trop conne. Bravo ma fille, tu as tout gagné.

Du coup, cinq invités en moins à ma petite soirée. Et merde. Ou comment se casser le cul à organiser un super truc pour un résultat zéro. Cinq oui, car en plus d'Agnès et son mec, d'Alice et son mec ; il se trouve en plus qu'Auré bosse samedi soir jusqu'à 20h30 et qu'elle ne peut décidément pas arriver à minuit à ma fête. Elle est désolée, moi encore plus, mais elle s'excuse elle, au moins. Et puis avec Auré, c'est différent, on se voit presque tous les jours à la fac. Agnès et Alice, ça faisait longtemps, et puis j'aurais aimé connaître mieux les hommes de leur vie, et tout ça.

Voilà pourquoi je déteste organiser des trucs. C'est typiquement le genre de truc voué à tomber à l'eau mais qu'on s'obstine quand même à organiser. Ma mère et sa rengaine : « Vingt ans ça se fête gnagnagna ». Ouais, peut-être, mais des fêtes comme ça, je m'en passerais volontiers merci bien môman ! J'étais contre cette fête en plus, dès le départ. Ce qui m'a motivée, c'est l'idée de revoir plein de vieux potes, potes qui, au fur et à mesure que la date approche, annule un à un pour ceci ou pour cela. La prochaine fois, ce sera un resto entre copines comme l'an dernier, et basta. Pas de flonflons ni de champagne.
Décision prise, je ne fêterai pas mes trente ans ;)

C'était Etoile, en direct de son ordinateur limougeaud, un mercredi soir avec ces désillusions presque ordinaires. Ou comment reconnaître les vrais amis des faux.
Une Etoile en colère, Dieu que c'est beau comme il dirait mon pote Balavoine ! Dieu que c'est triste d'avoir 20 ans...

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jeudi 20 février 2003 à 22h10
*Bis repetita*
Je confirme : c'est la première et dernière fois que j'organise une quelconque fête pour un quelconque événement.
Chris a annulé. Elle non plus ne sera pas là demain.

Je comprends. Bien sûr. Je comprends toujours tout moi, même mes annulations de dernière minute, même les coups bas, même les « je suis désolée ». Je me demande juste jusqu'à quel point l'autre en face me comprend. Je sais bien que là, dans l'instant, je réagis comme une petite fille super gâtée. Tant pis pour ma gueule.
J'assume. J'assume ma candeur qui me pousse à croire que les gens que j'aime seront toujours là pour moi au même titre que moi, je suis toujours disponible pour eux. J'assume cette gentillesse qui fait dire aux gens que je suis une « gentille fille ». Gentille fille, les limites avec la conne sont très proches, et souvent, souvent, oui, souvent, c'est ce que je me dis, que je suis une gentille fille, certes, mais une conne.

Je suis en colère. Ca bouillonne dans ma tête comme pas permis. La prochaine fois, j'enverrai des faire-part... Un an à l'avance. Non d'ailleurs, il n'y aura pas de prochaine fois. Pour un peu, j'arrive à ressentir ce que vit Lucas quand je lui répète que non, je ne viendrai pas à son mariage. Il me semble que oui, nos deux vies sont très proches, finalement. Son mariage est le plus beau jour de sa vie, et sa meilleure amie de toujours ne sera pas là. Mes vingt ans ne sont pas le plus beau jour de ma vie, mais j'aurais voulu leur donner un sens, et mes amis ne seront pas tous là.
Chacun a ses excuses, et sa façon bien à lui de me murmurer qu'il est désolé. Chacun cherche son chat, et moi, je cherche le sens de toutes ces simagrées, de toutes ces pseudos festivités pour célébrer ceci cela. Je cherche le sens de ma troisième décennie qui a quand même, admettons-le, super mal commencé.

Cherchez ma meilleure amie. Et si vous la trouvez, en train de servir des beaux clients un samedi soir, en train de faire des sourires, ou derrière un évier à la plonge, rappelez-lui de me téléphoner, just because je suis là, moi. Petite, minuscule, face à mes déceptions. Face à mes envies de partager mes matins avec ceux que j'aime.

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vendredi 21 février 2003 à 23h23
*Nuit blanche avec Nolween*
Hier a été une journée de merde. Avec une copine de fac, que j'appellerais Nolween avec son accord (héhéhé !), on décide de se remonter le moral collectivement, vu que nos vies sont un peu galère en ce moment...
On décide de passer une nuit blanche, à l'endroit du même nom. Et on y reviendra, c'est certain...

On entre, trente paires d'yeux se figent sur nous. Moui, il est tôt, et nous sommes le seules filles. Forcément jolies, donc forcément regardées, convoitées et plus si affinités. Ce soir, c'est objectif "cherchons le mâle", sans se faire du mal. Nolween a comme qui dirait un copain, mais ce soir, c'est elle qui le dit, on oublie tout. Nos exs, nos futurs, nos potentiels, nos inaccessibles. On garde juste nos envies, juste elles. Ce soir, on agit en mecs, c'est décidé, et on mate tout ce qui nous tombe sur la main.

Le premier qu'on remarque, parmi cette horde de tee-shirts et de jeans, portera le petit nom de l'homme au tee-shirt blanc. Visiblement, cet homme-là sait s'y prendre avec les filles... Et pas qu'avec les filles d'ailleurs. Mais qu'est-ce-que ça peut faire que ce gars-là soit gay,vu qu'il bouge son corps comme un dieu. Teeshirt et jeans moulant, ce soir, on a droit à la totale. Ca ressemble à un striptease, sauf que le gars reste habillé. Malin l'animal, on bave comme des lycéennes à la vue d'une de ses tablettes de chocolat. Depuis l'autre bout de la salle, il nous fait des petits signes, genre je suis là pour vous les filles.

Soudain, deux individus interrompent notre délectation. Dans notre jargon de filles, on appelle ça des casse-couilles...
Ou des mecs bourrés. J'ai omis de préciser de que je n'ai bu que du Coca moi .. et une petite Despé de rien du tout, d'accord, d'accord.
L'un des deux est décidément grande tchatche. Le genre qui te saoûle en deux minutes top chrono...
Extrait d'une conversation en feu de paille :

- Et vous faites quoi en lettres modernes ?
- Ben... On étudie.
- Ah ouais.
- ....
( Genre je vous casse le moral à vous parler de la fac alors que vous êtes sorties pour vous changer les idées)
- Et vous faites quoi comme bouquins ?
- Euh ben par exemple on a fait Germinal y'a pas longtemps
- Ah ouais je connais
-...
(M'est avis qu'il connait surtout la version cinéma avec Renaud, ce qui est loin d'être la même chose..)
[....]
- Et Germinal, ça parle de quoi ?
Nolween : - De la mine...
Moi : - de la révolte ouvrière...
- Ben excuse-moi Jennifer mais... ( Ah oui, un détail. J'aime bien joué au caméléon, la nuit... Ce soir, ce sera Jennifer pour moi, et ma copine, ce sera Nolween. Comme les filles de la Star Ac', on le savait déjà, ouais ouais, merci les gars. )
T'as rien pigé au bouquin !!
- Hein ?!
Ch'suis interloquée..
- Soit tu as tout lu de travers, soit tu ne l'as pas lu du tout, ma pauvre fille. C'est pas du tout ça le sujet, mais alors pas du tout !!!
- ?...
Je rêve !! Y l'aurait p't'être fallu que je lui parler socialisme, naturalisme, ou je ne sais quoi d'autre ? Nolween est morte de rire, me tient par la main pour pas que j'm'énerve, trop tard, j'suis pas une diesel moi, j'démarre super vite ;)
- De toute façon ma pauvre Jennifer, tu vas te faire rétamer au CAPES vu comment t'es vulgaire et grande gueule ! T'as beau être super mignonne, jolie et tout, y'a pas que ça qui compte !!
- Erk erk erk. en fait je veux faire instit'
(Heureusement que je suis assise !)
- Ouais ben c'est le même topo, t'y arriveras pas, t'es pas trop pédagogue comme fille
- Et toi, tu crois que c'est comme ça que tu vas te débusquer une gonzesse ? Mmmh ?
[...]
Au bout d'un quart d'heure, ils se tirent. Ouf. Deux secondes de plus et il se prenait ma main dans la gueule celui-là ! Enfin, on est quand même mortes de rire devant le désastre... Y'a plus d'hommes, ma p'tite dame ! Y'a même plus de vraie drague où le garçon vous dit juste "vous êtes charmantes mesdemoiselles, je peux vous offrir un verre ?". Non, non, en 2003, l'homme s'assit sur NOTRE banquette, contre NOS genoux, sans demander la permission, et prend une cigarette dans le paquet de Nolween , l'air de rien. Et quand on le dégage poliment, il trouve le moyen de venir me prendre la main une demie-heure après pour que j'aille me frotter contre son corps. Non merci, j'vais peut-être me confiner dans mon attente de l'homme idéal moi, quand je vois les dêgats - lol.

Le reste de la soirée se passe dans la délectation du "je regarde mais je ne touche pas". C'est assez marrant de voir tous ces jeunes hommes sur la piste, de les mater, oui, car c'est bien de ça qu'il s'agit, et de faire des pronostics sur les capacités de chacun... Manquerait plus qu'on rote et on serait des vrais mecs, Nolween et moi ! - lol
Le jeune homme au tee-shirt blanc a continué de nous faire ses danses super sex jusqu'au bout, même après que Chris soiut venue nous rejoindre à minuit. Il a continué, et moi, moi, moi, j'voudrais bien juste aller toucher ses abdos, juste pour voir. Pauvre Jennifer, ça fait un bail que t'as pas touché un homme, hein ? ;)
J'avais aussi repéré un p'tit blond. J'aime pas spécifiquement les blonds, tiens, j'prèfère les bruns. Mais celui-là de blond, il était tout beau tout mignon, avec sa paille à la bouche. J'avais la flemme de me lever, ch'suis pas une dragueuse moi, j'aurais eu l'air toute bête à lui dire "Euhhh saluuuut euhhh j'te trouve super beauuuu euhhh". Ouais non, ça va, j'vais pas m'infliger ça, hein ! C'est trop mieux de regarder. D'imaginer.
Mouiiii. Et j'ai beaucoup d'imagination, moi....

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samedi 22 février 2003 à 12h45
*Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer....*
Levée à 8 heures, hop ! hop ! hop ! J'ai la gueule en vrac même cinq heures plus tard.

Ce matin, c'est grads préparatifs. Faut dire qu'on attend une cinquantaine d'invités pour 18h et qu'on n'est pas, mais pas du tout, au point. J'ai donc passé ma matinée à faire des toasts. Avec ma mère qui ne sait pas tartiner proprement, et ma soeur qui se met du fromage dans les cheveux, et mon cousin qui installe la sono dans la salle des fêtes, et ma grand-mère qui fait de la mayonnaise maison paske "la Lesieur, c'est dégueulasse mes chéris ! ". Et moi qui chante, je leur casse les pieds, j'm'en fous, c'est ma fête aujourd'hui, nannn ?

Cet après-midi, on décore la salle avec deux amies de ma soeur, et va falloir que je monte sur un escabeau, et j'ai le vertige moaaaaa ! Ca va pas être simple encore cette histoire, je sens bien qu'il va falloir qu'on appelle un homme ou deux au secours...

Dans la série des annulations, ma cousine a quitté son copain hier... Un invité de moins, et un moral à remonter, because ça fait un peu trois ans qu'ils étaient ensemble, et même s'ils n'ont que 17 ans, ça fait autant mal, faut pas croire. J'ai un peu peur que ce soit larmes et mouchoirs ce soir... :-/

J'suis assez impatiente, finalement. Ca va me faire du bien de voir du monde, y compris certaines tronches en biais ;) J'vais pouvoir câliner mes cousins toute la soirée ! Et embêter mon autre grand cousin qui veut pas de nanas "paske ça sert à rien et qu'on est mieux seul". Pfffiooouut. Et puis ma cousine russe doit me chanter bon anniversaire en russe, et puis, et puis... Hé, oh, comment je m'habille au fait ?!

Bisous mes p'tits loups, à demain probablement pour le rapport... J'vous dirai si le frère de ma meilleure amie d'enfance est toujours aussi craquant que quand j'avais 10 ans... Manque de pot, il est gay. J'suis poursuivie par la malédiction ! ;) M'enfin, gay ou pagaie, il reste le seul gars potentiellement libre ce soir, hein !
Sinon, faut que je me rabatte sur mon cousin, et la famille, quand même, c'est sacré ! Quoique, au quatrième degré...

( J'ai un peu les hormones qui travaillent en c'moment... Pfff... Sept mois, merde, sept mois ! - lol C'est rien, ça va passer... )

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dimanche 23 février 2003 à 04h32
* A 20 ans... rien n'est impossible ! *
Non, non, vous ne rêvez pas, c'est bien du Lorie en intitulé ;) Je suis un peu déglinguée du cerveau, c'est pôooo grave !
J'ai été bien sage. Bien correcte. J'ai mangé proprement. J'ai pas câliné ni mon cousin, ni l'ex de ma cousine, ni le beau gay. Que dalle.
J'ai même pas bu.
J'ai pas raconté d'aneries.
(ohhhhh regardez comme son nez s'allonge ! )

C'était terrible finalement. Spécial, mais terrible ! Entre larmes, désespoirs, premiers baisers et chorégraphies en tous genres.... Entre Gin et champagne, entre les anciens amis et les nouveaux, entre coups de téléphone et toasts.
Rapport demain.
Quand j'aurai bien désaoûlé quoi....

Hep, devinez ? Y'a ma copine elle m'a offert des étoiles à mettre à mes zoreilles ! héhéhé ;)
Comme par hasard !

Dodo. Bobo tête moi, mais le pire dans tout ça, c'est que je reste lucide et que demain, je me souviendrai de tout.
Tout. Tout. Tout.
Pfff. Préparez-vous psychologiquement à un long texte sur les folies étoilesques !

Bonne nuit, pour le peu qu'il en reste.

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dimanche 23 février 2003 à 19h45
*Et si on se donnait rendez-vous dans 10 ans ?*
Pour mes 30 ans. Quand je serai aussi vieille que mon cousin Dada. Quand j'aurai un mari, et un travail, et même peut-être un petit bouchon qui m'appellera Maman de sa toute petite voix. Quand j'aurai compris que le Gin, surtout quand on a rien mangé depuis 8h30 du matin, ça saoûle dur. Même avec du Kas. Quand j'aurai pris 10 ans dans la gueule et que je me dirai "Voilà, c'était bien d'avoir 20 ans".

Eh bien, ça y est, j'ai réalisé. J'avais pas compris que j'avais 20 ans, j'avais pas bien saisi que ce jour-là était enfin arrivé. Et hier soir, j'ai revu mes deux amies d'enfance. J'avais revu Cindy cet été, on travaillait au même endroit, et du coup, on a repris contact et on s'appelle régulièrement. C'est une gentille fille, bien élevée, toujours souriante, un peu à l'opposé de moi, un peu candide aussi, une blonde aux yeux bleus. Ca m'a fait plaisir qu'elle vienne. On referme la boucle, on parle de "quand on avait 10 ans" et que j'étais la chouchou de l'instit', et qu'on allait manger des chocolatines chez Frédéric, et qu'on avait hâte de devenir des grands, de devenir des vieux même. Et que mes parents voulaient me fiancer avec Bernard, et que Cindy était un peu jalouse, et que Bernard a pleuré le dernier jour de l'année de CM2.
Ange était là aussi. Plus belle encore que sur nos photos de mômes. Magnifique, sublime, comme quand on avait 10 ans et qu'elle était ma meilleure amie et qu'elle venait dormir à la maison. Et qu'on se rendait malades à manger des grosses fraises en guimauve, et qu'elle m'apprenait ce que c'était qu'une guine, et qu'elle collectionnait les poupées de tous les pays, et qu'elle était mon Ange, et que j'étais son Etoile, et qu'on disait que rien, ni personne, surtout pas la vie, ne nous séparerait. Et puis, la vie se joue de nous, et on se retrouve à 20 ans, à se regarder et à se dire "Tu es belle". Tu es belle, mon Ange, même si tu es diaboliquement différente. Même si tu n'aimes pas DePalmas. Même si tu trouves idiot de fêter les anniversaires.

On regarde la photo que m'a offerte ma nounou, chère nounou, que je t'aime toi, avec tes rides et ton éternelle douceur. Que je t'aime et que je suis heureuse de t'avoir serré contre mon coeur, comme pendant toutes ces années où tu me récupérais à l'école à 16h. Que je t'aime malgré les bananes vertes que tu m'obligeais à manger, malgré la grendaine que tu me forcçais à boire, malgré le roudoudou que tu ne m'as donné parce que je n'avais pas dis merci assez fort. Que je t'aime malgré ces dix ans sans te voir, sans te parler, sans t'entendre.
Ange et moi, on regarde cette photo, et c'est là qu'on comprend. Au-delà des mots qu'on ne dit pas, on sait bien que voilà, on y est. On est grands là. Pas forcément aussi grands qu'on voudrait l'être quand la vie nous bouscule, mais grands quand même. Nos rêves sont là, sur du papier glacé. Des enfants prennent leur quatre-heures assis autour d'une table. Une petite fille est au premier plan, elle regarde l'objectif, avec toute son innocence et sa fraîcheur. Elle doit avoir 8 ou 9 ans, elle a encore les cheveux aux épaules à cette époque. A côté d'elle, sa petite soeur, avec ses grands yeux, qui la fixe. Au second plan, son amoureux Bernard qu'elle n'a jamais revu. Elle le trouve beau, mais n'ose pas lui dire. A côté de Bernard, Amélie, Chloé, et d'autres enfants dont elle ne se souvient plus.
Ange dit "Cette photo est magnifique". Nounou répond "Non, c'est vous qui êtes magnifiques". Elle ajoute, la larme à l'oeil "J'ai toujours su que la petite graine de fillette que tu étais finirait par devenir une superbe jeune femme". Et bien moi, je ne le savais pas. Je me regarde dans le miroir des toilettes, j'ai les joues rouges parce que j'ai un peu bu, je suis paillettée de partout, les yeux, la bouche, le corps, et je me dis "Voilà. T'as 20 ans".

Je suis contente. J'ai revu le frère d'Ange... Mon fantasme d'enfance, mon idéal. Garçon magnifique. Je pourrais le contempler des heures durant. Il n'a pas changé. Qu'il est 16 ou 26 ans, il reste magnifique, yeux bleus et bouche rieuse. Je me souviens de lui, peignant Ange au fusain, disant "Je ferai les Beaux Arts". Oui, il fera ça, il l'a fait, et il est là, ce garçon, devant moi, avec sa solitude et sa ressemblance avec Marc Lavoine. Je me contenterai de le contempler. Il restera une étoile, inaccessible. Juste parce que il aime les garçons, et que moi, je ne suis qu'une fille, et ça mes 20 ans n'y changeront rien. Je me contenterai de lui servir l'apéritif et de lui donner ma nougatine de pièce montée, en faisant un petit sourire. Il dit " Tu as le même sourire". Oui, toi aussi, et pas que le sourire... On se donne rendez-vous dans 10 ans, juste toi et moi ?

Et puis, mon cousin. Avec ses trente ans, son maillot OM, et ses blagues sur les femmes qui ne servent à rien, hormis à se satisfaire de temps en temps. Mon cousin et sa carapace. Mon cousin et ses câlins, mon cousin qui m'aime et moi qui l'adore, mon cousin qui en bon DJ, me passe du Lorie dans les oreilles tout l'après-midi. Mon cousin qui, hier soir, a craqué pour une autre fille que moi, Ange et la beauté qui émane d'elle. J'ai beaucoup parlé avec lui. De ce que ressentent les hommes, de ce que vient les roses l'espace d'un matin, de ce que je suis seule en ce moment, dans ma phase de transition. Mais mon cousin a des oreilles qui traînent partout.... "Et c'était qui le jeune homme qui t'a appellé tout à l'heure ?". Hein, de quoi tu causes, cousin ? Mon cousin a des idées bien arrêtées sur moi, et il dit " Voilà, c'est pas encore ce soir que je t'emballerais, cousine ! ". Pas non cousin, je suis pas encore assez saoûle, mais merci pour la proposition. Mon cousin fait pleurer ma soeur, parce qu'il se moque de ses faux-ongles et de sa robe léopard, et que ma soeur n'aime pas trop la plaisanteriE. Mon cousin calîne ma soeur, lui dit "Allez, fais pas la gueule, t'auras 20 ans un jour, toi aussi."

Ailleurs, un garçon de 18 ans a décidé de mourir d'ivresse parce que sa belle l'a quitté. Il ne voulait pas venir, parce que c'est l'ex de ma cousine et que ma cousine est venue aussi. Il ne voulait pas, mais il est là, à regarder cette fille superbe se trémousser sur la piste de danse. Leurs doigts se frôlent un peu, ils s'asseoient côte-à-côte à table, et se parlent comme des vieux potes. Il me glisse à l'oreille "Je vais mal". Et je le sais, et ce garçon m'offre sa détresse en guise de cadeau d'anniversaire, et ce garçon me sert contre ce corps quand il danse avec moi. Je n'ai pas l'âme d'une fille consolatrice, et je le regarde se noyer sans pouvoir l'aider, parce que il m'affectionne depuis longtemps et que je ne veux pas qu'il se fasse des idées sur ma tendresse. Il finit la soirée ivre mort, à dormir dans sa voiture. Et ma cousine passe la soirée à fumer du shit devant la porte d'entrée, leur destruction me touche, mais je n'ai pas les armes pour lutter. La mère de ma cousine se désole "Je l'aimais comme un fils". Et l'imparfait, ça veut dire qu'il est mort, c'est ça ? Ce n'est pas juste. Trop jeunes pour s'aimer, diront certains plus tard dans la nuit. Peut-être, mais ils sont allés au bout de leur rêve...

Autre désespoir de la soirée, ma tante fond en larmes dans mes bras, aux toilettes. Je suis déjà saoûle, mais trop peu pour de pas ressentir la douleur de cette femme que, disons-le, je n'aime pas. Ma tante est une mégère, elle n'aime personne, surtout pas moi. Elle fait des sourires mais nous tire dans les pattes bien souvent, et pas que par derrière, et pas que par hasard. Et ce soir, elle me touche. Je la prends dans mes bras, consciente du ridicule de la situation, deux personnes qui ne s'aiment pas peuvent-elles s'enlacer encore ? Avec mes mots, j'essaye d'apaiser ses douleurs. Femme en exil, Paris lui manque, son fils lui manque, elle n'aime plus son mari, son mari déprime et refuse de prendre des anti-dépresseurs, son fils va avoir un enfant avec une fille qu'elle n'aime pas, et les deux enfants nés d'une première union vont devenir fous. Et moi, à 20 ans, il faudrait que je lui dise "Mais la vie est magnifique ! " ??
Pas la force. Je cours chercher ma mère pour qu'elle, elle la console.

