De tout et de rien
Demain est un autre jour...
Klorad

Ceci est une archive du journal et non pas le journal lui-mÍme.

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jeudi 19 décembre 2002 à 10h07
un jour sans fin
Que signifie intime?
Si c'est mis en ligne, ce n'est plus intime... peut être que non en fait.
Intime ne veut pas forcément dire "caché". Caché des yeux non.
Alors pourquoi écrire ici? Vider son esprit de tous ses tourments surement... une envie de compassion peut être...
Ne plus se cacher de son propre regard surement.
Alors l'intimité c'est un partage de soi avec soi et avec l'autre.
Etrange...
Peut être pas tant que ça en fait.
L'anonymat ça aide alors ce journal il est aussi intime pour ça.
Et écrire sur du papier? hein? c'est pas pareil, on partage moins avec soi meme quelque part.
D'ailleurs, ça veut dire quoi le partage? bonne question... Je me la suis posée toute la nuit. Pourtant, il était là près de moi, comme un prince qui dors et qui ne demande qu'à être réveillé par un doux et tendre baisé. Ben non! Le prince il ronfle et il ressemble de moins en moins à un prince. Je ne parle pas de son physique mais des signaux qu'il m'envoit, de ses paroles, de ses gestes. De si longues années... J'ai l'impression de lui avoir donné une partie de moi. Et aujourd'hui j'ai l'impression de n'avoir rien reçu. Pourtant c'est un ange. Je sais que ça lui a toujours fait peur de partager sa vie. J'ai tout fait pour partager la mienne. Pfff c'est compliqué...
C'est une impression, peut être que tout est comme avant et justement je veux autre chose maintenant. Où est passé le prince que j'avais imaginé, il est bien loin. C'est toujours mon prince alors je ne peux pas partir. Alors que faire? Ca envahi ma vie, il envahit ma vie, j'y pense sans arrêt.
Quelque part il a été envouté, il a envi de liberté et en meme temps ne souhaite pas me quitter. Et moi je veux lui donner cette liberté et en même temps je suis coincée par tous ces paradoxes.
On en a parlé, on a communiqué et pourquoi je n'ai plus la force de lui dire. Comme si javais peur de lui fournir une conclusion. Il va m'écouter, me rassurer, me dire que je complique tout et s'enervé ou alors il va rester silencieux ou alors il va me dire que j'ai raison, que nous n'avons plus rien à nous dire.
Je veux que ça s'arrête, on peut comprendre je veux la rupture mais non je veux être libre moi aussi c'est étrange.
Etre aimé, affectionné pour moi même (ne pas être une partie de lui-même), je veux lui manquer.
C'est plus facile quand on arrive à détester l'autre.
Je connais la réponse à mes questions mais agir c'est autre chose.
J'arrive à un tournent de ma vie, bientôt 30 ans, je veux passer à autre chose comme si ça pouvait tomber du ciel. Mais non la vie est une perpetuelle lutte contre soi, contre l'autre, contre tout.
Je veux déménager, finir mes projets professionnel, m'éclater, partir en vacances... des trucs comme ça si banal... Ma vie est en suspend.
Je me relis et je me dit "du nerf ma fille! mais qu'est ce que tu racontes, ça veut dire quoi de se lamenter comme ça!".
Bof, ça marche pas...
L'ennui c'est dans la tête que ça se passe car si je le voulais vraiment je ne serais pas là tout de suite et maintenant sans avoir dormi de la nuit.
L'ennui on se le crée, on attend un miracle.
Tout à l'heure j'ai pensé à un truc farfelus, je raconte.