Plus tard, autre pause pipi, autre scène de toilettes. Ma soeur assise sur l'évier, sa bouche sur celle d'un p'tit blond. Le fils du voisin, 15 ans, avec qui elle a dansé trois slows un quart d'heure avant. Ma soeur est amoureuse. J'ai comme un pincement au coeur, mais elle est jolie quand elle sourit et qu'elle me glisse " J'ai son numéro de téléphone". Et je me dis que oui, décidément, il manque quelque chose à ma vie, une scène de toilettes, ou une bouche, c'est selon. Et tout ce qui va avec. Après, je pourrai mourir en paix, dans l'amour de l'autre. Je murmure à ma copine Marie, "voilà, la roue tourne". Marie sourit, elle peut sourire Marie, elle est encore avec son premier amour, et ça fait 6 ans que ça dure. Elle n'existe que pour lui, parle beaucoup de lui. Marie est magnifique ce soir, et racontera aux copines comment j'étais bourrée, d'accord d'accord. La maman de Marie est là aussi, comme celle d'Ange. Comme je me lamente sur le célibat auprès de mon cousin, la maman de Marie me fait remarquer qu'elle, avec ses 45 ans, elle est toujours célibataire. C'est encourageant, merci bien madame.

Le reste de la soirée, c'est des bisous sur mes joues.
Des chorégraphies de Las Ketchup en passant par la chenille.
Des frôlements de tissus.
Des musiques. Des visages.
Des cadeaux à ouvrir. Le discours à faire, mais là, j'étais pas en forme et j'ai juste balbutié "merci d'être venus". J'avais pas préparé de discours, mais on m'a appplaudit quand même.
Des enfants qui s'agrippent à moi. Ma petite voisine de 2 ans qui m'offre son serre-tête lumineux et danse avec moi.
Mon petit voisin de 12 ans qui interprète l'hymne hollandais à la trompette.
Marie qui fait des photos de moi.
Mon cousin qui met du Sinsemilia pour faire plaisir à Ange.
Moi et le Cahors, charmant petit Cahors que tu étais bon.
Moi et le saladier de salade que je me renverse dessus, frappée par le tir d'une sarbacane en plein visage.
Mes chaussures qui glissent à cause de la vinaigrette à salade que j'ai sous les semelles, et moi qui m'étale.
Des ballons, ceux que ma soeur a gonflé tout l'aprèsmidi.
Des enfants qui rigolent en éclatant les ballons.
Des gens qui insistent pour que je danse.
La piéce montée, et la nougatine que j'offre au frère d'Ange.
Le champagne, et les bulles, et le verre que je me renverse dessus.
Des rires. Même le mien.
Des coups de fil. Les absents qui pensent un peu à moi.
Des rocks endiablés entre la maman de Marie et un ami de mon père, célibataire, vont-ils conclure ?
Ange qui fait du charme à mon cousin.
Les copines de ma soeur qui ricanent.
Ma soeur et son nouvel amoureux, assis en bout de table, ils resent silencieux et osent à peine se regarder.
Et puis, des gens qui disent au revoir.
Et il faudra tout ranger demain...
Et on a tout rangé ce matin.
Et moi qui dit à Ange " Je t'inviterai à mon mariage". C'est con comme phrase, mais ça nous fait rire.

Et la vie, la vie, la vie qui passe et qui nous change un peu, souvent plus qu'on voudrait, parfois pas assez.
Et la vie, magnifique vie, si on ne garde que quelques heures et qu'on en fait une chanson...
Ma chanson.
Voilà, j'ai 20 ans.

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lundi 24 février 2003 à 01h40
*Conversation d'alcôve*


"Les choses dites sont moins incertaines que celles qui ne le sont pas. Mais pouvait-il seulement répondre, révèler abruptement son désir, et le ravissement, et l'immémorial dessein ? Dire tout de go : Nous sommes là parce que j'ai envie de coucher avec vous et que vous allez être d'accord. Ou bien être un peu chantourné et murmurer tout bas : Nous sommes là pour nous séduire, nous sommes là parce que vous me plaisez, parce que je pense à vous sans arrêt, parce que j'ai dû tomber amoureux et que je vous plais aussi, même si vous trichez en feignant de l'ignorer. Non, il ne pouvait dire ces mots. Ca ne se faisait décidément pas".

***

"Ils pouvaient tout se dire, elle était pleine de désirs, la voix d'alcôve lui remuait les sangs, et qu'est-ce que c'était que cette magie sinon un désastre, des secrets, des mensonges, des remords, des souvenirs, des brûlures, ils ne voudraient rien laisser perdre et elle serait malheureuse. Elle l'était déjà : torturée, coupée en deux. Elle ne voulait que se coucher contre lui, et elle en était incapable. Qui pouvait comprendre cela, ce mélange féminin de désir et de pudeur ? Elle-même en était piteuse et interloquée. Elle pouvait tout lui dire, et cependant pas encore la vérité de ce moment. Vérité sexuelle : j'ai envie de coucher avec vous, mais je crois que je n'oserais pas pour l'instant".

***

"Il la désirait, et cependant il y avait un au-delà de ce désir : une affinité qui lui était plus chère que l'attirance parce qu'elle était beaucoup plus rare. Et c'était dans ce sentiment de proximité, dans cette sensualité assouvie déjà par la parole, le sourire et l'attente, qu'il la contemplait. Alors, comme ils n'avaient soudain plus de sujet de conversation, ils se regardèrent en silence".


Alice Ferney - La conversation amoureuse.

Vous n'avez pas idée comment j'aime ce livre, et comment ces mots-là me parlent... Non, vous n'avez pas idée, ou si peu, si peu.
J'ai le coeur qui cogne dans ma poitrine... Et j'aime ça.

Bonne nuit mes p'tits loups

*

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lundi 24 février 2003 à 16h52
*P'tite soeur est amoureuse... <3 *
Vous le saviez, vous, que ma p'tite soeur était tombée amoureuse ?
Moi non plus, je savais pas...

Ma soeur rentre du lycée. Jette son cartable dans le couloir. Se jette dans le fauteuil et allume la télé.
Sourire en coin, bouche en coeur, étoiles dans les yeux. P'tite soeur a le coeur qui cogne fort, fort, fort dans sa poitrine, elle dit qu'elle va éclater. P'tite soeur a peur, mais cette peur est tellement jouissive que p'tite soeur se marre. P'tite soeur bouillonne d'impatience, elle s'en ronge les ongles, elle court dans la maison. P'tite soeur découvre quelque chose de nouveau, elle ne comprend pas très bien, elle sait juste que c'est nouveau, tout beau, tout magique. Elle sait juste qu'elle est heureuse, et que la vie est belle, couleur arc-en-ciel. P'tite soeur est amoureuse. Amoureuse. Amoureuse...

Ce soir, son nouvel amoureux doit l'appeller, il lui a promis samedi soir, et elle trépigne d'impatience depuis ce matin, à raconter son premier baiser avec ce garçon à toutes ses copines. Et elle m'explique que c'est un garçon génial, super drôle, qu'il a de l'acné, qu'il l'a embrassé dans les toilettes, longtemps, longtemps, qu'il lui a raconté sa vie, qu'il va l'appeller ..."Oui, il va m'appeller".

Un flash.
"Grande soeur, dis-moi, comment on fait les bébés ? ". Elle avait 5 ans, peut-être plus. Elle m'était tout le temps dans mes jambes, accrochée à moi comme une petite sangsue. Elle me vénérait, me piquait mes Barbie et leur tondait les cheveux au rasoir. Elle aimait qu'on joue à l'école, moi la maîtresse et elle l'élève. Après est venue la haine, et les chagrins d'une mère cisaillée entre ses deux filles. Ma soeur m'a longtemps détestée, c'est un fait. Et il est probable qu'une part d'elle me déteste encore. Et moi, j'ai toujours attendu le jour où elle viendrait vers moi, se mettrait sur la pointe des pieds et me poserait un bisou sur la joue. Ce jour n'est pas venu. Elle aime en silence, sans le dire, ni même aux parents, et surtout, sans jamais le prouver. L'âge ingrat, vous savez bien...

Je voudrais la câliner là, dans l'instant. La prendre contre moi comme quand elle avait cinq ans et qu'elle pleurait en hurlant que j'étais méchante. La câliner. Lui dire "profite, profite !". Profite de ce qui s'offre à toi, de ce nouvel amour, de ce nouveau visage. Profite de tes 16 ans... et profite de l'instant.
L'instant du premier chambardement, où le coeur s'emballe sans qu'on n'y comprenne rien, où plus rien ne compte hormis l'autre, le voir, le regarder, sentir qu'il est là, boire ses paroles, toucher sa main.
L'instant du premier frôlement, une main sur un poignet ou autour de notre taille. Et la terre qui défaille.
L'instant du premier regard dévorant, où les yeux de l'autre pénètrent en nous, comme pour y chercher un trésor. L'instant du premier baiser, où des lèvres inconnues se rencontrent, s'attachent, se lient.
L'instant du premier "je t'aime", où l'on croit mourir sur place foudroyé d'amour, où l'on voudrait mourir même tellement on a vécu dans l'attente de ce jour.
L'instant des premiers coups de fil, on ne sait quoi se dire tellement il faut parler, et faire rentrer l'autre dans son intimité, et rentrer soi-même dans l'intimité de l'autre, pour ne faire plus qu'un. Et la voix de l'autre qui bredouille, qui cherche ses mots. Toutes ses choses à se dire, et toutes ces choses à entendre.
L'instant du premier matin. Qui viendra plus tard pour p'tite soeur, et qui ne reviendra ensuite plus jamais puisque c'était le premier. L'unique, le plus magique, le plus troublant.

J'ai souvent dit ces derniers mois que je ne voulais plus, plus jamais, m'attacher à quelqu'un. Encore un raisonnement à la con, juste parce que j'ai été blessé à l'aile et que j'ai du mal à voler depuis. Il n'empêche... Je regarde ma soeur, qui regarde sa montre en attendant qu'il soit 18h, et je me revois, en décalé, un week-end de février, me jetant sur mon portable à la première sonnerie. La voix au bout du fil me murmurait "je t'aime", et voilà que j'ai presque oublié le timbre de cette voix d'ange.
Je regarde ma soeur et j'ai mal, mal de ce que je suis et de ce que je manque. Et de ce qui me manque. Je regarde p'tite soeur et j'ai envie de croire, encore, encore, toujours. J'ai envie, oui, je sais pas si j'ai la force mais l'envie est là, dans cette boule que j'ai à l'estomac depuis que p'tite soeur m'a dit " Je suis amoureuse"...

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mardi 25 février 2003 à 10h56
*Comme un froissement de draps*
Je me suis réveillée tôt ce matin. Bien avant que le réveil sonne ou qua ma grand-mère m'hurle qu'il est l'heure de manger. Formidable, ça fait des siécles voire des millénaires que ça ne m'était pas arrivé !
J'avais oublié de fermer les volets hier soir, et c'est le petit soleil de ce matin de février qui est venu me chatouiller les narines. C'était super agréable, hormis que ça m'a extirpée de mon joli rêve...
Il faudrait que tous les matins ressemblent à celui-là, tiens !Dans la pâleur d'un soleil de février. Le chant du coq en fond sonore. Et la sensation d'un jour nouveau à mettre à profit...

Vous savez quoi ? Ca fait deux mois aujourd'hui que je tiens ce journal. Rétrospectivement, je suis plutôt satisfaite du résultat. Je progresse de jour en jour dans le renouveau de mon moi. Et je pense relativement moins souvent à mon ex, et ça, c'est quand même super positif. Et puis j'ai rencontré des gens géniaux, valà, qu'on se le dise ! Globalement satisfaite donc ;)

...Eh bien puisque je suis debout, je vais donc aller faire travail mon neurone mathématique, moi. Histoire de ne pas me louper à mon concours dans... 4 semaines. Pffffiiiooout. C'est bientôt :-/ Et je ne serai pas prête, mais alors pas du tout, du tout. Faut que je me trouve un prof de maths, y'a urgence ! (Euh, un p'tit jeune hein, pas un vieux tout ridé avec de la barbe blanche... ) A bon entendeur .. !

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mardi 25 février 2003 à 14h17
*Portrait etc.*
Je me baladais sur le journal de Kat (dont j'aime le nouveau titre d'ailleurs... J'aime l'éphémère moi : les bulles de savon, les papillons, les arc-en-ciel, les nuages.. ). Je me baladais donc, et je trouve dans un de ses textes un lien vers une page qui m'interpelle . Et comme je suis curieuse, je me lance et je fais donc le fameux MBTI, de Myers Briggs, histoire de. J'aime bien tous les tests, genre calculer mon QI avec Castaldi et cette horreur de Mac Legsy. J'ai d'ailleurs obtenu 129, si ça vous intéresse, avec une grosse faiblesse en logique, hééé ouii. On ne se refait pas, que voulez-vous ! J'aime bien les tests des magazines féminins, ça m'fait hyper marrer, genre : "Etes-vous prête pour rencontrer l'homme de votre vie ?" que j'ai fait ce matin dans le magazine de ma p'tite soeur, un truc pour les ados boutonneuses. Ô stupéfaction, ô stupeurs, ô tremblements : ouiiiii je suis prête ! ;)) Bien sûr, on y croit tous...
J'avais aussi calculer mon QE une fois (Quotient émotionnel), j'avais obtenu un truc comme quoi j'étais hyper émotionneuse et à fleur de peau, comme si je ne le savais pas, hein... J'vous rappelle (enfin, non, je vous l'apprend) que je pleure encore devant Titanic ( ouiii, j'ai pas honte !) ou en lisant le Petit Prince !
Voici donc ce que m'apprend le MBTI, re-stupeurs, c'est assez vrai tout ça, mais s'il y a certains points sur lesquels je ne suis pas d'accord...

Portrait [INFP]
Lu sur http://www.chez.com/hz/questionnaire.html

Je suis donc une INFP ! Je savais déjà que j'étais un OVNI, voilà désormais une autre étiquette à me coller sur l'dos ! J'ai pas pu m'empêcher de rajouter quelques p'tits commentaires, en italique dans le texte ;)
I : Introversion N : Intuition F : Sentiment P : Perception

Les INFP sont avant tout des personnes d'idéal, chevalier(e)s de la Table Ronde à la recherche du Graal. (Chevaliers de la table Ronde, goûtons voir si le vin est bon... Non mais !lol ) Ceci n'apparaît d'ailleurs pas à la première observation où ils n'aiment pas dévoiler de leurs sentiments.
Les valeurs auxquelles croient les INFP leur sont strictement personnelles. Elles sont le fruit de leur propre recherche et non de dogmes ou de règles imposées de l'extérieur qu'ils ont en horreur et qu'ils peuvent même prendre un malin plaisir à contredire. Tout ceci fait que parfois l'originalité de leur démarche est ignorée et leur contribution sous estimée. D'ailleurs la reconnaissance sociale leur importe en général assez peu ; en revanche, ils aiment que leurs sentiments et leurs idéaux soient reconnus.
Les INFP ont l'esprit ouvert, imaginatif, flexible. Apprendre davantage, continuer à évoluer est pour eux une seconde nature. Cette curiosité jointe à leur exigence élevée d'idéal les rend souvent perfectionnistes. (Mouais, à qui l'dites-vous ! Tiens voilà, j'ai trouvé pile-face, c'est ça mon pire de pire défaut... Je suis perfectionniste :-/)
Un INFP soignera tous les détails d'un travail jusqu'à ce que chaque élément soit parfait et cohérent avec l'ensemble.
La souplesse des INFP trouve sa limite quand leurs valeurs fondamentales sont violées ou risquent de l'être, Ils peuvent alors se montrer intransigeants, voire rigides dans leurs positions tant ils tiennent à leurs idéaux. (... mouais... Mais mes idéaux foutent un peu le camp ces derniers temps... )
Les INFP apprennent bien quand ce qu'ils étudient à un sens pour eux, correspond à leur idéal, même si le domaine choisi n'est pas le plus adapté à leurs capacités. (Bah en ce qui me concerne, je crois que les lettres modernes sont bien bien adaptées à moi, et que je suis bien adaptée à elles... Je vois diffcilement ce que j'aurais pû étudier d'autre, quoique je voulais, en second choix, m'inscrire en socio à Bordeaux)
Le souci de l'idéal qui caractérise les INFP peut les amener à verser dans l'idéalisme ou même le fanatisme et à refuser de prendre en compte les éléments qui vont à l'encontre de leurs valeurs. Inversement, ce souci de perfection peut les amener à ne jamais conclure (mais euhhhh je veux conclure moi ! lol ) ; s'ils ne sont pas poussés par des délais impératifs les INFP peuvent ne pas terminer la phase de préparation d'un travail. Et si la phase préparatoire les motive fortement, l'application les laisse plus indifférents ; ils peuvent alors manquer de rigueur dans la mise en oeuvre.
Enfin dans leur recherche de perfection et d'harmonie, les INFP peuvent ne pas savoir dire non aux demandes qui leur sont adressées et se laisser manger (mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi... Et le pire, c'est que c'est vrai... J'me suis bien laissée bouffer par ma mère et ses principes à la con.. puis par mon ex, d'une manière un peu différente ceci dit), quitte ensuite à s'en vouloir, ou à être momentanément saturés par ceux qui ont abusé de leur temps.
La fonction inférieure des INFP est la raison logique, spécialement dans le monde extérieur. Cela peut se manifester principalement de deux manières différentes :une absence de logique, ou des blocages à certains moments dans le mode de raisonnement. Confronté à une logique abstraite l'esprit des INFP peut "patiner". Ce qui semble simple pour d'autres devient un obstacle difficilement surmontable pour l'INFP, ses facultés cérébrales, souvent très vives par ailleurs, semblant alors se bloquer. Un excès de logique, ou une hyperrationnalisation, L'INFP pourra ainsi développer des raisonnements compliqués auxquels il donnera une apparence de logique pour justifier ses valeurs subjectives ou bien il cherchera à avoir raison à tout prix. (rohhh ça va hein, je le sais que je manque de logique ! Je fonctionne à l'intuition moi, m'ssieurs-dames...)
Les INFP ont pour fonction tertiaire la sensation introvertie. Il est donc important pour eux d'être à l'écoute de leurs propres besoins, de leurs sensations intérieures. Ils auront là un contact concret qui leur signalera quand ils ont dépassé leurs propres limites et qui notamment leur indiquera quand il devient impératif de dire non.
Les INFP ont donc tout intérêt à prendre soin de leur corps, à veiller à leur alimentation, à leur hygiène de vie (valàààà, il faut plus que je boive autre chose que de la Vittel, c'est le test qui le dit, pas moi ! nanana ! ) ; ils peuvent aussi trouver les moyens matériels d'exprimer leur créativité artistique qui est grande, musique, peinture, danse, ikebana etc... (et le journal intime...)
Les INFP pourront ensuite aborder leur fonction inférieure, la pensée logique, particulièrement dans leurs relations avec l'environnement. Le sens concret et la précision qu'ils auront pu développer leur servira alors. L'informatique est par exemple un bon outil de logique formelle qui peut amener les INFP à exercer leurs facultés de raisonnement abstrait et théorique.

Les INFP dans la vie professionnelle

a) Contribution à l'entreprise
1. Font en sorte que chacun trouve sa place dans l'organisation.
2. Sont très convaincants en ce qui concerne leurs idéaux.
(chouette ! J'aime bien ça être convaincante !)
3. Rassemblent les gens autour d'un but commun.
4. A l'affût d'innovation pour l'organisation.
5. Mettent l'accent sur les valeurs de l'organisation.

b) Style de leadership
1. Sont des facilitateurs.
2. Préfèrent les rôles de leader plutôt originaux que conventionnels.
3. Travaillent de façon autonome à réaliser leurs idées.
4. Font plus de compliments que de critiques.
5. Encouragent les autres à agir selon leur idéal.

c) Environnement préféré
1. Là où se trouvent des gens agréables et engagés, axés sur des valeurs importantes pour les autres.
2. Atmosphère coopérative.
3. Qui permet de s'isoler.
4. Flexible.
5. Non bureaucratique.
6. Calme et tranquille.
7. Qui procure le temps et l'espace pour la réflexion.

d) Les INFP risquent de:
1. Tarder à finir un travail par perfectionnisme.
(moui enfin... Sauf les disserts à la fac, là je perfectionne nettement moins parce que ça m'emm.., voyez-vous ! )
2. Essayer de faire plaisir à trop de gens à la fois.
(.....soupir...)
3. Ne pas tenir compte des faits et de la logique de la situation.
4. Passer plus de temps à la réflexion qu'à l'action.
(Mouais... Et c'est comme ça qu'on se fait piquer les mecs sur qui on avait des vues !.. J'y vais ou j'y vais pas ? J'lui parle ou j'lui parle pas ? J'l'embrasse ou j'l'embrasse pas ?... Pfff ;))

e) Pour s'améliorer, les INFP gagneraient à:
1. Apprendre à composer avec la réalité plutôt que de chercher la réponse parfaite.
(Non merci ! Trop pas belle, la réalité de ce monde... )
2. Développer la fermeté et la capacité à dire "non".
(Héhéhé ! Mais j'en connais qui vont pas être contents si je leur dit NON ! Hein ?! lol)
3. Tenir compte aussi bien des faits et de la logique que de leurs valeurs personnelles.
4. Etablir et réaliser des plans d'action.

Les INFP en brefs

a) Valeurs
1. Idéalisme.
2. Respect des personnes.
3. Importance des valeurs de l'organisation.
4. Rêve de rendre le monde meilleur.
(Raaahhh... Comment c'est trop vrai ça !)

b) Organisation et méthode
1. Systèmes souples.
2. Procédures informelles.
3. Dynamisme organisationnel.

c) Style de management
1. Confiance dans les personnes.
2. Présuppose bonne volonté.
3. Respectueuse des besoins individuels.
4. Motivation fondée sur la recherche constante d'amélioration (meilleur produit, meilleure technique, meilleur service).

d) Relations avec l'extérieur
1. Grande flexibilité.
2. Décèle les évolutions et les opportunités à saisir, surtout si des personnes sont en jeu.
(Saisir l'opportunité.. Mmmmh, c'est intéressant ! )
3. Capacité d'adaptation aux situations et aux événements.
4. Ne montre pas facilement ses valeurs à l'extérieur.

e) Faiblesses potentielles
1. Difficulté à gérer les personnes non motivées.
2. Manque de rigueur dans la gestion a Peu efficace dans les grands systèmes complexes.

f) Types d'entreprises
1. Entreprises en création.
2. Entreprises à caractère social ou de protection de l'environnement.

Et valà, maintenant vous savez tout sur moi... Transparente comme de l'eau de source ou comme les verres en cristal de Môman...