Quand j'étais au lycée j'ai rencontré un mec et une nana qui faisaient des séances de spiritisme (quelle étrange transition vous pouvez penser là mais surement une association d'idée avec le mot "miracle"). J'ai toujours pensé que l'au-delà existait, surement pour me rassurer enfin bref. Vous savez, un verre, des lettres sur une table, on se concentre et le verre se déplace vers des lettres pour constituer des phrases. Alors je ne rentrerai pas dans le débat de si on poussait le verre par la pensée, grâce aux esprits ou par d'invisible impulsion de nos doigts. N'empêche que le verre il bougeait et que les phrases que l'on obtenaient étaient assez convainquante. Du genre, un jour, la phrase "il va y avoir le feu ici" est apparu. Biensur nous étions à la fois mort de rire mais très inquiet. Trois mois après un feu s'est déclaré dans la maison de ma copine, les pompiers on fait une enquête et n'ont pas compris comment le feu avait pu prendre à cet endroit là. Plus on faisait des séances et plus il se passait des trucs étranges dans cette baraque. La télé s'allumait sans arrêt toute seule, le lecteur cd se mettait en route... On avait aussi des éléments sur ce qui allait nous arriver personnellement, des choses incontrolables. J'étais terrorisée mais vraiment accro. Chez moi aussi il se passait des choses. Du genre, la porte de ma chambre s'ouvrait la nuit alors que la moquette coinçait bien et que ma mère m'a affirmé qu'elle ne touchait pas à la porte. Enfin on devient vite parano et on se sent sens cesse épié par le monde de l'invisible quel qu'il soit. La réalité et le rêve se mélange très vite.
C'était magique, de l'ordre du miracle... Avec le recul, je reste quand même dans le doute, j'ai perdu l'intuition dont je me servais si souvent pour deviner les choses ou m'orienter dans la vie.
En fait je croyais en quelque chose, d'un peu bizarre certe mais en quelque chose quand même.
D'ailleurs je l'ai perdu cette amie que j'appréciais tant, qu'est ce qu'on se marrait bien ensemble! Elle s'est trouvée un mec vraiment nul qui était jaloux de notre amitié. Pour son bonheur, je me sui éloignée. Je me demande si elle va bien, je l'ai revu une fois, sa mère venait de mourir... Je crois qu'elle m'a appellé car elle aurai voulu lui parler. Après toutes ces années, elle n'a pas oublié les années lycées et j'ose à peine le dire... C'est du sérieux quand même, je me voyais mal faire une séance de spiritisme pour parler à sa mère que j'appréciais tellement. Je l'ai réconforté comme je pouvais, elle était déçu, ne m'a jamais rappellé. Elle a repris contact comme elle pouvait, avec son chagrin. J'étais triste pour sa mère, pour elle et pour moi. Je me demande si elle s'est décidé à quitter son crapaux, elle m'avait dit quand je l'avais revu que son mec l'a dégoutai. Et moi qui est toujours dit que je ne resterai pas avec un mec avec qui je ne serai pas heureuse. Je comprend mieux aujourd'hui...
Alors pourquoi, je repense à cette histoire 7 ans après me direz vous?
Pour plusieurs raisons...
La première c'est que j'ai vu des film récemment qui font référence à la voyance, au fantôme, aux mondes du surnaturel...
La deuxième c'est que j'ai besoin de me raccorcher à quelque chose.
La troisième c'est que peut etre mon prince devient lui aussi un crapaux.
La quatrième c'est que je me souvient du dernier message que j'ai eu lors de cette dernière séance de spiritisme:
"Tu devrais plutôt parler aux vivants que de parler au morts"
J'étais vraiment vexé mais c'est ce que j'ai fais depuis ce jour...
Aujourd'hui est-il un autre jour???

         A suivre...

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vendredi 3 janvier 2003 à 05h01
Noyeuse fête
Oui oui noyeuse fête... La fête à qui? à quoi? A l'espoir d'une belle année surement.
On est là, le monde rigole mais moi est-ce que je ris? Oui aussi.
Ce n'est pas une bonne idée de gâcher la fête...la fête des autres.
On discute, le monde est là, une partie de moi est là aussi.
Des regards se croisent de temps en temps et là mon esprit s'assombrit. Les cadavres de bouteilles s'amoncellent...
Vous aller me dire "oui c'est la fête, champagne à volonter!" Normal donc.
Qu'est qu'il y a tu ne t'amuse pas?...si si hum
Mais quand les bouteilles s'amoncellent tous les week end? hein?
Mais non c'est rien, il est jeune et il s'amuse!!!!!
Et là, ma tête se tourne une dernière fois et je le vois là, ici et maintenant en train de répendre ce liquide visqueux... J'ai l'impression que je vais tomber, que je fais le même cauchemard pour la millième fois.
Et il vient me voir plusieurs heures après "si ça t'intéresse, je vais mieux"...
Ah bon pas moi.
Et c'est reparti, où est le bar déjà, il faut bien se rincer hein, ça fais de mal à personne!
Ah bon?
Mais pourquoi tu fais la gueule? (gueule de bois, boite au lettre, lait de vache! lalala)
Les oreilles se ferment, il vaut mieux ne rien entendre mais le son raisonne encore et toujours. Progressivement le son de sa voix disparait pour laisser place au souvenir du passé. Le son d'un crisement de pneu dans le lointain, la campagne, un grand boum puis le silence...
Il y a environ dix ans, je me souviens encore de ce hasard, de ce destin, de ce jour de l'an, de ce premier amour.
Une relation simple, qui a commencé et qui s'est éteinte lorsque l'on est adolescent. Et un jour, on vient t'annoncer qu'il est parti pour toujours. Ce premier amour est parti et son âme s'est éteinte aussi dans d'autres circonstances.
Et lorsque tu revois la fontaine de jouvence, cette fontaine qui coule à flot dans l'insouscience, les images te reviennent même si tu n'as rien vu. Tu les as construite ces images, ces sons...
Pour toi ce liquide c'est la mort tout court... la mort de l'amour, une distance entre toi et l'autre. Chacun dans son monde et tout le monde ensemble.
Pourquoi cette distance si on s'aime hein? dis moi? (silence)
Qu'est qu'il y a? Pourquoi tu fuis si souvent?
Il ne fuit pas, il s'amuse... ben voyons!
Il s'amuse pour oublier... oublier quoi?
Moi je n'oubli pas, je n'oublirai jamais...
Mais pourquoi il s'en fou? hein
Il s'en fou pas, il ne peut pas faire autrement...
J'ai failli lui dire... lui dire ça y ai je suis prête... Tu veux ta liberté, je te la rend, va t'éclater, on en reste là, ciao, bye bye adios, c'est trop dur de te voir dans ces états.
C'est dans ces moments là que notre passé nous hante le plus, des impressions de déjà vu, des regrets, des remors, des retours en arrière alors que l'on devrait regarder devant.
Alors lequel des deux veut sa liberté? On pourrait se poser cette question...
Et bien je crois qu'aucun des deux alors que chacun la renvendique.
C'est tout un paradoxe...
"J'ai besoin de ton soutien et je veux être libre"
"Non c'est moi qui est besoin du tien et qui veut être libre"
L'incompréhension intervient à ce niveau là car l'impression de liberté ne se trouve que par soi même. Et pour chacun ce n'est pas la même qui est recherchée.
Un cercle vicieux... Qui osera le rompre pour permettre à chacun de se retrouver avec soi même et de trouver cette impression de liberté.Qui aura de courage de dire stop nous avons besoin de nous trouver chacun de notre côté.
Difficile à écrire car toute la nuance est dans le "nous". Alors "nous" trouver "ensemble" ou "nous" trouver "seul" ou "nous" trouver seul et ensemble.
J'espère que je trouverai la force de me dire:
"va voir ailleurs si tu y es"

         à suivre...

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dimanche 5 janvier 2003 à 02h06
Neige
Il a neigé! C'était magnifique... Vite des bottes, des gants... Où est mon écharpe?
Me voilà emmitouflé, prête à rêver sous les flocon...
Attention, j'ouvre la porte! ouhaou!!! je crois que j'avais oublié un petit détail! vi vi ma rue est en pente.
Une seule technique à adopter, la posture du crapaux. Un pied après l'autre... (de toute façon si j'avance les deux en même temps je tombe neige ou pas neige ;)
Et hop, bonjour madame, scusi moua, hop hop me voilà dans les bras de la voisine. Ben alors marche pas cette technique? Euh pardon.

         Demi tour, attaque du plan B, changement de chaussures!
Quelle aventure! Déjà qu'elle ne répond jamais quand je lui dit bonjour alors là elle doit être traumatisé à vie.
Deuxième tentative, 1 m, 2m... 10m ouf je suis toujours sur mes deux pieds.
Et là que vois? Ma petite soeur! Quelle super coincidence (bon elle habite pas très loin c'est vrai)
Hum hum la bonne neige, et si je faisais une ptite boule, juste une, aller. Et plof, super visée!!!
Elle ne m'a pas vu ahahah!!