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mercredi 26 février 2003 à 00h15
*Les envies de Chris*
Deux heures de téléphone avec Chris. C'est pas possible d'être aussi pipelette !! Comme quoi, il existe vraiment, mais vraiment, plus bavard que moi.
Chris voudrait que je lui raconte ma vie. C'est marrant, mais j'ai pas envie, tiens. Elle dit que je suis perturbée. Oui, possible, mais ça, c'est pas nouveau. La vérité, c'est que j'ai pas encore digéré le fait qu'elle ne soit pas là samedi dernier. Et l'autre vérité, c'est que j'ai moi aussi le droit d'avoir mon petit jardin secret, au moins de temps en temps.
C'est un fait : entre nanas, on a une fâcheuse tendance à tout se raconter. On se demande des conseils, on s'échange des numéros de téléphone, tout ça. Surtout Chris et moi d'ailleurs.

Chris a des envies...
Elle voudrait un amant.
Du sexe, du sexe, du sexe.
Elle voudrait un amoureux.
Des baisers, des bisous, des papouilles. Des câlinades et des mots doux sur un oreiller.
Elle voudrait qu'il soit son meilleur ami.
Quelqu'un à qui raconter ses trucs de filles. Quelqu'un qu'elle pourrait appeller vingt fois par jour, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Elle voudrait quelqu'un qui la fasse vibrer. Branchée sur du 220 volts.
Elle voudrait quelqu'un qui soit de Limoges. Autrement, c'esttrop compliqué.
Elle voudrait qu'il soit disponible: pas de femme, pas de mère possesive, pas de chien. Pas d'attaches, juste elle.
Elle voudrait qu'il la trouve jolie. Et qu'il lui dise. Tout le temps, tout le temps.
Elle voudrait un grand amour. De ceux qui durent longtemps.
Elle voudrait draguer le garçon qu'elle a remarqué au bowling. Mais elle n'osera jamais.
Elle voudrait qu'il soit un bon amant au pieu. Grimper au rideau dix fois par jour.
Elle voudrait des dîners aux chandelles, des cinémas en amoureux, des rendez-vous galants.
Elle voudrait qu'il lui offre des fleurs.
Elle voudrait du sexe. Encore et encore. C'est les hormones, ma puce. J'essaye de lui expliquer mes théories à moi sur la chose , c'est le printemps qui s'annonce, et le fait qu'on est seules depuis trop longtemps.
Elle voudrait se réveiller dans les bras d'un homme. Et moi donc, Chris, et moi donc...

Et toi, t'as envie de quoi ?, me demande-t-elle finalement après une demie-heure d'inventaire. Oh moi, c'est tout simple. J'ai juste envie de compter pour quelqu'un. C'est tout bête, je ne suis finalement pas une fille si compliquée que ça... Je demande même pas des fleurs, ni des diners aux chandelles, ni rien, ni rien. Juste qu'il soit là.

Chris veut me présenter un copain à elle. Potentiellement son futur. Histoire que je lui parle et que je donne ensuite mes impressions à Chris. Bof. J'lui ai dit "Fais gaffe, j'suis capable de te le piquer s'il est trop craquant", alors, du coup, elle hésite un peu. Elle veut aussi qu'on sorte samedi soir. Avec SES amies. Et moi qui croyait qu'on sortirait juste toutes les deux, je suis limite déçue pour le coup. J'ai plus trop envie d'y aller, elles sont un peu spéciales ses amies, dans le genre exubérantes et grandes gueules... Elle fera la gueule si je ne viens pas, c'est sûr, mais je m'en fiche assez là, pour le coup. Faudrait pas pousser le bouchon un peu trop loin, Maurice !
J'en ai marre d'être une fille gentille.
Mmmmh.
Marre d'écouter les envies des autres. Je préfère écouter les miennes, tiens.

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mercredi 26 février 2003 à 22h54
*Veuillez laisser un message après le bip sonore !*
BIIIIIIIP

"Ouais ben salut Auré, c'est moi. J'appellais juste pour savoir comment tu allais, et puis histoire de discuter un peu. J'espère que tu pourras me rappeller assez vite parce que.. Euh, t'es avec ton nouvel amant, là ??... Non, sérieux, j'ai besoin de parler à quelqu'un ce soir. J'ai un peu le moral en dents de scie, et ce soir, je suis dans le creux de la vague. Grande phase d'auto-questionnement sur où je vais et pourquoi j'y vais. J'ai peur Auré... Faut que tu me rappelles, merde !!.... J'ai peur de ce que je ressens, ou de ce que je pourrais ressentir, j'ai peur de ce que je suis ou de ce qu'on croit que je suis, j'ai peur de me louper à mon concours, j'ai peur de tout foirer, j'ai peur d'avoir fait une connerie magistrale en quittant mon ex, j'ai peur qu'il soit archi-mal et au fond du trou, j'ai peur de m'attacher aux gens, j'ai peur d'avoir 20 ans et d'être seule à en crever, j'ai peur de ce téléphone qui ne sonne pas, j'ai peur de m'être plantée sur Chris et sa foutue amitié, j'ai peur que l'ex de ma cousine soit amoureux de moi, j'ai peur de sourire, j'ai peur de ressentir, j'ai peur de te laisser ce message à la con sur ton répondeur, j'ai peur parce que j'ai besoin de quelqu'un ce soir, j'ai peur parce qu'il n'y a personne au bout du fil, j'ai peur parce que ma soeur a un chéri et que merde, je devrais pas être amère comme ça, j'ai peur de moi, et j'en ai marre, et j'en ai marre....
Allez, décroche, merde ! J'comprends pas bien pourquoi je suis toujours là quand les autres vont pas et pourquoi j'ai si peu souvent de retour. J'devais aller manger chez ma copine, tu sais, Elise. Elle devait m'appeller hier matin, et que dalle, va te faire voir ma fille ! Pas question que je décroche mon téléphone la première, tu vois ! C'est trop souvent moi qui appelle, trop trop souvent. Allez, déconne pas Auré, décroche...
Et puis, je suis en colère après Chris. Comme d'hab', tu vas dire. Comment elle m'a énervé hier soir, au téléphone, pendant plus de deux heures ! Et ceci, gnagnagna, et cela, gnagnagna, et ma copine machin et ma copine truc, et Sébastien, et Nicolas, et Nick, et un tel, et merdeeeeeee ! J'aimerai bien qu'elle me dise juste : Mais comment tu vas, toi ? Mais non, ce qu'elle a-do-re faire elle, c'est me raconter sa putain de vie de merde ! Et ses histoires de boulot à deux balles, les collègues qui se crêpent le chignon, et tel responsable qui saute telle collègue, et ... Enfin, tu vois, quoi. En plus, elle a hyper envie de rencontrer un mec, en ce moment. Comme si toi et moi, on avait pas envie.. Pfff... J'ai eu droit à tout le déballage de ses aventures avec son ex, tu te souviens, le gars marié... Elle m'a tout racontée, tout, tout. Sauf que j'avais pas super envie d'entendre ça, moi. Surtout que j'ai eu un mail de Daniel !! Tu le crois ça !!! Euh, oui... Daniel, c'est bien un pote de mon ex. On pense au même... Il me demandait comment j'allais et si j'avais changé de numéro de téléphone !! Genre mon ex essaye de me joindre. Les boules. Ca fait six mois depuis hier... Ok, c'est aussi pour ça que j'ai pas le moral. Six mois que je l'ai quitté, que je l'ai jeté. Six mois qu'on crève chacun chez soi. Le résultat est identique, on crève toujours autant. Avant, on crevait de trop s'aimer, et maintenant, on crève de trop se manquer. Putain... J'aurais tellement voulu que ça marche ! J'ai plus confiance en rien, Auré... J'ai tellement, tellement peur de m'attacher encore que je deviens transparente ! Limpide. Je suis là, à dire à l'autre : Regarde-moi, je suis faible. Et après, il faudrait que l'autre noue des liens avec moi ?? Non, non, je sais, j'en demande trop. J'me sens coincée. Complètement étriquée, comme le jour où tu réalises que tu ne rentres plus dans du 38 et qu'il faut désormais t'habiller en 40. Tu rentres le ventre, tu pries fort, mais ça foire quand même... J'ai super envie de faire des trucs. Genre d'aller boire un pot avec Chris, son futur et le mec qu'elle veut me présenter. Mais non, non. J'ai super envie de rencontrer des gens, d'avoir des frissons qui me traversent le corps, envie de suivre mes envies, justement, mais j'ai peur, putain, j'ai peur. Je sais pas comment on dit ça aux gens. Je sais pas. Je sais pas comment on fait comprendre autrement que par des mots, et c'est quoi ces mots sur un répondeur, qui va les entendre à part toi ?? Est-ce que les gens à qui j'ai envie de faire comprendre cette peur vont entendre ce message ? Non, non.
Pourquoi tu réponds pas ?? Je veux que mon téléphone sonne ce soir. Que quelqu'un s'inquiète, merde. Juste une fois, comme quand j'ai envoyé des sms pour dire "Je l'ai quitté" et que mon portable a sonné toute la journée !! ... J'suis claquée. J'ai l'air con, à causer à ton répondeur. Je sais. Mais je lutte contre cette petite voix dans ma tête, petite voix fatiguée de combattre, petite voix qui voudrait juste des choses simples et qui n'arrive pas à savoir ce qui lui arrive, ce qui chamboule son coeur.
On peut se voir Samedi ? J'ai encore plein de choses à te dire... Je t'embrasse Auré. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Tu vois là, je me sens vraiment, mais vraiment mieux. Comme quoi, il suffit de peu...."

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mercredi 26 février 2003 à 23h32
*Programme anti-coup de cafard*
Pour vous, les filles ;)

1) Eteindre les lumières et allumer quelques bougies. De préférence, celles parfumées à la vanille, ça apaise. Ou de l'encens, à éviter si vous êtes sujettes aux maux de têtes.

2) Se louer notre film préféré en VHS et se le passer en boucle tout l'après-midi - j'ai récupéré Amélie Poulain en VHS, ce sera mieux qu'en DivX ! J'me ferai ça demain soir, affalée dans mon canapé en me goinfrant de lait concentré sucré ! Héhéhé -

3) Entâmer un paquet de chips, ou un bac de sorbet à notre parfum préféré, ou une tablette de chocolat. On est déprimées, on a droit !! Na !

4) S'affaler sur le canapé, avec plein de cousins super moelleux et une couverture sur nos pétons. Puis allumer la télé et regarder la première débilité qui nous passe sous les yeux, genre Les Feux de l'Amour ou le BigDil. Comme chez mémé, moouiiii.

5) Se passer le DVD de "Danse avec Mia Frye" et danser comme une banane seule devant sa téloche, histoire d'être au top la prochaine fois qu'on sortira.

6) Mettre le CD de Las Ketchup ou n'importe quelle niaiserie du genre et faire la chorégraphie, héhéhé. Autre possiblité, apprendre par coeur les paroles des chansons des WhatFor ! Ou n'importe quelles autres chansons aux textes vides !!

7) Se vernir les ongles, ceux des pieds compris. En rose fluo de préférence, la couleur redonne la pêche, c'est bien connu !

cool.gif Courir au kiosque le plus proche et acheter n'importe quel magazine fémimin un peu naze et le lire jusqu'au bout ! Y compris les articles où on vous explique que non, déprimer, c'est paaaas bien ! C'est tabou, on en viendra tous à bout !

9) Laisser un message de deux heures sur le répondeur d'un de vos amis, histoire de vous vider le coeur et de voir si l'autre ira jusqu'au bout. Ca marche aussi si vous avez envie de polluer le répondeur de quelqu'un que vous n'aimez pas .

10) Faire un tchat sur caramail en se faisant passer pour une parfaite néophyte complètement neuneu. Ou s'inscrire sur n'importe quel site de rencontres, genre meetic ou love@lycos et passer en revue toutes les annonces des mecs du coin.

11) Se faire couler un bon bain chaud, avec pleeiiiin de bulles, des pastilles effervescentes, des sels, et tout le bazar. Et y rester une grosse demie-heure. N'hésiter pas à rajouter un petit jouet en plastique, genre canard jaune, pour le fuuuun.

12) Faire un gigantesque feu de joie avec toutes les photos des multiples exs et danser autour en faisant l'indien. Attention tout de même à ne pas brûler les rideaux..

13) Refaire sa garde-robe en mettant dans un grand sac tous les vieux trucs qu'on ne mettra plus, genre le string rose que votre ex adorait ou le pull vert kaki que mamie vous a tricoté, et donner le tout à Emmaüs.

14) Se faire un masque de beauté, ou une coloration, ou n'importe quel truc qui fera que la prochaine fois qu'on se regardera dans le miroir, on se trouvera mieux.

15) Faire des tartes aux pommes, aux abricots, au chocolat, et se mettre de la farine plein les cheveux ! Et se délecter de l'odeur de la tarte qui cuit...

16) Faire des p'tits bateaux ou des p'tits avions en papier, et les faire descendre dans le caniveau ou les envoyer chez la voisine.

Toute autre proposition anti-cafard sera étudiée ;)

A éviter ABSOLUMENT :
a) Le coup de fil à l'amie toujours déprimée
b) Le film triste ou larmoyant.
c) Les chansons d'Hélène Ségara
d) Le coup de fil à l'ex
e) Regarder les photos de l'ex
f) Regarder les photos de tous les membres de la famille décédés
g) Se réfugier dans le whisky-coca.
h) Pleurer sur son sort... GIRL POWER !!!!

Ce soir, nous irons danser... Sans chemise, sans pantalon !!..
A p'luche mes p'tits loups !

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jeudi 27 février 2003 à 14h06
*Rangement de printemps*
Sous mon lit : une vieille boîte à chaussures rouge et bleue. Je crois que c'étaient des baskets qu'il y avait dedans, y'a un paquet d'années.
C'est ma boîte à méli-mélo, à souvenirs, mon capharnaüm rien qu'à moi, où j'entasse mes vieux morceaux de rêve.
Mes vieux morceaux de moi.

Mon agenda de l'année scolaire 1996-1997, la 3ème quoi. Je l'avais gardé parce que Lucas m'avait écrit je t'aime sur une des pages, et que c'était mon premier je t'aime, et que c'était son écriture, et que c'était beau. Après, j'ai déchiré la page. J'ai dû la mettre à la poubelle car je n'arrive pas à la retrouver. Mais l'agenda reste, avec les petits mots des copines, les big bisous d'E et C, mes deux supers amies de l'époque dont j'ai perdu la trace depuis. Y'a un petit mot de l'autre Christelle de ma vie, ma meilleure amie de collège. Je la vois quelques fois, on se dit à peine bonjour, vois comment on se gâche avec toutes ces années entre nous. Christelle était une fille extra, attentive, généreuse, elle fait du bénévolat maintenant m'a dit sa maman. Ce serait pas bête que je l'appelle, tiens. Tu vas bien, et toi ? .. A réfléchir. J'étais super fleur bleue quand même. Y'a des petits coeurs collés partout, et des cartes postales romantiques, de celles qu'on trouvait gratuitement dans les Ok ¨Podium de l'époque... Y'a aussi des paroles des chansons des World Apart. Erk, erk. J'étais fan... Complètement. Avec C, on s'arrachait les cheveux quand ils pasaient sur NRJ... Arf. Et j'avais des posters d'eux partout, partout, même un grandeur nature que je n'ai jamais su où mettre tellement il prenait de la place !!

Les petits mots qu'on s'échangeait en cours. Certains datent du collège, d'autres du lycée. Tiens, un mot où j'explique à Christelle que la maman de Lucas a dit "on va les marier ces deux-là". Arf. Si Coraline lisait ça... Je pourrais offrir ça comme cadeau de mariage à Lucas, tiens ! Maléfique, héhéhé.

Une lettre de moi, écrite pour Lucas, jamais envoyée. Je crois que c'était après notre première "vraie" rupture. Il sortait avec une certaine Mélanie.. Erk, j'aime pas les Mélanie !! dans cette lettre donc, j'implore Lucas de me laisser une seconde chance. Mouah, je suis pathétique ! Pardon, pardon. Erk. Ne jamais s'excuser quand c'est l'autre qui a déconné, mais ça, je le savais pas encore... Je croyais qu'il fallait ramper aux pieds des gens pour qu'ils reviennent.. Bah.

Une autre lettre pas envoyée. Où je m'énerve, tiens ! "La prochaine fois que tu me verras, ne me dis pas bonjour, ok ??". "Je veux plus entendre parler de toi". Mouiii, ça fait du bien quand je me fâche. J'aurais dû lui envoyer, celle-là ! ;)

Oh. Tragédie. Ma lettre d'adieu du jour où j'ai failli fuguer. J'avais 14 ans. Si jeune, si jeune. "J'ai besoin de liberté"... Oh mais tu en auras bien assez de liberté ma fille, quand tu seras grande. Tu en auras même tellement qu'elle t'encombrera et que tu chercheras à tout prix à te caser, pour ne plus être si libre... Y'a des larmes qui ont effacé l'encre. Je voulais vraiment me tirer, je crois bien.

Une vieille copie de Latin. Pourquoi je l'ai gardé ce truc, hein ? Ah si, derrière y'a des p'tits mots qu'on s'échangeaient avec A pendant le latin.. Là, je parle de G, mon meilleur ami d'enfance. On était ensemble en cours, tout le temps. Il l'était gentil, je l'étais bien, j'allais souvent chez ses parents, on faisait nos devoirs ensemble... Un jour, j'ai tenté de lui voler un baiser, sous le préau, après le sport. J'me suis pris un gros vent... Et il a arrêté de me parler. Et presque sept ans après, je le croise souvent à la fac, et il baisse les yeux systématiquement. Les mecs, j'vous jure..

La lettre où je dis à Xavier que non, je ne sortirai pas avec lui, pour rien au monde, tellement il est laid. Bouh. Sorcière, va ! Tu devrais avoir honte ! Quand je pense que ce pauvre garçon, lui, me fait encore la bise quand on se croise ... Et que je me suis jamais excusée d'avoir été odieuse et de lui avoir brisé le coeur... Cruellitude !

Les paroles de Titanic. My heart will go on... J'ai été traumatisé par ce film, je crois bien !

Les photos de mes exs. Inclus Lucas à quinze ans. Dis, tu veux m'épouser ? Il était beau, merde ! Il l'est nettement moins, maintenant. Il est vieux - lol. Et puis, Thomas, qu'il faudrait que je mette dans un cadre... Mon pauvre Thom.

Une lettre de mon ex cyber amant. Moui. Sa lettre d'excuse... où il se confond en excuses. La preuve qu'un mec peut avoir des remords, donc je garde. Et puis il a collé le timbre avec sa salive, tout ça... lol. Je me rappelle du coup que ça m'a fait de recevoir cette lettre. Je vivais mon grand amour paisible avec mon ex, depuis quatre mois, je n'avais plus de nouvel du cyber machin, et voilà qu'un matin, je reçois une lettre de lui. J'ai cru mourir. C'était un peu cruel de sa part, même si ça partait du bonne intention. Genre "coucou, je suis pas mort". Je n'ai pas répondu. Et je n'ai parlé à personne; surtout pas à mon ex, de cette lettre. In the boite à secrets...

Des vieilles surprises Kinder. Bah... J'suis un bébé encore ;)

Un petit ange en plastique que j'ai depuis toujours. J'avais une Vierge en plastique aussi, mais je l'ai égaré. J'y tenais juste parce qu'elle appartenait à ma grand-mère paternelle... Et je l'ai perdu depuis trois-quatre ans. Pfff.

Un petit crabe en plastique bleu, que j'avais piqué lors des vacances chez mon ex-belle maman... Pas bien !!

Un truc que je sais pas comment ça s'appelle, de ces machins qu'il y a sur les tables de restaurant avec un numéro pour que le serveur se répère. Le numéro 15, mon numéro porte-bonheur. Mon ex l'a piqué dans un restaurant délicieux, juste parce qu'on trouvait ça marrant qu'on nous est donné la table portant mon numéro fétiche...

Un miroir des années 50, avec au dos une photo de ma maman à deux-trois ans . Pas souriante pour un sou, la demoiselle !! C'est vrai qu'on se ressemble... Ca m'fait peur ;))

Un vieux répertoire téléphonique fait maison; avec tous plein de numéros de garçons !lol J'avais sûrement dû les payer pour qu'ils me les donnent, m'enfin...

Une lettre de So. De la fois où tu m'avais envoyé le colis avec des K7, tu te souviens ? J'ai tout gardé, héhéhé !

Un coquillage. On entend la mer dedans... Je crois me souvenir que je l'ai gardé pour cette raison...

Une lettre de mon arrière grand mère, de son écriture chevrotante.

Des vieilles photos de famille. Ma grand-mère maternelle au mileu, deux mois avant sa mort. Le dernier visage que je garderai d'elle : malade, le teint jaune, en robe de chambre, terriblement maigre, les yeux hagards, une perruque mal mise sur ses cheveux. Je ne me souviens plus de son visage d'avant. Comme quoi la maladie pervertit même le souvenir....

Une lettre de chance. De celle qu'on doit envoyer à 24 personnes sinon, un malheur s'abbatra sur nous... J'ai celle-là depuis 14 ans, mon grand-père me l'avait donné après l'avoir reçu pour me prouver la sottise des gens...

Valà. Une vie dans une boîte. J'suis assez conservatrice comme fille, finalement....

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vendredi 28 février 2003 à 11h37
*Le doux parfum d'un vendredi matin*
J'aurais bien été tentée par une grasse mat', moi, ce matin. Le nez sous la couette jusqu'à midi. Juste mes rêves et moi. Ou bien rester semi-éveillée et écouter les pépiements des oiseaux, et ne penser à rien hormis à ce nouveau jour qui se lève.
C'est même pas drôle les vacances, s'il faut se lever travailler. Surtout qu'au point où j'en suis, ce ne sont pas quelques heures de maths de plus qui vont faire la différence.

J'écoute Zazie ce matin. Je ne sais plus si je vous l'ai dit mais je vais à son concert dans quinze jours, avec une copine. Je suis pas fan , mais j'aime bien. J'aime assez pour m'offrir le luxe d'une place de concert, disons. Et puis ses textes sont magnifiques, quand même !
Allez, j'vous en chante une petite !

J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du coeur
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi

J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vis manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi

J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va

On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien
Sur toi
Rassure-toi

Paroles et Musique: Zazie - La Zizanie, 2001


J'adore cette chanson ! Il devait être content, son namoureux ! Enfin moi je l'aurais été, à sa place ;) Je suis donc plus que ravie d'aller à ce concert, surtout que j'y vais avec ma copine que j'adoooore ! Faut pas que je dis trop de gentilles choses sur elle parce que je lui ai dit qu'un jour, je lui donnerai l'adresse de mon journal. Héhéhé ;)

J'ai terminé La Conversation Amoureuse hier soir. C'est toujours difficile de refermer un livre qu'on a aimé, on voudrait s'y replonger de suite pour retrouver la magie de la première lecture, on voudrait que tous les livres ressemblent à celui-ci. Parfois, on voudrait même que notre vie ressemble à celui-ci.
C'est comme quand on referme l'Alchimiste, de Paulo Coelho :On se dit que oui, ce livre a et va bouleverser notre vie, notre façon de voir les choses, voire même notre façon d'agir. Je ne pensais pas qu'un bouquin sur l'adultère me retournerait à ce point. Car c'est bien de ça qui s'agit, si l'on s'en tient au quatrième de couverture... Deux personnes mariées chacune de leur côté qui se rencontrent, au hasard d'un chemin.
La fille à principes que je suis déteste les livres où les messieurs trompent leurs madames. Détestent d'une manière générale les gens qui trompent leur moitié. Je n'ai pas peur de dire que oui, je pourrais tout accepter par amour sauf ça. Sauf ça. Mon ex disait que la vie me ferait changer d'avis. Je détestais qu'il me dise ça, je détestais parce qu'il a trompé son ex-femme, une fois, une seule certes, mais une de trop. Et que, on le sait toutes même si beaucoup le nient, un homme qui a trompé sa femme une fois serait bien plus tenté qu'un autre de la tromper de nouveau... Je déteste aussi les gens qui pardonnent. Je me gâcherai peut-être dans mes convictions, c'est possible, mais non, je ne pourrais décidément pas pardonner à un homme qui a caressé le corps d'une autre. Qui a aimé le corps d'une autre. L'ex-femme de mon ex a eu une petite fille avec son amant. Le comble de l'horreur. Et mon ex , lui, me disait "Il faut comprendre...". Eh bien, non, je ne comprennais pas, je ne comprends toujours pas qu'il aie pû pardonner et qu'il puisse considérer cet enfant comme sa fille. Ca dépasse mon énorme ouverture d'esprit. Juste parce que ça dépasse mes principes. Mes principes à deux balles qui me coûteront cher peut-être, mais que je ne suis prête à renier.
Or, ce livre a chamboulé mes principes. Touchée jusqu'à dans la moelle par la véracité des sentiments de la jeune femme à l'égard de son amant. Touchée, coulée.
Les mots sont là, magnifiques. Magnifiques comme l'amour qui nous est peint, de ces amours pour lesquelles on peut mourir, de ces amours que rien n'arrêtent, pas même un mari dans le lit conjugal. De ces amours qui nous mettent et la tête et le coeur à l'envers.

Alors elle dit : Aujourd'hui je peux vraiment savoir que je vous aime. Parce que je vous aime comme on doit aimer : dans le renoncement. Je vous aime sans vous avoir. Vous ne me donnez rien et je vous aime.

Et l'histoire s'achève tandis que les corps des deux amants se séparent. Et l'histoire s'achève, et me laisse un goût amer, comme l'Amant, de Duras. Comme toutes ces histoires dont on voudrait pouvoir re-écrire la fin, prendre la plume et changer le cours des choses... Et ils se retrouveront, un beau matin de printemps... Et ils s'aimeront encore, malgré ces années de tourments... Mais ils ne se retrouvent pas, juste dans l'imaginaire du petit lecteur.
Il faut recommencer au commencement du monde, au commencement du roman. Retrouver les sensations. Aimer comme Pauline aime, et voyez comme je m'attache à une femme adultérine. Oui, mais c'est un roman... La femme adultérine a beau être peinte sous son meilleur angle, celui de la femme amoureuse, elle n'en reste pas moins faible, à faire l'amour à son mari en pensant à un autre corps, à une autre peau, à la voix d'alcôve...
Voilà.

Cet après-midi, c'est vidéo. Je regarde Amélie Poulain. Je la re-re-re-regarde pour la dixième fois. Ce film m'émerveille. Au même titre que la Conversation Amoureuse : on regrette que ce soit déjà fini quand arrive le générique de fin ou la dernière page. Alors, on regarde encore. On recherche encore la même sensation, la cuillère qui casse la croûte d'une crè-me brûlée, le baiser papillon, le visage magnifique d'Audrey Tautou, et celui tout autant magnifique de Mathieu Kassovitz. On recherche encore la magie d'une rencontre qui bouscule un destin. On recherche encore un univers fantasmagorique, le Paris des années 40 , oui, mais nous sommes en l'an 2003, et ce Paris n'existe pas, n'existe plus, n'existe que sur une vidéo, que dans nos coeurs, que dans l'instant où nos deux petits yeux hébétés fixent l'écran.
Et Chris qui me disait " Bah moi, j'ai trouvé ça très banal, comme film. Un peu cucul, très gnangnan, un peu débile quoi..". Ma chère, nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs... Ne crâche pas dans ma crème brûlée !!

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vendredi 28 février 2003 à 15h51
*Les poules couvent souvent au couvent ( ou Quand Etoile tombe amoureuse d'un film)*
C'est un fait.
J'aime ce film.
La lumière se rallume, et je me ferai bien un petit replay moi. Juste pour le plaisir. Deux heures d'une vie peuvent tenir là, sur les images qui défilent sur l'écran.
Je me sens toujours infiniment bien après avoir vu ce film. Ca m'apaise. Ca m'ébourriffe. Une bouffée d'oxygène dans ce monde de brutes. Une pause dans cette course qu'est la vie. Des p'tits galets au fond d'une poche.

*Vous savez, la fille au verre d'eau ...Si elle a l'air un peu à côté, c'est peut-être parce qu'elle est en train de penser à quelqu'un.
*A quelqu'un du tableau ?
*Non, plutôt à quelqu'un qu'elle a croisé ailleurs. Mais elle a l'impression qu'ils sont un peu pareils, elle et lui.
*Ah, autrement dit, elle préfère s'imaginer une relation avec quelqu'un d'absent, que de créer des liens avec ceux qui sont présents.
*Peut-être même qu'au contraire elle se met en quatre pour arranger les cafouillages de la vie des autres.
*Mais elle ...les cafouillages de la sienne, de vie, qui va s'en occuper ?


Je crois qu'on a tous notre petit part d'Amélie, à diverses échelles. Notre petite part de rêve. Petite part que l'on peut choisir d'explorer, ou pas. Ceux qui choisissent aimeront Amélie, les autres n'aimeront pas...

Voilà, ma petite Amélie, vous vous n'avez pas les os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre c&#339;ur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors, allez-y, nom d'un chien !

Vous n'auriez pas envie, vous, d'un baiser à la commisure des lèvres ?

*

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samedi 1er mars 2003 à 01h10
*Si on en parlait ?*
C'est le joli mois de Mars... Dans trois semaines, c'est le printemps ! La saison des amours !
Pour le coup, certains ont commencé avant l'heure. Notamment une jolie brunette qui me ressemble étrangement, quelques années en moins...

... P'tite soeur a rendez-vous avec son amoureux dimanche. C'est la deuxième fois qu'ils se voient, alors forcément, elle est toute émue. Elle ne sait pas ce qu'ils vont avoir à se dire, comment ça va se dérouler, s'il sera gentil avec elle.
Elle est là, avec ses grands yeux noirs, à me demander à moi, grande soeur, ce que j'en pense... Silence sur la ligne : "votre correspondant a raccroché, merci de renouveller votre appel".
J'ai déjà eu droit à toutes sortes de questions depuis qu'elle est petite, du comment on fait les bébés à c'est quoi une lesbienne en passant par comment on embrasse un garçon. J'ai toujours géré comme j'ai pu, avec plus ou moins de tact, de finesse, de douceur ; avec plus ou moins de pédagogie. Mais là, on attaque un domaine bien plus sérieux, et je bloque. "Dis, comment ça se passe... la première fois ?".
Pas question que je lui dise : attention, ne couche pas avec le premier garçon que tu aimes vraiment ; puisque c'est plus ou moins ce que j'ai fait . Et que P'tite soeur le sait... A éviter aussi les : on ne couche pas le premier soir; puisque j'ai donné aussi ...Deux heures après notre premier baiser... arff. Alors quoi, il faut que je lui dise de le faire si elle en a envie, à ce petit bout de nana qui découvre tout juste ce que c'est qu'être amoureuse ?! Et que ça va bien se passer ?!
Du coup, je préfère le silence. Les demi-mots. Et je ne suis pas fière de moi, vous savez... Parce qu'on sait tous combien il est capital d'en parler, que je dois le faire, parce que j'aime p'tite soeur, parce qu'elle me demande conseil à moi, à moi, et que je n'ai pas droit de rester silencieuse.
P'tite soeur dit : "De toute façon, je sais déjà tout ce qu'il faut savoir". Il faut dire qu'à l'école, on vous explique bien tout sur le préservatif, les contraceptifs, les MST. L'aspect préventif, quoi. Et le reste, hein ? Qui sait qui va lui dire à P'tite soeur si moi, je ne le fais pas ? Qui va lui expliquer ?
Ma mère ne le fera pas. Ne l'a jamais fait avec moi. Comme une sorte de secret, presque un tabou. Mon père ne le fera pas non plus. Lui prêtera une cassette porno tout au plus. Magnifique...
"Allez, dis-moi !!...". Et bien voilà.... Bon, je commence par quoi ? J'vais quand même pas ouvrir l'encyclopédie partie schémas du corps humains, si ? Si. M'enfin, c'est juste histoire d'avoir un support visuel...
Au final, deux heures de conversations à bâtons rompus. le pourquoi du comment. S'il te demande et que tu n'as pas envie, tu dis non, surtout, hein ?!... Il faut que tu soies sûre d'être amoureuse... La première fois n'est bien que si c'est avec quelqu'un qu'on aime, et surtout, que ce quelqu'un vous aime aussi... Et puis dès fois, c'est raté aussi, la mienne était ratée si tu veux tout savoir, alors, tu vois !... Mais c'est pas grave, hein, pas grave du tout.
"Dis, grande soeur, je peux poser une autre question ? Tu regrettes pas ta première fois, toi ? J'veux dire, t'es plus avec lui.." Pas de regrets, petite soeur. Jamais. Du moment que dans l'instant, tu étais heureuse. Du moment que c'était un acte d'amour. Et même si tu sais que tu n'auras plus jamais ta virginité à offrir à quelqu'un, il te restera toujours mille autres choses à partager...
P'tite soeur sourit. Me glisse un baiser sur la joue, et dit "Merci". Je suis épatée, les gentillesses sont si rares venant d'elle... J'ajoute "Si tu as d'autres questions, je suis là. Tu m'appelles quand tu veux. Et je serai heureuse d'être au courant, si jamais ça devait arriver...". Elle hoche la tête, dit "Pas Dimanche, c'est trop tôt, mais ça arrivera... Et avec LUI".
C'est beau, un premier amour.. Mais les suivants ne sont pas mal non plus ;)

Bonne nuit mes p'tits loups !
*

P.S : Demain, je repars sur Limoges. En fin de matinée, probablement. Shopping avec Chris et rencontre de son futur mec. Erk, erk. J'suis prête psychologiquement !
Tout ça pour dire que je ne vais pas écrire pendant une semaine, remarquez comme je suis gentille de prévenir mon lectorat ;) J'vous embrasse.
Que votre mois de Mars soit joli, joli. Salade de fruits !

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dimanche 9 mars 2003 à 15h32
*Tant de fois j'ai tenté d'aller toucher les étoiles...*
... Que souvent en tombant, je me suis fait mal.

Voilà. Je suis là et il faut donc que j'écrive, que je crache mes mots et mes douleurs, et mes douceurs, attirée que je suis par ce grand écran d'ordinateur qui ne peut pas vivre sans moi, ou alors c'est moi qui ne peut pas vivre sans lui.
396 messages dans ma boiboite à mails. Je devrais m'absenter plus souvent, comme ça me touche de manquer aux gens, même un peu. On se sent moins inutile, disons.

J'me sens un peu creuse, là, dans l'instant. J'aurais des milliers de choses à vous raconter, mais le coeur n'y est pas, ca bourdonne trop dans ma tête, j'ai pas assez dormi, je me suis levée trop tôt, j'ai oublié d'avaler mon café, je crois que je réfléchis trop. Moui, décidément, je réfléchis trop. Une fille, quoi. Je pense donc je suis. Et je pense que je devrais arrêter de penser. Et vivre, bon sang, vivre. Ca a l'air si facile quand on le dit, quand on l'écrit. Ca a l'air si facile quand on en parle aux autres. Ca a l'air si facile que c'est loin, très loin de l'être. Ca a l'air si facile que ça me déroute un peu, que j'suis un peu paumée, et pourtant, pourtant, vois comme ça pourrait être simple, vois-tu ?

Je suis fatiguée. Je voudrais m'arrêter d'avancer. Mais si je m'arrête, je réfléchis. Et décidément, non, je ne veux plus réfléchir. J'vote pour une ablation de mon pauvre cerveau de fille, qu'on me l'enlève vite fait-bien fait, sans anesthésie, et qu'on le donne à une blonde, tiens. Vous pouvez me prendre mon coeur aussi, si ça vous dit. Il est un peu moche et usé, il sert plus trop à grand-chose, mais je vous le donne quand même ; peut-être que vous saurez vous en servir vous, vous en servir mieux que moi.

Non, je ne t'aime pas. Ca pourrait, mais non. Trop bien comme ça. Même si ça ne m'empêche pas d'être une chieuse. J'ai ça dans la peau, hein. J'aime juste nos nuits et nos matins. C'est tout con, c'est tout nouveau pour moi, ça me fait un peu flipper mais rien de bien grave en somme. Rien qui ne justifie ma tronche en biais, ma gueule des mauvais jours. Rien qui ne justifie mes réactions à la con. Et dire que tu n'étais pas assez bourré pour ne plus t'en souvenir aujourd'hui...
J'te demande rien, en fait. J'ai sûrement l'air comme ça, mais c'est juste parce que je me cherche un peu en ce moment, et que j'ai du mal à me retrouver, et à me reconstruire, et à me reprendre en main, et à renaitre plus jolie, plus étoilée. J'demande même plus rien à la vie, d'ailleurs, parce que plus on réclame et moins on reçoit, je sais, je sais. Ou alors si, je demande juste à exister, c'est déjà formidable ça, d'exister, oui, je demande à exister dans les yeux des autres, même quelques fractions de seconde, et se sentir vivante comme jamais.

Voilà. Les étoiles sont transparentes. Dès fois, elles voudraient ne plus l'être, mais elles ne savent pas comment faire. Encore une fois, elles n'ont pas le bon manuel. Les étoiles sont transparentes et nues comme des vers, ou comme des escargots sans leurs coquilles, c'est selon.
Les étoiles brillent, aussi, de temps en temps. Et de temps en temps, elles trouvent la vie jolie, même si souvent, elles répètent à qui veut l'entendre que la vie est un peu moche, et que ça fait un peu mal, et que la vie, c'est la vie, et qu'on en a qu'une et qu'une seule, et qu'il faut profiter de tout, de chaque instant, même de la douleur, tiens, de la douleur d'être au monde, et d'être seule étendue dans le gazon un dimanche après-midi de mars.

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dimanche 9 mars 2003 à 16h05
*Mes instants aussi...*
Moui c'est une bonne idée que ces 7 instants là, merci Aubépine, et indirectement merci Zikou ! ;)

Voilà donc mes miens, d'instants...
http://uninstant.com/7instants


Comment pourriez-vous réagir si on vous apportait la preuve que, sur un point précis, vous vous comportez en violation d'un principe que vous ne cessez de clamer ?
Mmmh, je suppose que je serais en colère après ma petite personne, comme souvent, et que je m'allongerais sur mon lit pour réfléchir à tous ces foutus principes que j'ai et qui de temps en temps, me pourrissent un peu la vie.

Quelle idée vous faites-vous du travail d'un syndicaliste ?
Euh, Hervé dans Caméra Café ??

Trouvez-vous nécessaire d'écouter l'antithèse d'un argument qui emporte immédiatement votre adhésion ?
Ca dépend de l'argument, héhéhé. En général, oui, quand même, j'aime quand les avis divergent, et j'aime quand les gens donnent leurs avis.

Quel le plus cruel sentiment que puisse éprouver un parent vis-à-vis de son enfant ?
La déception. Et c'est en fille ayant énormément déçue ses parents que je dis ça... Je le referais plus môman, j'te jure.

Quel est le moyen d'expression le plus adapté à l'expression d'un sentiment de rage ?
Euh, mordiller les touilleurs ?!

Comment définiriez-vous "la société" ?
Mmmmh.. La société, elle a que des problèmes ? La société elle a mauvaise haleine ?
Sinon, la société c'est ce qui empêche les gens de vivre leur vie comme ils l'entendent, de se promener nu dans la rue par exemple, ou d'embrasser en public un homme qui a le double de votre âge.

Relisez-vous les anciens posts que vous avez rédigé ?
Oui. Souvent. Je suis imbue de ma personne, vous croyez ? ;)

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dimanche 9 mars 2003 à 22h49
*Une étoile est née (.. Quand Etoile déborde d'affection...)*
Dimanche 2 Mars, aux alentours de 7 heures du matin, par une petite aube timide, est née une petite étoile brune.
Elle s'appelle Manon. Elle est belle comme un coeur.
Petit Poissons jeté en plein milieu du grand océan qu'est la vie, si tu savais comme je t'aime déjà, comme j'ai envie de te câliner, de te bisouiller, de serrer tes p'tites quenottes dans les miennes.
Jolie brunette, un jour, tu me poseras un bisou sur la joue. Bientôt, bientôt.
Que tu es belle, trésor, que tu es belle avec tes une semaine de vie, une semaine petite perle, la première semaine de ton existence. Vois comme le monde est beau, vois comme le monde est grand. Vois comme tu es minuscule, toi, toute minuscule, petit nez, petite bouche, petites boucles brunes, je deviens gaga de toi rien qu'en t'imaginant.
P'tite cousine. Voilà, je suis de nouveau la grande cousine. La grande cousine de 20 ans qui aurait tant voulu que tu naisses le 15, 20 ans après moi, 40 ans après ton père, dieu que ça aurait été magnifique ! La grande cousine que tu verras un mois par an au maximum, un peu les étés dans les foins et les coquelicots, un peu à Noël dans les paquets cadeaux et les rires. La grande cousine qui est en âge d'être ta mère, oui oui, ta mère.
Quand je te verrai, tu auras presque six mois. Presque grande. C'est un peu triste de vivre loin des gens qu'on aime, de tes frères, et de toi p'tit bout, et de toi. Ou alors, je vais craquer et prendre le premier train pour Paris, et venir poser un bisou sur ton minois d'ange. Oui, peut-être que je vais craquer, j'aime trop les bébés, surtout quand ce bébé là est ma petite cousine, la fille de mon parrain, la demi-soeur de mes deux amours de cousins que j'aime plus que tout au monde.
Vous, mes grands, vous... Vous regardez p'tite soeur et vous avez un peu peur. Peur qu'elle ne vous aime qu'à moitié puisqu'elle n'est que votre demi-soeur, mais elle vous aimera autant, autant, et même plus. Peur de ce petit bout si fragile, peur de la casser, peur de lui faire mal. Peur qu'elle vous prenne papa aussi. Peur de la prendre dans vos bras, peur de la casser, c'est exactement ça. Et vous la regarderez grandir avec cette même peur, la peur des grands frères et celle des grandes soeurs, une peur discrète mais si forte parfois : que rien n'abîme petite soeur, que rien ne la froisse, que rien ne la blesse. La protéger, toujours, même quand elle aura dix, quinze, vingt ans. La protéger en l'aimant fort, aussi fort que vous pourrez. Et alors le demi, ça ne comptera pas, ça ne rimera à rien. Vous n'oublierez bien sûr jamais que sa maman à elle n'est pas la vôtre, mais avec le temps, ça ne comptera plus autant, puisque sa maman vous aime aussi, fort, fort. Et que papa est là, à ouvrir ses grands bras, bien assez grands pour vous serrer tous les trois à la fois.
Voilà, j'avais envie de vous écrire à tous les trois ce soir. Mes p'tits trésors. De vous dire que je vous aime. Oui, je vous aime, terriblement fort, aussi fort que si vous étiez mes enfants. Je vous aime et je suis là, comme toujours, prête à vous réconforter à la première larme, à vous câliner à la première dispute. Vous me manquez... Vous me manquez fort.
Il y a presque douze ans, j'ai fait une promesse à un petit bébé de deux mois. Je lui ai dit comme ça, pendant que je le berçais: "Mon p'tit coeur, regarde-moi, serre ma main fort. Je serai toujours là pour toi, toujours. Pas toujours là physiquement, mais tu pourras toujours compter sur moi, toujours, pour toute la vie qui t'attend et pour toutes les vies à venir". J'ai pas trahi ma promesse, hein, mon grand ? Six ans après, je refaisais la même promesse à un autre petit bonhomme, un autre petit trésor tout aussi beau.
Voilà ma promesse pour toi Manon, la promesse d'un lien que rien ne détruira, celle de t'aimer et d'être là pour toi.
Je vous embrasse mes trois étoiles. A très vite...

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lundi 10 mars 2003 à 00h09
*Quand Etoile fait des tests... gnagnagna ! *
J'suis à fond dans les questions à deux sous, moi en ce moment, et je trouve celles-ci particulièrement bien tournées...

Lu sur http://blog.nonzone.com/

MERCREDIX IX
1/ Etes-vous parfois troublé en réalisant que le véritable nom de certaines entités (objets, lieux), bien que simple, n'est pas celui que vous lui donnez habituellement ? Exemples : sur les règlements du métro, il est bien précisé que le véhicule qui transporte les voyageurs est un train, et non, justement, un métro. Les McDonald's sont des restaurants, et le mot hamburger ne désigne en fait que le plus simple de leur sandwiches, et non toute la gamme.
Bah, ça m'arrive souvent ce genre de choses... C'est comme les auto-tamponneuses ou les auto-tamponnantes, ça fait des siècles que je me demande lequel des noms est le vrai de vrai ! Vous savez ça, vous ?

2/ Quel est votre revêtement au sol (urbain) préféré ?
Le goudron ! Héhéhé ! ;)

3/ Qu'est-ce qui, chez vous, est en double épaisseur ? (vous pouvez comprendre cette question comme cela vous arrange).
Les Kleenex, vu la vitesse à laquelle je les use. Fallait pas être si sensible, fallait pas ! En double couche aussi, mes incertitudes, que je tartine à tout bout de champ sur ce foutu journal ... Mmmmh.

4/ Avez-vous déjà, pour votre plus grande honte, employé de travers une insulte, ou en avez-vous écorché une ? Moi, par exemple, j'ai longtemps dit « va te faire reculer » parce que je ne connaissais pas le mot-clé (et de fait, j'étais bien en peine d'obtempérer).
Bah, je ripe souvent moi, mais j'insulte raremement. C'est super joli, "va te faire reculer", j'trouve ! Je la mets de côté !

5/ Quelle boisson vous refusez-vous à consommer dans un gobelet en plastique ? Trouvez-vous que, de manière générale, un gobelet en plastique influence réellement le goût ?
Je ne refuse jamais de consommer aucune boisson, vous diront certains ! lol Et c'est pas un gobelet plastique qui va m'arrêter, vous comprenez ! Encore que, le champagne dans le plastique, ça craint un peu mais vraiment très peu...

6/ Quel serait votre nom de super-héros ?
Euhhh Super étoile ? Mouiiii faudrait que je me creuse un peu plus, là pour le coup ! Tu manques d'imagination ma pauvre Etoile, pour une fois...

7/ Vous rappelez-vous clairement le jour, ou la période, pour faire plus facile, où vous avez arrêté de vous amuser avec des jouets ? Quel a été le premier substitut ? Hep, les geeks qui continuent d'acheter des figurines de Spawn... ne faites pas semblant de ne pas comprendre la question en répondant « j'ai jamais arrêté » ;-)
Je me souviens du jour où j'ai donné toutes mes Barbies à ma soeur, oui, oui, et j'ai beaucoup pleuré (en cachette, évidemment, hein !) parce que ma soeur leur a tondu la tête à cause que c'étaient les miennes !! :-/ Le premier substitut, mmmh, je réfléchis ... Passer des heures au téléphone avec mes copines ?? Euhh j'continue d'acheter des peluches moi, ça compte ?! ...

8/ De toutes les activités semblables à l'éclatement de plastiques de protection à bulles, au démembrement de trombones, etc... Quelle est votre préférée ?
Ah, l'éclatement des bulles, sans hésiter ! Et aussi le machouillage de touilleurs, de stylos bic, etc, ça rentre en considération, non ?

9/ Avez-vous un souvenir particulier (mélange de nostalgie, d'horreur, que sais-je) de votre ancienne MJC ?
Mmmh ?

10/ A l'époque des cassettes audio (pas totalement révolue, il paraît), repériez-vous une cassette particulière parce que vous aviez soigneusement marqué le nom de l'artiste dessus, ou parce que vous aviez presque autant de modèles (marque, durée, etc) que d'enregistrements ? (Ex : « Ah, l'album des Pink Floyd ? C'est la BASF verte. Non, pas celle-là, la soixante minutes »)
S'il y a bien un truc un seul que j'étiquette, c'est mes K7, celles que je me fais pour écouter dans ma voiture à cause que chez moi, on capte que des radios pourries..

MERCREDIX VII
1/ Quelle méthode utilisez-vous pas marquer la page d'un livre ?
Raaah je sens que certains vont hurler mais... Oui, je corne mes livres ! Honte à moi ! J'ai essayé toutes sortes de marques pages, même ceux à 30 euros, ben non, désolé, c'est pas mon truc, je préfère ma petite trace perso... Pas bien !

2/ Avez-vous déjà été tenté d'exposer un cadre acheté dans le commerce en laissant la photo-type fournie avec ?
Euh.. Nan.

3/ Existe-t-il chez vous un ensemble de choses que vous adorez classer ?
Mes livres. Par ordre alphabétique, ou par collection, ou par genre, je change tout ça au moins deux fois par an. J'entasse tous mes livres ( mes centaines de livres !!) sur mon lit, et en général il me faut deux jours et deux nuits pour remettre de l'ordre ;)

4/ On s'apprête à vous présenter à quelqu'un en ayant pris soin de vous dire : "Tu vas l'adorer, il/elle est vraiment comme toi. Même humour, mêmes goûts, tout...". Vous le sentez comment ?
Hyper mal, surtout si c'est Chris qui me le présente, tralala ! Et puis; des gens comme moi, ça n'existe pas de toute façon, siiiiiii ? Présentez-les moi quand même alors ! ;)

5/ Avez-vous un rituel d'endormissement ?
Un peu de lecture... Eventuellement écouter mon pote Barth sur Europe 2. Héhéhé.

6/ Pensez-vous que le prix Nobel de la paix doive récompenser l'action d'une personne, ou ce qu'on pense qu'elle est réellement ?
L'action.

7/ Piscine.
Et les maîtres nageurs ! Je craque ;p

8/ Aviez-vous une activité proche du poker dans la cour d'école (billes, pogs, etc) ? Si oui, quelle a été votre plus belle prise ?
Euhhh bah moi, je jouais à l'élastique, quoi ! C'est pas tellement comme le poker, si ?

9/ Vous êtes seul chez vous, le silence est total. Soudain, pour une raison ou une autre, vous prononcez une phrase. Quel est votre sentiment après cela ?
Bah, je parle souvent toute seule (on s'en doutait) vu que parait-il, j'ai un besoin énorme de communiquer... Alors non, pas de sentiment, je suis habituée !

10/ Dans quelles circonstances êtes-vous obligé de passer par le papier et le crayon, sans même imaginer pouvoir vous servir d'un ordinateur ?
Euhh pour faire la liste des courses ? Ou sinon, pour une lettre d'amour... Mmmhhh, ça me laisse rêveuse cette idée-là, tiens !

MERCREDIX VII
( Après j'arrête, c'est promis ! Mais c'est que je m'amuse, moi ! Dites-le, hein, si je vous saoûle ! ;))
1/ Y a-t-il un médicament que vous vous réjouissez de prendre ?
Les pastilles Strepsils au miel-citron. Désolé pour la pub...

2/ Une pirouette bien connue pour clore une discussion houleuse est : "De toute façon, toi, tu veux toujours avoir raison". Cela impliquerait qu'il existât des personnes qui, à l'inverse, veulent toujours avoir tort, ou, dans certains cas, se fichent d'avoir raison. Vous en connaissez ?
Euh j'suis pas sûre. Ca m'fait penser à Chris : "De toute façon moi j'ai toujours raison gnagnagna je te l'avais bien dit que ton ex était un naze gnagnagna". J'avoue, j'aime avoir raison, mais j'ai souvent souvent tort, et heureusement, hein!

3/ Etes-vous pris, à intervalles irréguliers, d'une fièvre qui vous incite à retrouver d'anciennes connaissances (sans qu'il y ait nécessairement passage à l'acte effectif) ?
Moi c'est plutôt la fièvre de faire des nouvelles connaissances... De rencontrer pleins de gens, tout ça. Même s'il y a certaines vieilles connaissances avec qui j'aimerais renouer, forcément...

4/ Voilà une question qui s'adresse à ceux qui ont fait un tout petit peu de musique. Est-ce qu'il y a un accord qui, seul et sur n'importe quel instrument, suffit à vous enchanter ? Pour ceux qui ne connaissent ni instrument ni solfège, pourriez-vous isoler une note ou un accord dans un morceau que vous aimez et qui, seul, vous fait imploser de joie ?
Si la sol sol la sol la si sol ? Fais dodo colin mon p'tit frère, la seule chose que je sais jouer au piano... Erk erk.

5/ Existe-t-il une époque qui, capillairement parlant, vous plonge aujourd'hui dans le remords le plus total ? Détails bienvenus.
Ohhh... Ma première coupe de cheveux à la garçonne, en première. Ou comment se faire appeller monsieur dans tous les endroits publics, ou comment se faire draguer par une fille en boite ( Ohhh mais t'es une fille !! Ohhh !!) ... Souffrance, quand tu nous tiens !

6/ La journée était magnifique ; un temps juste comme vous l'aimez, des surprises, de la joie... Et vous vous couchez amoureux(se) et plein(e) de projets pour le lendemain, d'autant plus attrayants qu'ils resteront sans doute à l'état de rêves. Avant de fermer les yeux, un personnage apparaît devant vous. Il est mince, élégant, et à part cette bizarre odeur de soufre, plutôt avenant. "Dis coco, ça te dirait de revivre cette journée encore et encore ? En l'oubliant à chaque fois, bien sûr. Allez, cherche pas, tu n'en revivras jamais de mieux. Alors à quoi bon vivre dans le souvenir ? Fais du souvenir ton véritable présent !". Pendant qu'il se transforme en marmotte, que lui répondez-vous ?
Non merci, jolie marmotte. Je préfère cent lendemains à un jour toujours identique, aussi beau que soit ce jour. Vivre... Pour voir ce qu'il y a de l'autre côté du miroir; pour voir ce qui nous attend demain.

7/ Décrivez votre manière de vous attaquer à un oeuf Kinder Surprise, depuis l'achat jusqu'à la fin que vous lui réservez.
Mmmh, mettre la boiboite dans le Caddie en douce, juste avant de passer en caisse. Une fois rentrée chez moi, me jeter sur l'emballage et tout arracher hyper rapidement. Casser proprement l'oeuf en deux. Regarder la surprise, héhéhé. Monter la surprise si montage il y a. Attaquer à pleines dents la première moitié de l'oeuf. Mmmh, comment c'est bon ! La deuxième, il faut la manger avec plus de douceur... Laisser le chocolat fondre sur la langue...
Bon, j'vais faire mes courses quand moi ?? ;)

8/ Vous avez une véritable corvée à accomplir, pas encore trop urgente (il vous reste quatre ou cinq jours). Toutefois, son exécution ne durera pas plus de vingt minutes. A tout casser. La repoussez-vous à plus tard ?
Ouiiiii. C'est comme ça que la vaiselle s'entasse dans l'évier...

9/ Quel mal voyez-voys à parler des gens derrière leur dos ?
J'potine (du verbe "potiner", raconter des potins) assez comme fille, c'est vrai, mais je dis rarement du mal, quand même. Ce que je déteste par contre, c'est que des soit disant amies parlent de ma vie à d'autres personnes que je ne connais pas ! ( Chris à une collègue à elle " Ma meilleure amie, elle avait un mec, il était comme si comme ça"... La collègue n'en a rien à faire, d'ailleurs..).

10/ Trouvez-vous reposant d'avoir un maître, dans quelque domaine que ce soit (plutôt que d'être soi-même le spécialiste d'un domaine donné, par exemple) ?
Non. Je préfère penser par moi-même...

Bon j'arrête là, moi, hein. J'ai mon neurone qui carbure trop, ça me fait mal partout partout ! Bonne nuit mes petits loups, demain est une journée importante pour moi ( toi seule Delwyn est au courant, chuuut) alors gardez vos petits doigts croisés, s'il vous plaît... J'ai vraiment pas besoin d'une tuile de plus, moi.
Jolis rêves à vous.

*

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lundi 10 mars 2003 à 20h03
*...Breathless...*
A bout de souffle. Je viens de me faire littéralement incendiée sur mon répondeur par Lucas, lequel me reproche en gros, d'avoir zappé son anniversaire et de ne lui téléphoner que quand je m'emmerde. Accesoirement, c'est vrai. C'est vrai que je l'appelle plus souvent quand ça ne va pas que quand ça va. C'est vrai que c'est souvent lui qui appelle, et moi plus rarement. C'est juste que l'idée de tomber sur sa nana me fait flipper, et comme ils n'ont qu'un portable pour deux, je préfère vraiment pas tenter le coup au petit bonheur la chance.
Ca n'excuse en rien le fait que j'ai oublié ses 21 ans. C'était quel jour, le 3 ? Ah oui, lundi. Je me souviens plus de ce que j'ai fait lundi dernier moi... Ah si, j'ai fait grasse matinée et j'ai passé l'après-midi chez moi, à causer avec Auré, à lui raconter mon week-end de folie, inclus l'affreux dimanche avec Chris, impossible à résumer en trois mots, hormis que je me suis retrouvée coincée au milieu d'une histoire de famille, deux soeurs s'entretuant pour un homme, marié qui plus est. Deux amies de Chris. Sale soirée, et du coup, je n'ai pas rencontré le futur de Chris, tant piiiiis.
Tout ça pour dire que Lucas est fâché. Je le rappelle, et évidemment, tombe sur la messagerie. Eh bien, j'ai trouvé plus nul que mon répondeur !!
"(...Bruit de fond, une vieille chanson de Céline Dion, quand je m'endors contre ton corps...) Bonjour mes chéris ! Vous êtes bien sur le répondeur de Coraline et Lucas ! (Cette fille a vraiment une voix de crécelle, erk erk !) Nous sommes très occupés en ce moment, nous ne sommes pas encore jeunes mariés mais nous passons quand même beaucoup de temps à nous câliner ! ( .... Argh....) Si vous voulez nous laisser un message, n'hésitez pas, c'est toujours un bonheur de savoir qu'on pense à nous ! (... re-argh !...) Si c'est pour une invitation au mariage, n'insistez pas, on a déjà envoyé les faire-part ( Oui ! cinq mois avant ! Y sont fous...) et on est complé ! ( rire de Coraline. La pôv' fille !) Si le message s'adresse à moi personnellement, je vous rappellerai. Sinon, vous pouvez raccrocher !!"
Arf. Grande respiration : Oui, bonjour, j'appellais juste pour avoir de vos nouvelles, et pour souhaiter un tardif bon anniversaire à Lucas... Euhhh.. Rappelle-moi Lucas. Je t'embrasse.
Coraline va être folle... Tant mieux, merde. J'en ai marre d'être la meilleure amie du silence et de l'ombre, moi.

Un jour, j'ai dit à Lucas... "Un jour, il y aura une autre fille entre toi et moi. Tu tomberas vraiment amoureux d'elle, et tu arrêteras de me voir". Phrase qui prend tout son sens aujourd'hui, que je suis clairvoyante parfois...
Toi aussi, un jour, tu rencontreras une fille et tu tomberas amoureux. Et toi aussi, tu arrêteras de me voir.

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lundi 10 mars 2003 à 21h56
*Bulles de savon*
Voilà ce que nous sommes, tous. Des bulles de savon. Ephémères. Et puis, un jour, on s'écrase contre le sol, et ça fait mal, très mal.
Il y a énormément d'étoiles dans le ciel ce soir. Ouvrez donc vos fenêtres, pour vérifier. On dirait une nuit d'été. J'voudrais bien savoir laquelle de ces p'tites étoiles je suis moi. Aucune. Aucune. Je ne suis pas une étoile, c'est une vérité ignoble, mais je n'en suis pas une. Je ne suis qu'une fille, et vous savez quoi, c'est déjà bien assez compliqué comme ça.

L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles
L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
et l'Homme a saigné noir de ton flanc souverain

Arthur Rimbaud, Poésies


Bonne semaine à tous. Ma p'tite Delwyn, j'espère que tu as eu mon mail. Garde tes doigts croisés, s'il te plaît...
J'vous bisouille.

*Etoile*

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mardi 11 mars 2003 à 00h38
*Si on se ressemble un peu... (Quand Etoile rencontre un berger)*
Pas possible que je me couche, il est trop tôt. Je télécharge Chimène Badi, pour me le repasser en boucle plus tard. En même temps, je lis les messages de mon ex sur ce foutu forum où on s'est rencontrés. Vicieuse que je suis... Je crois qu'il va pas bien. Je crois que ça ne me fait plus rien de savoir qu'il ne va pas bien. Il dit qu'il est en miettes. Il l'a toujours été de toute façon, même quand on était ensemble.
Le truc qui me tue : un post avec les paroles d'une chanson de Vincent Delerm, une chanson qui me parle, forcément... A Deauville un dimanche
Sous la pluie sur les planches
Elle s'avance à côté
D'un homme plus âgé
Il ne dit presque rien
A Deauville ce matin

Je dois aimer souffrir, en définitive, pour aller lire ces conneries là. Ca ne m'étonne pas qu'il aime Vincent. Quand j'ai écouté l'album, j'ai pensé à lui, je me suis dit qu'il devait adorer, qu'il le rangerait entre la compil de Cabrel et son cd de Jean-Louis Aubert.
Après ce quart d'heure sur le forum, je me décide à aller me balader sur n'importe quel site à deux centimes d'euros qui m'permettrait de rencontrer des gens.
Et comme un hasard n'arrive jamais seul, je découvre bouleversée une annonce qui m'interpelle :

"Berger cherche étoile pour éclairer ses jours et illuminer ses nuits".

C'était trop beau pour que je passe à côté. J'envoie donc un mail au jeune homme, mail hésitant, je me souviens plus trop comment on fait pour écrire quelque chose qui donne envie au garçon de vous contacter. Par un nouvel hasard formidable, le garçon est en ligne et me répond dans le quart d'heure. Je lui explique que mon petit nom, c'est Etoile, voilà, c'est un signe ! Le jeune homme a donc 24 ans et est de Toulouse. Relativement géographiquement proche, dit-il. On s'échange quelques mails. Ca tombe bien, je n'avais pas envie de dormir moi, et l'occassion fait le larron. Il me parle de son ex, encore un qui pense que les filles sont toutes des méchantes. Il est brun. Il a les yeux verts. M'enverra une photo dans la semaine. J'ai pas trop compris ce qu'il faisait dans la vie, mais j'ai pas posé trop de questions non plus, je voudrais pas passer pour une blonde ! lol.
Instant fatidique : Tu n'aurais pas une photo ? Je réponds par la négative. L'instant est très beau, je voudrais pas qu'il prenne peur ;P Quoique, t'as pas eu peur toi, pile_face, hein ? lol Rassure-moi ! En plus, j'ai des nouvelles photos maintenant, alors qu'avant j'avais que des archives de mon ex et moi. Là, j'ai scanné toutes mes photos d'anniversaire ! (Mémento pour le week-end prochain : envoyer les photos à mon cousin, à Marie, à qui d'autre ??).
Bref, je lui dis non, et refuse la sienne. Moui, parfaitement. Je lui explique que je trouve qu'on fusionne trop bien, qu'on verra plus tard pour les photos. C'est pas désagréable de voir qu'on peut causer avec des gens intelligents aussi, de temps et temps. Et pas qu'avec des gros bêtas.
Il faut qu'il dorme. Il travaille lui, demain. Moi aussi, remarquez. Il faut que je me lève à 6h30... Pfffioou. Je sais pas son prénom, tiens. Remarquez, je m'en tape. J'suis plutôt contente de cette soirée, au final. Ca m'a un peu déstressée, je vais mieux du coup.

Pfff, pourquoi que tout le monde y dort ? J'ai envie de parler moi ;P Ou de faire n'importe quoi d'ailleurs, hormis dormir ! Ca m'ennuie de dormir, surtout de dormir seule, tiens. Allez, debout les gens, il est encore hyper tôt !
Tss tss...

( A samedi mes p'tits loups ! Delwyn, t'auras qu'à m'envoyer un SMS quand tu auras eu mon mail - comme ça moi j'aurais ton numéro, et je pourrais t'envoyer un SMS en retour pour te dire comment ça s'est passé ! lol Tu me suis là ? Sinon, tu peux toujours appeller, n'hésite pas ;) En plus, je viens juste de changer mon répondeur, nanananère ! )

*

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samedi 15 mars 2003 à 15h57
*Tous des anges... Surtout elle !*
Connaissez-vous Roméo ? Pas celui de Juliette, non non, le vrai de vrai, celui à qui Zazie offre sa première partie...
Il est beau, Roméo. Et puis, il chante bien ce qui ne gâche rien. Moi, à mon balcon, je me la jouerais bien Juliette, du coup. Surtout quand il entonne de sa voix d'ange...
Petite conne
Nananananananana
Petite conne
Nananananananana

J'en suis un peu une, petite conne, non ? Eh bien alors, je décide que Roméo chantait pour moi hier soir, juste pour me séduire, juste pour voir les étoiles dans mes yeux, ok, c'est gagné, j'achèterai donc son album... Intitulé "Non, non, non". Moi je dis trois fois oui à Roméo, oui pour le suivre sur sa planète, oui pour sa voix adorable, oui pour ses textes vifs et bien aiguisés comme j'aime. En plus, le jeune homme est originaire de Limoges. Formidable, voyez-vous, et une soirée commencée comme ça ne pouvait être que magique...

Avant Roméo, il y avait eu la demi-heure passée dehors, à se geler, Marie et moi tremblants dans nos manteaux, le ventre vide (Ou quand Marie arrive en r'tard et qu'on a pas l'temps de manger et que gnagnagna, j'ai faim moi ! ). Devant nous, Adam et Yves. Un Adam chatain et un Yves brun, deux petits hommes comme on en voudrait toutes chez nous, jeans et tee-shirts moulants, sauf que voilà, on les voudrait pas gays, nous... Difficile de définir lequel je préferais, et si je prenais les deux, hein, vous croyez qu'ils voudraient de moi, juste pour un soir ? Passons, faudrait que j'arrête de rêver moi ! :p Après multiples discussions, on opte pour rester debout dans l'allée au milieu des gradins, pile-poil en face de Zazie, on était juste sous le projecteur : messieurs, si vous aviez repéré deux jolies brunettes un peu déjantées, cherchez plus, c'était nous ! Evidemment, on est restées debout pendant quelques heures, et j'ai affreusement mal aux pattes cet après-midi, mais le jeu en valait la chandelle, vraiment, on a eu du nez de rester dans cette allée !

Après les quelques chansons de Roméo, donc... La lumière se rallume. Pour se re-éteindre quelques minutes plus tard, la foule limougeaude se réveille et sort lentement de sa torpeur. Je vais pas tout vous raconter, vous savez. Je viens de lire sur un forum que Limoges n'était que le deuxième concert de province, et je m'en voudrais de dévoiler tous les côtés magiques de ce concert.
Zazie est belle, sachez-le. Elle a la voix un peu éraillée, surtout au début, mais elle gigote tellement qu'on oublie vite ce détail. C'est une vraie pile électrique, chorégraphies et humour compris. Au moins, elle, elle parle à son public, pas comme Hélène Ségara...
Zazie donne tout ce qu'elle a, et surtout, elle donne tout ce qu'elle est. Simplement. Elle se donne aux bras du public, elle se donne à nos mains quands elle monte dans les gradins et traverse l'allée, THE fameuse allée où Marie et moi nous nous tenions. Et voilà qu'elle est là, à trente centimètres de nous, et voilà que sa main serre la mienne, un rien de temps, dix secondes peut-être, puis celle de Marie, puis celle d'inconnus... Et voilà que j'ai vu Zazie de plus près que je n'ai jamais vu Gérald, et voilà que oui, aujourd'hui c'est décidé... Je suis fan de Zazie. Elle est plus belle qu'à la télé, vous savez...
2h30 de concert sans entracte. Une grande étoile que voilà.
Sourd, fais pas le sourd
Je te jure que l'amour en vaut la peine
Mais laisse ta main dans la mienne.

Je chante et j'ai d'ailleurs la voix un peu éraflée maintenant. J'aime ses textes, tiens. J'aimais déjà, mais en live, on ressent nettement plus les émotions, tellement que j'ai le coeur au bord des yeux, comme y dit mon pote Calogero, la larme à l'oeil, envie de larmoyer quand elle entonne au piano Voilà pourquoi je n'écris pas sur toi... Rassure-toi.. sans avoir omis de préciser que "dans la vie, parfois, on a des amoureux..". Oui mais parfois pas, et c'est un peu ça aussi, qui donne envie de pleurer, non ?
Fallait rester Zen , et je vous assure que l'on ne peut être que zen quand la lumière s'éteint, quand la jolie marionette fait trois petits tours et s'en va, après avoir transmis son message de paix, l'air de rien, comme un "Faites l'amour, l'amour, l'amour...".

Drôle d'oiseau dans le gris de Limoges. Oui, Zazie est un ange. Nous aussi, il paraît.
On t'aime, Zazaïe. On se reverra.
Et puis quelque part, quand je m'endors quelques heures après, il y a le petit ange sur mon épaule droite qui sourit, qui me murmure, au creux de l'oreille que j'ai la vie devant moi, la vie devant moi...

Dis-moi que j'ai le temps
de courir le monde
avant que le monde
ne soit mis à feu et à sang

Dis-moi que j'ai le temps
de trouver l'amour
avant que l'amour
ne soit plus qu'un rêve d'avant



La vie devant nous. Voilà ce que je veux garder de cette soirée avec elle...
La demoiselle est à Bordeaux ce soir. Si on était un peu fofolle, on y r'viendrait, hein, miss ?
Zeeeen.

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samedi 15 mars 2003 à 17h07
*Joyeux anniversaire, mon amour...*
Des mois après, il reste des traces de l'autre. Comme des dates sur un calendrier, des dates qui ne riment à rien mais qui comptent quand même. Qui comptent parce qu'elles ont comptées avant, quand nous ne faisions qu'un, qu'un tout, qu'un nous.
Je voulais t'écrire. Te rendre la pareille au "bon anniversaire" que tu m'as envoyé le matin du 15. Te dire "Oui, je suis vivante. Non, je ne t'aime plus mais je pense pourtant à toi, je pense à toi aujourd'hui parce qu'on est le 13 Mars et que tu n'aurais pas aimé que je te souhaite un bon anniversaire, que je te dise que tu ne vieilliras jamais dans les yeux de ta princesse, que je t'invite au restaurant et que je fasse comme ci c'était une journée différente. Tu n'auras pas aimé et je l'aurais fait, et tu n'aimeras pas cette lettre, je ne le sais que trop".
Je voulais t'écrire, et je ne le ferai pas. Ca aurait l'air de quoi, hein ? Ca rimerait à rien de te souhaiter quelque chose, à toi que j'ai brisé, peut-être, sûrement, à toi qui existes encore, qui a survécu à l'insurmontable, à toi qui me manques quand j'ai du mal à avancer, à faire comme si tout allait, à aimer d'autres gens. Un joyeux anniversaire, donc. Ces mots ne riment à rien, mais il fallait que je les écrive pourtant. Tu sais comme moi que plus rien ne rime à rien depuis qu'on vit l'un sans l'autre.
Tu me manques parfois. Et pourtant, si tu savais comme je respire sans toi, comme je me sens libre, libre, libre d'être et d'aimer qui bon me semble, libre de briller même dans une nuit sans lune. J'ai survécu, tu vois. Ma fierté tient dans ces mots-là, dans ma survivance, dans ces jours où je ne pense pas à toi, où je ne parle pas de toi, où je vis, tu vois, je vis. Et je vis bien sans toi, et j'avance bien sans toi, et j'apprends à conjuguer notre histoire à l'imparfait, à revoir ma copie comme on dit, à dire à Marie " Si je ne l'avais pas quitté, il ne l'aurait jamais fait", et je serais restée prisonnière dans ma petite tour de cristal.
Je sais tes douleurs et tes manques de moi. Je sais mes silences, j'ai changé de numéro de portable et même d'e-mail. Ce n'est pas une fuite, c'est une avancée, vois-tu la différence ? Je suis triste de savoir, je préfererais que tu aimes une autre peau, je préfererais cent fois. Je suis triste mais pas affectée.
Tu vois, j'ai pensé à toi ce 13 de ma vie. Mais c'était une pensée, juste ça, une pensée un peu triste certes, mais pas douloureuse pour un sou. Ca glisse sur moi et ça ne m'atteint pas, vois comme j'ai grandi... Je suis sûre que tu n'aimerais pas Etoile, tu la trouverais trop froide, trop inaccesible, trop brillante, trop lointaine. Vois comme j'ai grandi, chéri...

*

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dimanche 16 mars 2003 à 22h04
*Etre ou ne pas être... une XX ! (chromosiquement parlant)*
Chromosiquement parlant, voilà donc ce que nous sommes toutes, des XX. Deux fois un X qui symbolise pas grand chose, sauf qu'on est censé avoir les deux pieds bien ancrés dans le sol, et qu'on est censé lever souvent les bras au ciel dans nos exclamations et nos colères. Lever les bras au ciel, c'est un de ces trucs définis comme typiquement féminin, non ?
Un truc de nana... Voilà ce que nous sommes donc, à la page XX du dictionnaire des synonymes...
Des nanas, des gonzesses, des dames, des demoiselles, des princesses même parfois, des bonnes femmes, des meufs, des pouffes pour certains, des girls, des nénéttes, des miss, des puces aussi dès fois, des mistinguettes...
Cloisonnées dans nos rôles de mères, soeurs, amantes, amies, femmes, amoureuses, maîtresses aussi parfois, copines souvent. Trop souvent.
Un peu psychothérapeutes, souvent, souvent, consolatrices, tendres, dévouées, bienveillantes, présentes comme on peut plus souvent que comme on veux, un peu brunes, un peu blondes, et même dès fois rousses.
La peau blanche, les yeux rouges un peu souvent dans nos blessures, le sourire aux lèvres même quand la terre s'effondre, des étoiles dans les yeux quand un homme nous sourit.

J'ai reçu ta lettre hier.
Tu m'as fait chialer, merde.
Touchée, coulée ; si tu savais comme je te comprends... Si tu savais comme on se ressemble, toi et moi, comme on en est au même point dans notre foutue vie sentimentale pas si sentimentale que ça.
Détresse typiquement féminine, bien sûr qu'on ignore tout des hommes, de leurs véritables fonctionnements, de leur façon de penser si souvent en désaccord avec leur façon d'agir. Et plus évident encore, bien sûr que l'homme ignore tout de la femme, de ce qui nous fait avancer et... de ce qui nous fait reculer, fuir, les haïr même parfois.
Bien sûr, bien sûr. Evidemment qu'ils viennent de Mars et nous de Vénus, autrement dit, que eux font la guerre, et nous l'amour. Evidemment qu'aucun bouquin de psycho ne nous éclaire vraiment, ni aucun article dans Cosmo, ni aucun monologue étoilesque d'ailleurs.

Etre une nana.
Mettre des jupes et s'maquiller. S'faire belle pour des hommes qui ne nous regardent même pas, et quand ils nous regardent, c'est si rapidement qu' ils nous oublient bien vite.
Mettre du mascara. Et glisser des Kleenex dans son sac, au cas où on finirait en larmes les yeux dégoulinants de noir et qu'il faudrait se ruer aux toilettes pour camoufler tout ce désespoir.
Acheter des strings en pensant que le chéri aimera ça. Et lui qui vous préfère nue et qui arrache le précieux bout de tissu en moins de trois secondes.
Acheter des tas de fringues qu'on ne mettra jamais, pour séduire un potentiel futur fiancé qui ne restera que potentiel. Acheter un Levis taille 26 et se rendre compte qu'il nous boudine de partout, et qu'on ne ressemble à rien dedans hormis à un éléphant, un sac, une baleine, une vache, une tourte, appellons ça comme on veut.
Ne pas pouvoir attacher le dernier bouton du Levis, le vendre moitié prix à une amie plus mince que nous.
Attendre qu'il appelle. Et finalement, appeller la première, parce qu'il nous manque trop et qu'on ne peut pas vivre sans lui, mais lui vit bien sans nous pourtant.
Attendre qu'il vienne. Et il arrive en retard, s'excuse à peine, il y avait des embouteillages ou il a fini tard au boulot et n'a pas eu le temps de vous appeller.
Attendre qu'il vous propose quelque chose, n'importe quoi. D'aller boire un verre avec lui, d'aller diner avec lui, de danser avec lui. De le suivre en Papouasie ou où le coeur lui en dit.
Acheter Cosmo, lire l'horoscope et découvrir que cette année, on doit rencontrer l'homme de sa vie et puis même l'épouser, tiens.
Appeller sa meilleure amie et finir par carboniser son forfait téléphonique. Refaire le monde avec elle, parler de nos exs et de nos futurs, de nos études/boulots à la con, de tel brun ou de tel blond. Parler de sexe. Raccrocher et puis la rappeller parce qu'on a oublié de lui dire un truc hyper important.
Aller manger à McDo avec les copines. Rentrer chez soi et se sentir un peu seule dans notre grand appartement.
Aller boire une bière avec les copains. Et se faire traiter d'alcoolique. Etre une nana et ne pas tenir l'alcool, aussi. Mais aimer ça quand même, de temps en temps.
Mettre une jupe courte, et se faire siffler dans la rue, et se prendre une main au derrière de temps en temps, et gifler le malotru d'un violent revers du droit, et se faire traiter de salope, de pute, au mieux de poufiasse.
Se teindre en blonde. Ou en rousse. Et se refaire traiter de poufiasse.
Prendre les décisions à la place de l'homme. Et se faire traiter de petite conne par les copains de l'homme, et se faire traiter de manipulatrice.
Quitter un homme, et se faire traiter de salope. Et encaisser le coup, comme si on en était vraiment une alors qu'on essaye juste de sauver sa peau.
Se faire draguer par tout ce que la terre porte d'idiots, et regarder de loin les mecs sublimes sans oser les aborder.
Coucher avec un idiot de temps en temps. Et s'en vouloir à mort d'avoir céder à la pression hormonale.
Coucher avec un mec bien. Et s'en vouloir parce qu'on n'a pas su le retenir jusqu'au petit matin.
Tomber amoureuse d'un idiot. Et se sentir plus bas que terre quand on découvre que l'idiot a déjà une amoureuse, ou qu'il est marié, au pire.
Tomber amoureuse d'un mec bien. Et se sentir plus bas que terre quand on comprend que le mec bien ne nous aime et ne veut pas de vous dans sa vie, qu'il vous veut juste dans son lit.
S'en prendre plein la gueule au nom de celles qui ont brisé un homme avant vous. S'entendre dire "Je n'ai plus confiance en rien, surtout pas en les femmes" et hocher la tête en disant qu'on comprend.
Comprendre les hommes, ou plutôt essayer. Passer pour une gentille fille, et écouter tous les copains descendre les femmes en flèche, et rigoler à leurs vannes à deux balles.
L'écouter réciter son palmarès, toutes celles qu'il a eu dans son pieu avant vous, et se sentir réduit à néant. Essayer de trouver sa place dans le lot.
Se sentir conne. Quand celui qu'on attend ne vient pas. Quand celui que l'on n'attend pas vient, et qu'on lui répond "Non, ce n'est pas toi que je veux".
Se sentir conne. Quand on ne lit pas dans les yeux de l'autre ce qu'on voudrait y trouver. Quand on a parlé de lui aux copines en disant "C'est un gars génial" et qu'il ne vous rappelle pas.
Angoisser. Pour un rien, bien sûr. Des règles qui ont douze heures de retard, une facture que l'on a oublié de payer, une amie dont on a plus de nouvelles depuis trois semaines.
Angoisser, et se ronger les ongles pour se calmer.
Lire des romans à l'eau de rose, collection Harlequin et rêver, rêver que nous aussi, on vivra de ces amours particulières.
Rêver au prince charmant, à l'homme idéal. Critères pré-établis depuis nos huit ans, depuis Ken. Et puis comprendre que la perfection, c'est juste dans notre tête.
Relire les lettres de nos exs. Se sentir seule et avoir envie qu'un homme vous réconforte, vous câline, vous prenne dans ses bras. Juste ça.
Se poser des questions existentielles et ne pas trouver la réponse, même après des heures de réflexion.
Prendre un bain de mousse et laisser les idées noires au vestiaire, tout en sachant très bien qu'elles reviendront bien vite.
Chercher. Chercher ses clés de voiture, chercher la solution aux problèmes, chercher quelqu'un qui vous comprenne, chercher et ne pas trouver, et s'énerver.
Pleurer. Souvent.
Hésiter. Bien trop souvent.
Hésiter encore. Ne pas écouter la petite voix au fond de nous qui meure d'envie de coincer ce garçon contre le mur et de l'embrasser. Avoir de l'éducation. Ne pas dire au garçon qu'on ferait bien un petit bout de route avec lui.
Avoir mal à la tête. Surtout aux moments importants, genre premier rendez-vous ou entretien d'embauche. Avoir mal au ventre avant chaque événement.
Prendre rendez-vous chez la coiffeuse, se faire couper les cheveux à la garçonne et se rendre compte que non, ça ne nous va pas.
Donner des foutus bons conseils aux copines, et réaliser en même temps qu'on leur parle que nous, on n'en applique aucun.
Se goinfrer de Crunch sous prétexte qu'on pas le moral, et que les mecs, c'est tous des cons. Puis regretter quand on monte sur la balance.
Réfléchir avant d'agir. Et oublier son coeur au vestiaire pour ne plus écouter que son cerveau.
Se révolter, si peu souvent. Ni putes, ni soumises. Juste des femmes. Aux armes citoyennes...
Tomber amoureuse, encore. En crever, dès fois. Ou croire en crever et se réveiller encore vivante au petit matin, avec la douleur au corps qui nous empêche d'avancer.
Ne pas comprendre les hommes.
Ne pas comprendre les hommes, et se sentir incomprise. C'est écrit dans nos gênes. Et c'est désespérant, un peu trop souvent.

Valà miss. Tout ça pour te dire quoi, hein ?
Qu'il faut que tu continues d'avancer, même si tu sens la terre qui trembles sous tes pieds. Qu'il faut continuer d'exister, envers et contre tout, envers et contre lui s'il ne veut pas de toi. Que tu peux être heureuse sans t'embarrasser de l'indécision et de l'hésitation permanente de l'autre. Que tu peux choisir de lui laisser du temps, ou que tu peux passer ta route sans le prendre en auto-stop. Que c'est à toi de décider ta vie. A toi, rien qu'à toi, juste à toi.

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dimanche 16 mars 2003 à 22h46
*Brèves de comptoir ( Idées étoilesques en vrac, en désordre, en bazar)*
La première gorgée de ...
Coca vanille. Avez-vous goûté ? C'est ... Surprenant. Pas désagréable. Sûrement pas très diététique non plus, mais on s'en fiche. Donc, c'est bon. Ca a véritablement le goût de la vanille d'ailleurs, et avec du whisky ça doit pas être dégueu non plus :p

Pour So !
Ma pucette, je veux z'et j'exige le rapport de tes vacances dans ma boite à mails, pour que ça me fasse de la lecture vendredi soir quand je rentrerai ! Je veux tout savoir, tout, tout, tout, et surtout comment sont les British :p J'me sens un peu coupable de pas t'avoir envoyé un chouilla de mail ce week-end, mais j'ai été ultra-occupée et j'ai pas vu le temps passer :-/

Pour ma petite Delwyn,
Mea culpa. Encore une journée de carbonisée, et je t'ai pas appellé. Je voulais ce soir, là, tout d'suite, mais j'avais peur que tu soies avec ton namoureux (et je voudrais pas déranger, héhéhé). Ceci dit voilà, une chose promise est une chose dûe, je t'appellerai dans la semaine, promis, juré, craché ! ( Euhhh à moins que tu soies en ligne ce soir ?!)

Pour la petite Marie ke c'est même pas son vrai nom d'abord ,
J'ai préparé le mail avec les photos de mon anniversaire. Ch'te raconte pas comment t'es belle ! Euh moi aussi, bien sûuuuur ! biggrin.gif J'vais d'ailleurs les envoyer à So aussi, héhéhé. Ca va mettre des heures à arriver car c'est comme qui dirait un peu un gros mail avec plein de kilos-octets mais... Ché pas grave ! Ca me fait d'ailleurs un peu tout bizarre de savoir que tu lis mon journal maintenant, va falloir que je fasse attention à mon langage moi maintenant !
Oh et je n'ai pas trouvé de places pour Vincent Delerm, y'a pas moyen de négocier avec personne, je suis au bord du désespoir - lol

En vrac, ma soeur va quitter son amoureux.
Elle a des vues sur un autre garçon... Alexandre de son prénom. Charmant petit bonhomme, apparemment. C'est simple l'amour à 16 ans, pffffiooouu... Elle va même pas être triste quand elle va l'quitter. Trop facile.

En vrac encore, c'est la saison des amours pour mademoiselle Bunnie aussi, qui est particulièrement difficile à tenir ces jours-ci ! Genre je grimpe sur tout ce que je trouve :p J'ai dû mal l'éduquer, c'est pas possible autrement ! lol Du coup, je lui ai donné un gros lapin en peluche, un beau lapin rose, et c'est devenu son nouvel amoureux, na !

J'connais mes formules de maths. Mouais. J'ai mon neurone qui chauffe un peu, mais j'ai bien travaillé aujourd'hui, quand même. Entre un collier de pâquerettes, trois Chupa Chups, une partie de badminton avec ma soeur et une demie-heure de fainéantise dans mon bain. Je ne me sens pas prête pour ces foutus tests, je stresse à mort, j'ai bouffé tous mes ongles et tous mes touilleurs, mais ça va, j'maitrise !

J'ai pas eu de nouvelles du Berger de lundi soir. Juste un mail envoyé dans la semaine, trois mots crachés en brut dans mon Incredimail, et j'ai répondu bien sûr. Il n'a pas l'air d'être là ce soir, c'est un peu désert les dimanche soirs par ici, pfff, même pas drôle. Pour une fois que j'ai du forfait à bousiller, en plus ;)

Ah oui... J'allais z'oublier : Non non non, je ne raconterais point de croustillances (N.B : "choses croustillantes") dans ce journal ! Ne vous en déplaise ;) Deux hypothèses : soit il n'y aucune croustillance dans ma vie en ce moment et vous avez donc tout simplement fabuler ; soit il y en a effectivement mais j'préfère pas en parler parce que gnagnagna et gnagnagna. Héhéhé ! ;)

Voilou, je vous bisouille mes amours. J'vous envoie plein d'étoiles, pour qu'elles illuminent un peu vos ch'tites vies.
A bientôt peut-être, dans cette galaxie ou dans une autre, le week-end prochain si vous le voulez bien.

*

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lundi 17 mars 2003 à 01h37
*Merci les filles*
... Mmmh, oui, merci pour ce petit chat fort sympathique.
C'est un plaisir que de vous connaitre toutes ! Je remettrai ça quand vous voulez smile.gif

Bonne fin de nuit à vous ! Bon courage pour le boulot Tef ! biggrin.gif
Oh et.. J'ai rajouté quelques blagues sur mon forum pour Carole ! Non mais ;P

*

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vendredi 21 mars 2003 à 18h57
*Voulez-vous dériver avec moi ?*
Je suis un peu à la dérive.
Sauf qu'il n'y a personne sur l'autre rive.
Et que c'est un peu triste de dériver seule, surtout quand on ne sait pas vers quoi, ou vers qui, on dérive.
Alors voilà, je suis là, je vous écris depuis un triste vendredi de guerre, et je n'ai pas grand-chose à vous proposer hormis de me suivre dans ma dérive.
Prenez ma main, et suivez-moi. Si nous sommes deux, ou trois, ou quatre, j'aurai moins peur. J'aurai moins peur de couler, de piquer du nez au fond de la piscine dans mon p'tit pull marine, juste parce que je vous tiendrai la main, et parce que j'aurai confiance en vous. Et vous, aurez-vous confiance en moi ?.
Prenez ma main donc, et entrez dans ma petite vie d'Etoile. Entrez dans ma petite secte. Ca ne vaut pas grand chose, c'est même assez dérisoire, mais si on peut s'aider mutuellement alors... Si vous aussi, vous croyez qu'on peut encore sauver cette Etoile (!) alors oui, on va le faire, ou bien on va essayer, mais on va essayer ensemble.
Vous et moi. Réunis par ce putain de journal dont je viens de changer le titre, d'ailleurs. Et même, si vous voulez que je vous dise un secret, puisqu'on est intimes, je songe sérieusement à utiliser certains passages de ce journal, non pour le recueil proposé par Sylvain (quoique !), mais plutôt pour ce qu'on appellera une ébauche de roman. Juste une ébauche, certes, mais ça redonne un peu d'élan à ma vie de me fixer un but comme celui-là. Et puis je le dédicacerai aux membres de ma secte, vous quoi ;)
Il n'y a pas de frais d'entrée. Mais je ne cracherai pas sur quelques euros que vous pourriez déposer sur mon compte bancaire, me contacter si vous avez le coeur sur la main smile.gif
Il n'y aucune obligation d'assiduité. Mais ce serait bien si vous pouviez assister à quelques réunions-lectures publiques de temps en temps. De même, n'oublier pas de cliquer sur "imprimer le journal" avant que toute reproduction de l'Oeuvre soit interdite... Conseil d'amie.
Il n'y aucune obligation de durée. Si vous pouvez me passer de moi, allez-y donc, et arrêtez de me lire gnagnagna ! ;) Si vous voulez passer votre route, et bien passez donc, je ne vous courerai pas après, ce n'est vraiment pas mon genre.
La seule obligation, en fait, c'est de vénérer votre Etoile, gourou des temps modernes, jeune femme formidable dans laquelle chacun de vous se reconnait un peu, voire beaucoup. Oui, oui, adorez-moi, je me sens profondément seule dans ma quête d'Absolu, et la vérité, c'est que j'ai besoin de vous pour continuer à quêter.
Oui, oui, je m'aime à défaut d'aimer un garçon, c'est assez narcissique et c'est même assez con, mais ça me suffit pour avancer, après toutes ces années où je me suis détestée à vouloir en crever.

Aimez-vous le nouveau titre ? Création de votre gourou en cours de poésie francophone, avec l'approbation de ma dernière lectrice en date, Mademoiselle Marie qui est sur le point d'entrer dans la secte, d'ailleurs, en tant que membre permanent. Vous noterez que votre gourou a tendance à s'ennuyer ces temps-ci en cours. Que ça l'emmerde, pour employer le terme adéquat. Après avoir passé la semaine dernière à améliorer ses croquis d'escargots, votre gourou s'est mise aux étoiles cette semaine, des grandes, des petites, des jolies et des moins jolies, des qui me ressemblent et d'autres qui me ressemblent moins. Des étoiles plein partout, et même dans vos yeux.
Au centre des discussions de la semaine, mon petit texte sur les XX que j'ai gentiement imprimé, puis fait lire aux copines. J'exhorte les foules féminines, toutes se rallient pour dire que "Oui, c'est réaliste", alors voilà, je suis donc en train de réfléchir à une suite XX2. Je pense placarder mon texte sur les grands panneaux en liège de la fac, histoire d'ameuter les foules, encore un peu ;)
Au centre des occupations : potasser mes concours ( et je suis loin très loin d'être prête, il me reste 6 jours montre en main), téléphoner aux copines, conforter Emilie dans sa décision et l'accueillir dans le clan de ce que ses messieurs appellent le clan des "salopes", des filles qui quittent leur mec pour être claire.
Au centre des activités : trouver un mec, que dis-je , trouver un Mec Bien. Avec des majuscules. Le chercher, à la fac de Sciences, au bowling, au campus, sur le wap, sur Internet, partout, mais où est-ce donc qu'il se cache, c'lui-là ?! J'vous raconterai cette quête de tous les instants à un autre moment,...

Je vous bisouille, chers membres de la secte étoilée. Papillonnée. Starry skies upon your faces...

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samedi 22 mars 2003 à 02h15
*Etre ou ne pas être... une XX ! (oui, c'est bel et bien une suite que voilà !)*
...

Ne rien connaître à la mécanique (hormis comment on soulève le capot, et encore, on est fières de savoir ça), et s'en prendre plein les dents quand on demande (gentiement) à un (gentil) garçon de vous expliquer comment on change ceci et comment on vérifie cela.
Ne pas aimer le foot, ou le rugby, ou le tennis, ou la F1, ou tout ça réuni. Ne pas comprendre l'intérêt de tout ce remue-ménage, encore que la Coupe du Monde ait un peu bouleverser cette règle absolue : "Les filles n'aiment pas le sport. Les filles aiment juste les sportifs, surtout dans les vestiaires d'ailleurs."...
S'entendre répéter, depuis la prime enfance que "le masculin l'emporte sur le féminin", en grammaire, entendons-nous bien. On changerait bien cette règle-là, nous !
Passer l'aspirateur. Alors que ça nous emmerde autant que ça peut emmerder un XY, sauf qu'on a un minimum le sens de l'ordre et de la propreté, nous.
Ramasser les chaussettes sales de monsieur (C'est quand j'écris ça que j'me dis que finalement, ça a pas que des mauvais côtés le célibat !).
Ingurgiter des tonnes de publicité vantant ceci ou cela, avec des demoiselles à peine pubères hyper déshabillées et se dire que oui, la femme est un objet dans cette foutue société de consommation.
Entendre dire, au hasard d'une conversation, qu'une femme qui a plusieurs amants est une salope, tandis qu'un mec qui a plusieurs maîtresses ne fait que profiter de la vie.
Etre fidèle, et croire en l'autre plus qu'on ne croit en soi, et réaliser au final que l'autre s'envoie en l'air avec notre voisine/soeur/meilleure amie/ mère ( oui !!).
Détester les insultes, surtout les insultes gratuites.
Recevoir peu de compliments, si peu qu'on est obligées de s'auto-complimenter. Ou recevoir des compliments détournés genre qui ne nous plaisent pas du tout : "Qu'est-ce-que t'es douée en informatique, pour une fille !!" Erk erk.
Mettre des jupes et devoir serrer les cuisses pour que le gros malin du rang de devant dans l'amphi ne se baisse pas tous les cinq minutes pour ramasser un foutu stylo qui tombe (maladroitement) sans cesse par terre.
Ecouter des chansons à deux balles, genre Lalanne, et se dire que finalement, plus la chanson est con, plus on connait les paroles par coeur.
Chialer devant La Cité des Anges, juste parce que Meg Ryan meurt à la fin, et que merde, c'est pas juste !
Etre une pipelette. D'accord. Mais être capable aussi d'avoir des conversations intelligentes et censées, et être capables comme monsieur de donner son avis sur tel ou tel sujet.
Ne pas savoir faire de créneaux ni de manoeuvres compliquées. Et ne trouver personne pour nous expliquer ! Par contre, pour râler, on trouve du monde.
Avoir du mal à s'orienter dans les (grandes) villes, juste parce qu' au volant, on confond un peu la droite et la gauche. Et du coup, faire rigoler les messieurs à qui on raconte ça, alors que pour nous, c'est un vrai problème de fond !
Se sentir parfois obligée de demander de l'aide à un mâle, et se sentir franchement nulle pour le coup : "Dites monsieur, vous pourriez m'aider avec ma valise là ?...".
Avoir encore des séquelles de l'adolescence, du temps où on ne s'aimait pas.
Ne pas aimer sa tête dans le miroir un matin sur trois. Mais faire comme si.
Simuler. Ouiiiiii.
Devoir expliquer à monsieur que "Oui, les préliminaires, c'est important" alors que merde, il devrait le savoir depuis le temps.
Assister aux repas de famille et entendre Tatie dire "Alors ma jolie, pas d'homme dans ta vie ?". Ou pire : "Mais ma chérie, tu peux nous le dire si tu es lesbienne...". Ô désespoir...
Aller aux mariages d'autres nanas plus chanceuses que vous, les féliciter alors qu'en fait, on crève d'envie d'être à leur place. Regarder leurs nouveaux maris et se dire que merde, la vie est mal faite.
Devoir expliquer à un idiot que non, l'I.V.G n'est pas une nouvelle MST. Et que non, la pilule, ça ne protège pas du sida.
Avoir les mains moites à la plus petite émotion.
Avoir le coeur qui bat fort fort quand on croise un de nos anciens amoureux, et se sentir minuscule quand ce dernier vous adresse la parole et vous demande si vous allez bien.
Répondre que ça va bien. Toujours, même quand ça va pas si bien que ça. Sauver la face. Sourire.
Entendre dire que "Les cheveux longs, c'est bien plus féminin qu'une coupe comme la tienne !". Erk, erk. Et si on aime avoir les cheveux courts, nous ?!
Se connecter sur un chat passé minuit et être submergée de tous les côtés par plein de (jeunes) hommes en manque dont la première question est "ASV ???", la deuxième "Tu as une foto?" et la troisième "Tu as une webcam ?". Leur dire d'aller se faire foutre et passer pour une fille hyper vulgaire. On s'en fout...
S'asseoir seule à la terrasse d'un café et dans la seconde, être rejoint par un affreux jojo qui vous propose un verre alors que non merci, on préfère rester seule à ne penser à rien, fallait pas vous sentir obligée de me gâcher la journée m'sieur.
Avoir des drôles de fantasmes, et des drôles d'envies comme l'envie de fraises, envie qui ne prend pas que les femmes enceintes, j'en sais quelque chose !
Faire des drôles de rêves. Et ne pas trouver le sens de ces rêves même après moultes quêtes dans moultes bouquins d'interprétation des rêves.
Trouver que une telle a, effectivement, "un gros cul" et que flûte, le notre est mieux finalement, et se dire qu'on a aucune raison de complexer quand on voit cette fille.
Consoler les copines, et les conforter dans leurs décisions : "Mais oui, tu as bien fait de quitter cet imbécile, il ne te méritait pas, et puis je vais t'en présenter des gars biens moi" gnagnagna. Alors qu'en réalité, si on connaissait des mecs biens, on les garderait pour nous, non mais !
Se sentir marionnette dans le grand théâtre de la vie, et chercher en vain à comprendre qui tirent les ficelles. Un XY malintentionné, peut-être ?
Avoir envie de dire au garçon "Ecoute, il faut qu'on parle" et ne pas le dire, parce qu'on est consciente que cette phrase les fait fuir.
Avoir envie du garçon, et ne pas lui dire non plus. Ces choses-là ne se font pas... Surtout qu'avec notre chance, le garçon n'est pas disponible.
Etre poussée par une insatiable curiosité. Et demander à notre ancien amoureux " Au fait, tu as quelqu'un dans ta vie ?". Comme si ça pouvait nous consoler de savoir qu'il est seul... Et dès fois, ça console, oui. Et dès fois non, aussi.
Imaginer l'autre dans les bras d'une autre fille que vous. Et se rendre malade à cette idée-là. Vouloir l'exclusivité d'une personne, et se sentir emprisonnée par nos désirs.
Se sentir cloisonnée par l'autre. Attachée. Liée aux deux poignets. Et du coup, avoir du mal à avancer. Même quand on sait que l'autre avance très bien sans nous.
Entendre dire "Mais tu es obsédée par le sexe, ma pôvr' fille", dès qu'on place le mot pénis dans une conversation. Ou dès qu'on dit "Je suis une branleuse". Et alors quoi, on a pas le droit d'être un peu grossières de temps en temps ?!
Aller au restaurant avec un garçon et insister pour payer la note, et voir que le garçon fait un clin d'oeil discret au serveur genre "'tain de féministe à deux balles". S'énerver et lui expliquer que la prochaine fois, il ira diner tout seul. Ou avec sa mère !!
Essayer vainement d'expliquer au garçon que oui, on veut bien le faire à trois mais avec un second garçon, pas avec une pouffiasse décolorée :p
Etre fière de clamer que oui, on se saoûle la gueule de temps en temps, et que oui, dès fois on couche avec n'importe qui, et que oui, nous aussi on fait des conneries mais que c'est pas pour ça qu'on n'en reste pas une fille bien.

(To be continued ! Là, je suis trop naze..)

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samedi 22 mars 2003 à 02h51
*Petite dédicace à un garçon que j'aime*
Aimer les gens. C'est à la fois si difficile et si simple. Ca tient à si peu de choses, l'affection que l'on porte à une âme, à un coeur...

Voilà trois mois qu'on avait pas parlé ensemble, toi et moi. Parler pour se dire quoi ? Qu'on va bien, que la vie est chouette, que les études ça va, que tu as arrêté de fumer ? C'est bien, je suis heureuse pour toi. Je suis heureuse si tu t'en sors, et triste si tu ne t'en sors pas.
Je suis contente de t'avoir croisé ce soir. J'avais les mains moites, j'avais le coeur qui palpitait dans ma poitrine, si tu savais, j'avais mille choses à te raconter et puis je ne t'ai rien dit, et puis on n'a échangé que des banalités, des broutilles, de la poussière d'étoile, tu vois... Des mots sur un écran, comme toujours, et des petits smileys pour dire tous nos silences.
Je suis contente de ces quelques instants de vie partagés. C'est un peu comme avant, sauf que je ne suis plus folle amoureuse de toi. Sauf que tu n'es plus le garçon que je vois en rêve, sauf que tu n'es plus à ranger dans la catégorie fantasme, sauf que je ne t'aime plus, plus du tout. Que je me suis guérie de toi comme j'ai pu. Sans le vouloir vraiment. Mais guérie quand même. C'est un peu comme avant sauf qu'on a perdu notre belle complicité, qu'on n'ose plus dire les choses, que je ne t'ai pas posé la question qui me brûlait les lèvres... Et toi, tu as quelqu'un dans ta vie ?.... Oui, je n'ai pas osé. Parce que j'ai lu une petite bafouille de toi quelque part, bafouille où tu disais ta douleur et que cette douleur-là m'a fait mal. Oui, j'ai eu mal pour toi comme j'ai eu si souvent le mal de toi.
Ca fait trois ans, mon cher. Trois ans que tu as répondu à un message que j'avais laissé sur un forum, message banal d'une demoiselle un peu seule sur le net. Trois ans que on se connait, qu'on se cherche, qu'on ne se trouve pas. Trois ans que tu es dans ma vie, même si on reste des siècles sans se parler. Même si on ne reste qu'un pseudo dans la foule des autres noms, même si on a dû mal à communiquer quand on se retrouve face-à-face. Même si je ne saurais jamais ce que j'ai pû représenter pour toi, si tu m'aimais un peu au moins. Tu m'aimais, dis ? Si tu avais pû m'aimer le centième de ce que moi je t'ai aimé, alors je serai heureuse de le savoir. Heureuse de savoir que nous avons bien vécu la même histoire, avec nos deux perceptions bien différentes de la vie.
Je ne pensais pas ressentir à ce point un débordement d'affection pour toi. Ce n'est pas de l'amour, ce n'en est plus, c'est autre chose, autre chose de supérieur. De plus fort, de plus tenace, de moins physique aussi. Comme une certitude. Toi, oui, toi, tu es un mec bien. Tu es un mec bien. Tu diras le contraire, mais je m'en fous, tu me raconteras les conneries que tu fais et celles que tu as faites, mais je m'en fous aussi. Tu es et tu resteras quelqu'un de bien.
Et même si le temps nous blesse, il reste quelque part ton visage, magnifique visage tant de fois adoré, il reste quelque part ta trace dans ma vie. Il reste quelque part l'idée que la souffrance fait avancer, que même un mec bien peut vous décevoir et regagner un peu de votre confiance par la suite. Il reste l'idée que tu existes, quelque part, pas si loin.
Et tu sais quoi, mon cher pingouin? Le jour où je monterai à Paris, je veux qu'on se voit. Comme une première fois, celle qu'on a loupé. Je ne me jetterai pas sur toi, j'ai changé, tu vois, mais j'ai comme envie de te prendre dans tes bras. Une première et unique fois. Etre ton amie.

(Pour toi, mon grand... Qu'il est dommage que tu ne lises pas ce journal, finalement... Merci pour cet instant. J'suis archi-romantique, archi-tendre et un peu naze sûrement, mais le message est passé... Avec toute mon affection... )

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samedi 22 mars 2003 à 15h01
*Yes I've lost my mind..*
Valà. On est Samedi, et dans exactement 7 jours, à l'heure qui l'est, Marie et moi on sera sur le retour, dans la p'tite Twingo, à s'dire : "Et toi, t'as répondu quoi à la question 15 ? Moi j'ai mis A ".
On sera probablement désespérées, au bord de la crise de larmes ou de la crise de nerfs, un peu soulagées que ce soit passé mais terriblement déçues de voir que non, nous n'étions pas à la hauteur.
Je ne suis pas prête. Pas prête pour ce foutu concours. Et je ne le serai pas d'ici samedi. On a beau se dire que oui, on connait tous nos théorèmes et nos formules par coeur, que oui, on sait ce que c'est qu'une périphrase et une litote, que oui , on sait que V = T x H, on se sent toujours aussi incapables.
Je stresse à mort. Toujours. J'ai l'habitude, depuis tout ce temps. J'ai même plus d'ongles tellement je stresse.
Et puis il y a tous ces gens qui vous disent " Fais confiance à ta bonne étoile"... Sauf que ce n'est pas ces gens-là qui veulent rentrer à l'IUFM en septembre. Sauf que ma bonne étoile en a peut-être marre de me servir. Sauf que je me suis jamais plantée et qu'il faut bien que je me plante un jour.
C'est terriblement cette impression si fréquente de jouer sa vie. Jouer sa vie sur un QCM à deux balles, franchement Etoile, t'as placé la barre un peu haute pour le coup.
Le pire, c'est cette idée qu'on a, Marie et moi, de perdre notre temps. Qu'on ne sera pas prises cette année, et que ça sert à rien de se chauffer le neurone mathématique comme ça. Et que l'année prochaine, il faut qu'on s'inscrive en maitrise. Et que merde, quand je vois la tête des nanas, j'ai vraiment pas envie, mais vraiment pas...
Dites, vous penserez à moi samedi matin ? Il me faut plein d'énergies positives, plein plein. Déjà, il faut pas que je me perde pour aller à Poitiers, et avec mon sens de l'orientation, c'est pô gagné ! ;) A propos, je ne serai pas là le week-end prochain. Comme j'enchaîne sur Limoges le samedi suivant, il est plus raisonnable que je passe le week-end là-bas, loin de la pression familliale ("Mais tu penses avoir réussi ou paaaaas ?"... ).
Allez j'm'y remets. Perte de temps. Quand je pense que je pourrais bronzer en bikini dans ma pelouse (:p) ...

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dimanche 23 mars 2003 à 00h48
*La madeleine et moi (Quand Etoile répond à un vrai questionnaire, celui de Proust...)*
Je ne suis pas fan de Proust. Faiblesse pour une étudiante en lettres, il faut d'ailleurs éviter de prononcer des phrases types "Je n'aime pas particulièrement Proust " à un oral, surtout quand c'est la rousse mannequin de professeur que vous avez en face de vous...
Il n'empêche, j'ai lu quand même un peu de Proust, bien obligée. Et j'aime la madeleine. J'aime Combray en fait, et A l'ombre des jeunes filles en fleurs. J'aime les longues phrases aussi, vous l'aviez remarqué, sauf poussé à l'excès...
Tout ça pour dire ?... Mmmh?!
Ah oui, je me souviens ;) Je viens de découvrir un journal fort sympathique pour le peu que j'en ai vu, celui de Choé pour être précis.
Et comme Choé, je me lance donc dans le fameaux questionnaire de Proust, vu que, c'est un fait, je suis en plein dans ma période questionnaire en ce moment... Héhéhé.

Quel est pour moi le comble de la misère ??
Finir vieille fille ?!? Et plus sérieusement, ne pas avoir un toit au-dessus de sa tête.

Où aimerais-je vivre ?
Sur un nuage. Ou dans une bulle. Sur la Lune, éventuellement. Et plus sérieusement encore, n'importe où pourvu que ce soit avec les gens que j'aime. Dans mon idéal, en Italie.

Mon idéal de bonheur terrestre ?
La paix, bien évidemment. Belle utopie...

Pour quelles fautes ai-je le plus d'indulgence ?
Les fautes de goût vestimentaire.

Quels sont les héros de roman que vous préférez ?
Comme Choé, moi j'aime Roméo, celui de Shakespeare. Et puis j'aime Julien Sorrel aussi, je le trouve attachant. J'aime beaucoup Alice aussi, d'ailleurs ! Et puis Cosette ...

Quel est mon personnage historique préféré ?
Jeanne d'Arc.

Mes héroïnes favorites dans la vie réelle ?
Ma grand-mère. Les femmes qui ont le courage de leurs opinions. Et pas forcément que celles que l'on voit à la télé.

Mon héroïne dans la fiction ?
Cassandre. Celle de Wolf.

Mon peintre favori ?
Matisse.

Ma qualité préférée chez l'homme ?
Il faut vraiment n'en garder qu'une ? Pffff ;) Ok, la sincérité alors.

Ma qualité préférée chez la femme ?
La spontanéité. Avec moi vous z'êtes gâtés ! lol

Ma vertu préférée ?
La fidelité, c'est une vertu ? lol Bon, la sagesse alors.

Mon occupation préférée ?
Lire. Et rêvasser.

Qui aurais-je aimé être ?
Moi-même, ça me suffit.

Le principal trait de mon caractère ?
Principal, principal... Dreameuse. Voire utopiste, limite.

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis ?
Leur honnêteté à toutes épreuves.

Mon principal défaut ?
Perfectionniste.

Mon rêve de bonheur ?
Rencontrer LA personne et fonder un foyer.

Quel serait mon plus grand malheur ?
La mort de grand-mère.

Ce que je voudrais être ?
Une étoile.

La couleur que je préfère ?
Le violet. Et le bleu.

La fleur que j'aime ?
Rose rouge.

L'oiseau que je préfère ?
L'hirondelle... Qui ne fait pas le printemps, mais y contribue !

Mes auteurs favoris en prose ?
Paulo Coelho (ai-je besoin de le re-dire !), Faulkner, Kundera, Nabokov (Lo-li-ta... Lumière de ma vie...) et puis, et puis... Plein de gens.

Mes poètes favoris ?
Verlaine, Rimbaud, Eluard, Apollinaire, et puis Baudelaire aussi un peu. Et Veronique Tadjo, une découverte toute récente.

Mes héros dans la vie réelle ?
N'importe qui, pourvu qu'il aide son prochain.

Mes héroïnes dans l'histoire ?
Jeanne d'Arc, on a dit ! ;)

Mes noms favoris ?
Léda, Manon, Axel, Léandre, Léna, Elisa, et pis toute une liste faite depuis mes douze ans pour mes futurs enfants :p

Ce que je déteste par-dessus tout ?
la connerie humaine. La busherie. Et mettre les gens dans les cases, comme dirait VincentD...

Caractères historiques que je méprise le plus ?
Pff. Les guerres. Evidemment.

Le fait militaire que j'admire le plus ?
Pfff. Quelle colle !

La réforme que j'admire le plus ?
Le droit de vote pour les femmes. Non mais, ohh !

Le don de la nature que je voudrais avoir ?
Pouvoir entendre les arbres me raconter leur histoire..

Comment j'aimerais mourir ?
Dans les bras d'un homme.

Etat présent de mon esprit ?
Cotonneux.

Ma devise ?
Croire en ma bonne Etoile...
Et le proverbe chinois cité par Zazie : "Si tu cherches ce que tu ne trouves pas, alors... Tu ne trouveras pas ! " ;))

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dimanche 23 mars 2003 à 12h15
***** 100ème... Petite bafouille à mes lecteurs *****
C'est quand même un peu spécial, la 100ème de quelque chose. Les gens aiment bien fêter les centenaires, la mort de Zola tenez par exemple en 2002, ou mieux, le centenaire de l'éruption de la montagne Pelée, en 2002 aussi. Toutes les occasions font le larron, et font du pognon.
Comme j'ai peu d'espoir d'atteindre réellement le centenaire, vu que je vais mourir brûlée sur un bûcher pour "étoilerie" d'ici peu, je décide, moi, de fêter mon 100ème texte.

Plusieurs idées me sont venues pour faire de ce 100ème texte une pièce unique, rare, exemplaire, émouvante au maximum... Euh, à mon image, quoi :p

J'avais pensé, vaguement, vous transmettre un message de paix en ces temps de misère. Perte de temps. Il vaudrait mieux que j'aille m'immoler sur la place de l'Etoile plutôt que de rester dans mon utopie du Faites l'amour, pas la guerre. Ca vaut tellement un peu, un geste d'amour, dans ce monde de barbares.

J'avais aussi songé à un très joli texte que m'as transmis une amie, qui dit, en quelques mots, que la vie n'est que recommencement. Mais un jeune homme m'a dit sur MSN hier soir qu'il vaudrait mieux quelque chose de mon cru pour cette 100ème, et il a raison... Si toutefois vous voulez lire ce petit bout d'espoir, il se trouve ici :
http://www.catho.be/namur/cdp/TextesSpirituels/Recommence.htm
J'ai trouvé ça joli. Une belle leçon.

J'avais également songé à écrire une bafouille différente des 99 autres. Différente dans la forme, genre en alexandrins ( oui, j'aurais pû faire ça !) ou genre vague imitation de Céline, ou en chanson, tiens, plutôt Rock'n'Roll, je n'ai qu'une seule, qu'une seule vie. Différente dans le fond aussi, comme vous parler de mes fantasmes tiens, ou de mes croustillances, ou de n'importe quoi qui plairaient aux garçons composant mon lectorat. Mais non, désolé messieurs. Ce sera pour une autre occasion, un autre anniversaire. Restez donc dans l'idée que je suis une jeune fille bien élevée et sage ! :p

J'aurai pû aussi vous dresser une liste comme j'aime bien faire. Liste de n'importe quoi, mes films préférés, mes livres préférés, mes chansons préférées. Liste de tous les garçons qui n'ont jamais voulu de moi et qui s'en mordent les doigts depuis. Liste de ceux qui ont bien voulu de moi et que j'ai fait souffrir. Liste des personnes qui comptent dans ma vie. Liste des moments noirs de mes 20 ans de vie. Liste de toutes mes envies, de tous mes rêves, de tous mes espoirs. Liste de tous mes défauts, non non, ç'aurait été trop long, ou liste de toutes mes qualités, nettement plus brève. Liste des mots que j'aime, et de ceux que je n'aime pas.

J'avais aussi songé à organiser une petite fête virtuelle, pour l'occasion. Avec confettis et chapeaux pointus, turlututu. Avec jupes courtes obligatoires pour les filles. Et messieurs masqués sous des loups. Avec un beau strip-teaseur aussi, tant qu'à faire. Une sorte d'enterrement de vie de ... jeune fille ? Ou de jeune Etoile, tiens ! Mais organiser une fête, c'est compliqué, il faut du temps, des sous et de l'énergie, et puis j'aurai trop peur d'omettre un invité ou deux qui m'en tiendraient rigueur. Et puis ça m'obligerait à picoler et là, c'est pô sérieux ! :p

En conclusion, j'ai donc décidé de vous dire "merci". Un joli merci tout simple, en un mot. Pas de frou-frou, pas d'éclaboussure. Juste le bruissement d'ailes du papillon. Juste des mots.

...Merci pour ses presque trois mois sur journalintime. Drôle de cohabitation, comme disait Capucine, on se sent vite chez nous et les autres coloc' sont drôlement chouettes ! Ca ressemble à l'internat, un peu. Sauf qu'on ne voit pas plein de nanas se trimbaler à demi-nues dans les couloirs. Sauf qu'il n'y a pas de couvre-feu et qu'on peut laisser la lumière allumée après 22h30. Sauf qu'il y a des hommes, interdits dans ce foutu internat, héhéhé.

...Merci à Sylvain de nous offrir cet espace. Les cases vides à remplir avec nos espérances et nos désespoirs. Comme un grand désert au milieu duquel on peut construire notre palais. Un désert infini. Ecrire un journal intime en ligne est une drôle d'aventure, une drôle d'entreprise, un peu risquée aussi parfois, mais une entreprise qui vaut le coup et que je n'aurais jamais tentée sans ce site, alors merci.

...Merci à ma poignée de lecteurs. Vous êtes mes étoiles, vous savez? Merci pour les mails, les gentils mots dans le forum. Merci à ceux avec qui je converse sur le chat/sur MSN, vous vous reconnaitrez. Merci pour votre gentillesse, merci de réagir à ce que j'écris, merci de me rouspéter de temps en temps aussi. Merci de ne pas vous lasser de ma pauvre personne, de mes pauvres complaintes, de mes pauvres changements d'humeur, de mes pauvres utopies. Merci pour le courage que vous me donnez, avec vos mots...

...Merci à ceux que je lis et qui rendent mes jours (et mes nuits, en l'occurence) un peu plus étoilées et souriantes. Merci pour votre bonne humeur qui inonde l'écran. Merci pour vos chagrins, aussi. Merci donc à toutes mes lectures : Delwyn, Kat, Daphné, Lou, Aubépine, Carole, Illusion, Tef, Capucine, Cassandra, Cyril, Matt, Sooz, Anya, Tamy, Cel, Paméla et... ô my God, j'oublie du monde là, non ?!! Désolé... Euh, envoyez-moi un message si j'vous ai oublié ;) Oula, j'arrive pas à croire que je lis tous ces journaux, moi :p

...Merci à la personne qui m'a dit, ou écrit, qu'Etoile réaliserait ses rêves. J'en suis moi aussi persuadée.
Le temps n'appartient à personne
Ballet d'étoiles insaisissables
Instant présent, tu es l'essence du voyage.

Vertige, Mylène Farmer


...Merci aux quelques personnes de ma vie privée qui lisent ce journal et qui ne me jugent pas. Merci de me prendre comme je suis, même si c'est terriblement difficile, j'admets volontiers. Merci de savoir lire entre les lignes, quelques fois.

On se croirait à la remise des Oscars. Nominée dans quel prix ? L'Etoile de l'année, ça vous va ? Je serai assez fière...
Voilà. Pas tellement unique, mon 100ème, mais je ne vous avais pas dit merci, vous savez, et maintenant, c'est chose faite.
Pour la 1000ème, j'fais un strip-tease !
:p

Pour finir ce soliloque, un petit proverbe anonyme...
"Si tu pleures trop parce que tu as perdu ton soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles."
A méditer :p

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dimanche 23 mars 2003 à 17h11
* Quand la terre tremble et que la vie s'effondre... *
Saviez-vous, vous, qu'un homme peut tout perdre en trente secondes ? C'est une chose tellement évidente qu'on l'oublie. Et quand cette évidence ressurgit, ce n'est que dans la douleur, la peur, les pleurs.

Depuis 14h, la terre tremble, la terre pleure, la terre saigne. La terre souffle le feu.
Quelque chose d'infiniment fort fait battre communément les coeurs d'un petit village de 500 habitants. Quelque chose de terriblement cruel, aussi. Un élément de la nature que l'on ne comprend pas, qui nous échappe, insaissisable. Le feu...
Le feu aux poudres. Un feu de pailles.

Mon voisin vient de perdre trente ans de travail. Trente ans de vie évacuées en fumée. Trente ans de travail réduit à néant par une braise, braise que quinze pompiers tentent en vain d'éteindre depuis près de trois heures.

S'il est un métier que j'admire, c'est celui de Papa et de ses compagnons de galère. Il est agriculteur, mon Papa. Il a travaillé toute sa vie sur un lopin de terre pour quatre sous, comme son grand-père. Il a bien souvent eu les ongles noircis par la terre et la peau noire d'avoir trop travaillé au soleil. Il ne s'offre que cinq jours de vacances par an. Il fait des manifestations pour pouvoir survivre. Il est un peu résigné, Papa. Sa vie, ce n'est pas que sa famille, c'est aussi ses terres, ses bêtes, ses céréales, son patrimoine. Et voilà que Papa pleure, ce soir.
Papa pleure parce que son voisin et lui sont semblables. Des pauvres paysans dont la vie ne tient à rien, dont la vie peut être détruite par une tempête, un orage, une pluie de grêles ou un court-circuit qui met le feu.
Papa pleure parce que le voisin pleure et qu'on ne sait pas quoi lui dire pour apaiser ses larmes. Sa grange est en train de brûler et les flammes illuminent l'horizon. Des années de travail sont là. Quelques cadavres noircis de vaches. Des boules de paille carbonisées. Des murs effrités. Une famille à l'agonie. Un enfant mort de peur. Un agriculteur qui signe son arrêt de mort.

Alors, on tend la main. On se mobilise. Grande chaîne de solidarité. Vingt personnes ou plus sont là, des voisins, des amis, des nouveaux venus dans la région, des paysans, des vieux, des enfants. On propose d'aider à nettoyer les restes, à la pelleteuse. On propose de garder le petit-enfant qui a six ans et qui est choqué, parce que c'est lui qui a lancé l'alerte le premier. On propose une bière aux pompiers, et on lit la détresse humaine sur leur visage. On propose d'aller chercher les vaches qui, dans le bruit et la fureur, se sont éparpillées autour de la ferme. On console, on prend dans ses bras. On leur dit que peut-être, l'assurance remboursera. Un peu, pas trop. Et à la douleur s'ajoute la dette à venir.

Je suis triste. Triste de voir Papa revenir, le visage couvert de cendres. Triste de ne servir à rien en de telles circonstances. De se sentir inutile. Triste d'entendre sans cesse les sirènes de pompiers, d'allumer la radio et d'écouter l'animateur dire : "Un gigantesque incendie vient de se déclarer dans la région de... Il n'y a pas pas de blessés, mais l'on dénombre quelques cadavres d'animaux... Plusieurs casernes sont mobilisées et une grande chaîne de solidarité s'est organisée...".
Triste à l'idée que si le petit garçon n'avait pas eu envie d'aller jouer au ballon, le feu aurait sans doute pris à la maison, éloignée de 100 mètres à peine. Triste de penser que s'il avait fait nuit, ils seraient peut-être tous morts...
Lasse de compter les aller-retours de pompiers qui vident les grandes citernes d'eau et passent à 120 km/h sur la petite route devant chez nous, faisant trembler les murs. Leur pinponpin répond au chagrin.
Et puis ce téléphone qui sonne : "On a crû que c'était vous....". Merci, c'est bien gentil, mais c'est bel et bien eux, et ça fait toute la différence...
Ma tristesse à moi n'est rien quand je songe à la leur.

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lundi 24 mars 2003 à 01h24
*... Message personnel...*
Répétez z'après moi :

Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs.
Je n'aime pas les répondeurs !!!!!


Et merde !
Z'avez compris, ou j'recommence ?!
Mmmmhhh ?!
(Le tout, c'est de savoir si le personne concernée aura compris, elle.. lol)

Bonne nuit mes étoiles.
Le feu est éteint. Et je suis morte de fatigue. Et stressée à mort. Et le répondeur, là, ça n'arrange pas mon cas :p
Bisouilles

*

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lundi 24 mars 2003 à 14h57
* La peur au ventre *
Mais évidemment, que je suis qu'une pétocharde. Une foutue trouillarde. Tu as raison, comme toujours.
La vie me fait peur, parfois. Quand les étoiles s'éteignent une à une dans le ciel et que je me trouve plongée dans le noir. Quand j'hurle et qu'on ne me répond pas. J'ai peur d'arrêter de briller un peu trop vite...
J'ai peur que mes angoisses post-traumatiques reviennent, maintenant que je me sens mieux. Maintenant que même trois mots de lui (Mais je t'aime. Putain que je t'aime !, ou encore..... Pourquoi elle n'appelle pas, merde ! Mais qu'est-ce qu'elle fout cette conne?! ) ne font que me toucher sans me transpercer. Le plus dur est derrière, mais il ne fait pas bon se retourner...
J'ai peur de ces peurs sournoises. Peur que la vie m'échappe. Peur de toi, aussi. Et puis peur de moi, dès fois. Peur de me planter, je sais.

...Les mains tremblantes, j'ai ouvert l'enveloppe. Ce n'est qu'une convocation, merde, un imprimé parmi tant d'autres, alors pourquoi j'ai peur comme ça, hein ?! Pourquoi que je flippe tout le temps pour des riens, hein ?! Ce n'est qu'une convocation, et en plus, j'ai ma bonne étoile avec moi, je suis convoquée à Vanteaux, pas à l'autre bout de la ville comme Marie. Je connais les lieux, avantage certain. Je connais l'amphi, chaque siège de cet amphi. Je connais, et puis, j'ignore tout. Je ne joue pas ma vie samedi, flûte. Je ne joue rien, mais la vie se joue bien de moi, elle.
Je referme l'enveloppe. La glisse dans mon sac. Referme mon sac. Et puis, je prends mon vélo et je grimpe la colline pour aller voir mes voisins, ceux dont la vie a brûlé. Je leur dit "Bonjour, vous allez bien ?", et le démon sur mon épaule gauche me lance "Putain, t'es conne de demander ça ! ". Ouais, et il a raison en plus. C'est moi qui vais bien dans l'histoire, et eux qui vont mal... Pas juste.

Jour - 5. La pression monte. Pression parentale : "Mais ma chérie, tu as toujours tout réussi...", oui, justement. Et si j'en avais marre de ce décalcomanie à deux balles, d'être une fille douée, douée pour tout sauf pour gérer sa vie. J'suis une handicapée sentimentale, un peu. Et ma mère ne se gêne pas pour me rappeller que oui, j'ai déconné. Sauf qu'on ne parle pas de la même connerie, elle et moi...
Samedi, à 12h, quand on sortira de ce foutu concours, le téléphone de Marie sonnera. Au bout du fil, son amoureux. Qui la réconfortera. Et moi, je laisserai mon portable éteint. Le silence me fatigue trop ces temps-ci. Il va falloir que je me remette à parler à voix haute, si ça continue.

Je vais m'allonger dans l'herbe. Et puis, attendre.
Attendre que le vent m'emmène, attendre que les heures s'égrenent. Et puis, relire mes formulaires mathématiques. Pour se donner un minimum bonne conscience... Grrrr.
C'est quand même bon d'être chez soi un lundi après-midi. Dans vingt minutes, le cours auquel je devais assister va commencer. Il y aura une place vide de plus dans l'amphi. Tant mieux.
Marre d'avancer comme un mouton.
Je choisis d'être une chèvre :p
Ap'llez-moi Biquette...

*

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lundi 24 mars 2003 à 15h27
* Epaule gauche, épaule droite *
Ca s'passe comme dans les dessins animés.
Comme dans les bons vieux cartoons. Du Tom et Jerry version Etoile.

Epaule droite : un ange. Magnifique. Il ressemble à Matt Damon, c'est un petit blond au visage pâle et aux yeux bleus. Avec une auréole dorée, et deux ailes très très blanches, lavées avec Ariel. Toujours très positif, l'ange. Il est persuadé de la magnificience de la vie. Il aime écouter Voulzy les après-midis de Mars. Il croit en l'amour, en la sincérité, en l'Idéal. Il croit surtout en la vie, et répète tout le temps que la vie est belle. Il a un stock de jolis phrases, de mots réconfortants, de tendresses, de douceurs. Il aime la poésie, les roses rouges, le romantisme, la peinture et la musique. Il se souvient des bons moments, et les raconte comme un troubadour, en musique. Il aime le printemps, le soleil, les petits oiseaux, la nature. Il aime me voir sourire, aussi. Et il aime quand je chante. Il aime quand je sors et que je rencontre des garçons. Il adore quand je tombe amoureuse, aussi. Il a une jolie voix toute douce, et il a confiance. Confiance en moi.

Epaule gauche : un démon. Il ressemble à Ben Affleck. C'est un grand brun ténébreux, bien bâti, on dirait un vigil devant une boîte de nuit. Avec une grande cape noire et rouge, et deux p'tites cornes sur la tête qui clignotent quand il se fâche. Il est la tentation, le vice, le mal. Il est mon côté pile, obscur, noir. Toujours très négatif, le démon. Il ne croit en rien, sauf en la destruction. Sa phrase préfèrée : "Tu n'es qu'une conne". Ca le fait ricaner. Il aime à me dire que les hommes sont tous des pourris, et dispose d'une foule d'arguments pour m'en convaincre. Il sélectionne mes souvenirs pour n'en garder que le pire. Pour ne garder que les douleurs et les pleurs. Il aime bien dire du mal des gens que je fréquente et les mettre dans des cases : prétentieux - stupides - laids. Il écoute du rap, du NTM, du Eminem. Ca aussi, ça le fait ricaner, surtout quand j'éteins la radio exaspérée. Il n'emploie jamais de jolies phrases, il a un langage un peu vulgaire, prononce des mots obscènes qui feraient rougir une religieuse. Il aime me pousser vers des hommes cruels, il jubile quand je souffre, quand je m'attache à un idiot. Et quand je m'attache à un mec bien, il me murmure des horreurs sur lui, et me fait perdre confiance. Il n'a confiance en rien, sauf en lui.

L'ange et le démon ne s'aiment pas.
Ils ont appris à vivre en colocation. Comme un couple lassé de leur vingt ans de mariage et qui ne sépare pas à cause de leur enfant, moi en l'occurence.
Le démon provoque sans cesse l'ange. Lui dit : "Tu vois, tu t'étais planté... ", et ricane. L'ange sourit. J'aime quand l'ange sourit.
L'ange : - Appelle, qu'est-ce que tu as à perdre ?
Le démon : - Pfff... Laisse tomber. C'est pas un mec pour toi.

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mardi 25 mars 2003 à 00h12
* Quand Etoile péte un câble...*
Marre.
J'ai travaillé tout l'après-midi et j'ai le cerveau en compote. Compote pomme-banane, celle de chez Andros évidemment, ça a le mérite d'être fort de fruits !
J'ai donc bossé comme une follasse, angoissée jusqu'à la plus petite parcelle de mon cerveau. Ne rien oublier, surtout. Et puis, ce soir, je déconnecte tout ça et je laisse la pâte reposer pendant une bonne douzaine d'heures.
Soirée MSN. Plein de mes camarades mâles en ligne. J'aurais au moins gagné ça, hein ?! Grande conversation avec Cyril. Mouahhh. Un brun ! Re-mouaaahhh. Agréable soirée, j't'remercie jeune homme smile.gif
Et puis l'ex cyber-amant est en ligne aussi. Il ne me répond pas. Faut me le dire si j'dérange, soyons bien clairs. Décidément, j'dois avoir des problèmes de réception en ce moment. Soit j'suis vraiment conne, soit j'ai du mal à saisir les évidences.

J'suis un peu paumée. Je comprends pas. Il va vraiment falloir que tu m'expliques, tu sais. Que tu poses cartes sur table, côté face. Moi pas comprendre ce qui se passe, et moi pas aimer ça. J'te demande juste d'être clair avec moi. Juste une fois, et après on n'en reparle plus. Voire plus jamais, si tu ne veux plus me voir. Suffit de dire les choses comme elles sont.

Voilà, j'vous embrasse mes étoiles. A dans une quinzaine de jours, si vous le voulez bien. J'sais bien que ça va être dur, tout ce temps sans moi, mais vous survivrez. On arrive très bien à se passer de moi.
Pensez à moi samedi. Et le samedi d'après. J'ai besoin de pensées positives, énormément. Pliiiiiiize. J'vous en supplierai presque, si j'osais...
Dormez bien. Et si vous ne trouvez pas le sommeil, ouvrez la fenêtre et parlez aux étoiles. Peut-être que, si vous êtes mignons, l'une d'entre elles vous répondra...

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mardi 25 mars 2003 à 00h23
* Amis du Verseau, bonsoir ! *
J'aime toutes ces idioties de profil astral. Rassurant, réconfortant. Et pourtant, j'veux pas mettre les gens dans des cases...
Dans la lune que je suis (dixit Cyril), je suis assez tentée par l'astrologie. Pas la voyance, attention, ni les horoscopes. Mais l'influence des planètes, ça, c'est certain...

Voyons donc aujourd'hui c'qu'ils nous disent sur les petits Verseaux...

VERSEAU
21 Janvier - 19 Février
( J'ai trouvé ceci sur... http://astral2000.free.fr/ 'tite ligne de pub, ils me remercieront !..)

Les dominantes planétaire du Verseau
Jupiter tient dans votre thème le rôle de planète dominante. Cette dominante Jupitérienne appartient aux personnalités chaleureuses, avenantes, amoureuses des plaisirs concrets. (Chaleureuse, pour une Etoile, ça tombe plutôt bien, hihihi)
Jupiter accentue votre sociabilité naturelle et fait de vous un être extraverti. (Extra, je veux bien, mais extravertie, ça, c'est complètement out ! J'suis pas intravertie non plus d'accord, mais quand même, ch'suis timide... Comment ça, j'ai pas l'air ?? )
Vous devez simplement prendre conscience du fait qu'aux yeux de certaines personnes, votre "présence" exubérante peut sembler envahissante. ('tain, on me le fait bien comprendre que je suis envahissante.. M'ci...)
Méfiez-vous, en outre, d'une tendance à...prendre du poids! (Arfff, comme si tous les Verseaux étaient des empâtés ! lol)

Vénus tient dans votre thème le rôle de planète dominante. Cette dominante Vénusienne vous fait vivre au rythme de vos sentiments. ( J'l'avais pas r'marqué... Snif.) Vous êtes, avant toute autre chose, un "affectif" qui a besoin de plaire, de séduire, d'être aimé et apprécié, et s'épanouit dans une ambiance confortable. (Oui, oui, aimez-moi, foule en délire ! )

La personnalité du Verseau
Vous avez un comportement particulièrement sociable. Ce qui compte pour vous, c'est de faire partie d'un groupe, de vous y sentir accepté et intégré.( Journal Intime, ça compte ? Yeah. ) Pour y parvenir vous utilisez votre charme (!!!!), votre dynamisme(!!), et vous vous montrez très chaleureux. L'inconvénient majeur qui en découle et que l'on vous reproche parfois un manque de discrétion et de réserve. (Ah !....)
Votre tempérament est dominé par un idéalisme ennemi des limitations. (C'est marrant comme ce terme d'idéalime revient sans cesse sur le tapis, quand même...) Désireux de voir votre liberté et votre indépendance respectées, vous respectez celles des autres et vous vous interdisez en général d'intervenir dans les choix de votre entourage. (Exact, mon cher Sherlock !) Attention à ce que cela ne dégénère pas en laxisme ou en indifférence...
Ce qui vous intéresse et vous motive, c'est le progrès, sous toutes ses formes, mais en particulier sur le plan humain. Et votre énergie latente se mobilise lorsque vous rencontrez une situation bloquée...en fait vous aimez, sans cesse, vous confronter à de nouveaux défis, et la routine vous rend morose et amer. (J'aime les confrontations, mouiii :p Allez, confrontons-nous quoi !! :p)
Votre Soleil et votre Ascendant se situent dans des signes qui ont un certain nombre de points communs. C'est l'indice d'une harmonie intérieure, d'une facilité à vous accepter tel que vous êtes et surtout à vous faire accepter de ceux qui vous intéressent. Cette structure développe considérablement votre indépendance et votre besoin de liberté.
Toute contrainte, en particulier si elle est issue de lois ou de principes traditionnels, équivaut pour vous à une prison, et vous ne rêvez que d'en faire sauter les barreaux. (Diego, derrière sa fenêtre, s'endort...) Naturellement, vous vous comportez sans trop tenir compte des règles sociales restrictives, cherchant un appui du côté de ceux qui vous ressemblent. (Et comme personne ne me ressemble, je suis plutôt mal barrée !! .. lol)
Vous devez savoir que tout cela peut avoir pour effet final de vous marginaliser et de vous couper d'autrui...alors que vous êtes éminemment sociable et ouvert. (J'me suis toujours imaginée finir hermite, dans une forêt de Dordogne... Il faut que tu respires... nous dirait Mickey !)

Uranus en aspect de votre Soleil vous apporte indépendance et créativité ( et inspiration à écrire des niaiseries, non ?) ...mais vous vous sentez parfois impuissant, malgré tout le désir que vous en avez, à manifester ce que vous avez d'unique ou d'original. Il y a au fond de vous une révolte, une rébellion qui grondent sans exploser, peut-être parce que vous craignez le "choc en retour". (J'aime bien cette image...)
Vous devez savoir qu'extérioriser cette révolte est indispensable à votre réalisation...et qu'il ne tient qu'à vous de maîtriser ses côtés excessifs et incontrôlés, afin de la rendre positive.

L'influence de Neptune ajoute à votre personnalité une réceptivité, une plasticité étonnantes, qui amplifient votre adaptabilité mais vous exposent aussi à toutes sortes d'erreurs. Vos vérités, vos convictions ne correspondent pas toujours à la réalité, et en conséquence vous vous retrouvez souvent dans une situation de décalage par rapport à autrui.(Ca s'appelle être une utopiste, ma p'tite dame, et croire que tout le monde y l'est gentil...)
Cela peut être du à un problème d'identité lié au fait que votre enfan