         Plan C, se planquer derrière un coin!
Son visage trahit un "Mais qui donc qui m'attaque?"
(ahahah c'est pas moi)
Aller une petite deuxième et je la rejoins (vraiment drôle comme journée)! Un peu d'élan et... Pof pof
Et là elle se retourne brusquement et lâche un "bande de ptit con sortez de votre cachette" (hahaha)
C'est moi!! alors je t'ai bien eu avoue!
"Hum pas drôle"
(si si)
Après une petite discussion avec la frangine et un "mais soeurette tes trop vieille pour ce genre de jeu"...

         Plan D, rejoindre le lac et courir dans la neige.
Ohhhhhhh, superbe, les flocons sont de plus en plus gros.
Mais où est le magasin de ski? euh yen a pas... snif

         Plan E, rêvasser sur un banc en mangeant une crêpe (j'ai trouvé un vendeur de crêpe par contre).
Le ski, la neige, les tires-fesses... euh oui c'est horrible engin. La concentration est de rigeur, hop on enjambe le truc, ne bougeons plus... zen... fixer le sommet, compter les moutons... euh les sapins... Et là que vois-je un tronc d'arbre en plein milieu! ah non ah non, je perd ma concentration, impossible d'éviter l'arbre et me voilà au milieu de la piste en étrange posture. Après réflexion c'était juste une minuscule petite branche... ou un petit baton ou peut etre bien une brindille? Me souviens plus...
En tout cas je me souviens d'une chose, le beau jeune homme qui m'a relevé... (Cette hisoire remonte à 15 ans environ... oui oui c'est loin)
Alors je disais... Un beau jeune homme me ramasse, il avait les yeux d'un bleu océanique et un visage d'ange.
"Ca va mademoiselle, rien de cassé?"
Ouf il avait pas vu le salto que j'avais fait à cause du tire-fesses.
"Euh non ça va, je skiais comme une pro et soudain un aigle m'a attaqué"
Bon d'accord j'ai pas dit ça, à vrai dire je suis restée comment dire... euh tétanisé... sidéré ou amoureuse ou tout ça à la fois.
"Et bien bonne glisse et A plus tard" me dit-il
Mais attend là, ça veut dire quoi à plus tard, quoi tu veux pas mon numéro de téléphone? hum trop tard il est parti.
C'est la fin de la journée et la première fois que je skiai en fait (la seule fois où j'ai skié dans ma vie d'ailleurs... peut être qu'un jour...)
De retour au chalet, une bonne douche s'impose.
J'ai les tibiats explosés, quelle souffrance! J'aurai bien besoin d'un chtit massage! Je me demande ce que fais Stéphane (oui j'ai décidé de l'appeller ainsi)
Je descends au resto (c'est pas loin...au rez de chaussée), je m'endors à moitié dans mon assiette et je raconte aux copines ma rencontre fabuleuse. Elles se marrent (à mon avis elle riaient plus pour la pure gamelle que je me suis prise)
C'est l'heure, on remonte dans les chambres...
(petite précision, j'étais en classe de neige organisé par mon collège)
Je monte toujours les marches de l'escalier (chambre aux quatrième sans ascenseur) et là!!!!!!!!!!
Et là un abruti me bouscule!
Je lève la tête et qui vois-je? Stéphane!!!!!
Mais qu'est ce qu'il fou là? (je croyais qu'on était seul dans cet hôtel perdu au milieu de nulle part)
"Excuse moi" me dit-il en me faisant un clin d'oeil effarouché... ou un clin d'oeil ténébreux... Enfin bref!
En tout cas je suis devenue rouge comme une tomate du midi.
Le copines pouffaient de rire et moi dans les nuages.
"ta aucune chance, arrête de rêver, il a au moins 5 ans de plus que toi" me dit l'une d'elle (c'est vrai qu'à l'adolescence les différences d'ages sont flagrante)
Mais bon laissez moi rêver du prince non mais oh, on s'en fou de l'âge qu'il a (je dirai bien genre 17 ans et j'en avais 12)
La semaine au ski est passée bien vite, le séjour touche à sa fin et il est temps de faire les valises snif snif. Adieu beau prince.
Le bus arrive, ma valise pèse une tonne évidement...
Je lutte...
"Un coup de main?"me dit Stéphane sorti de je ne sais où!
"Euh oui merci"
Il attrape la valise, frôle ma main tremblante et me sourit!
(Raaaaaaaaaaaaaa c'est beau la vie)
Qu'il est fort et vigoureux!! lalala
Quel Homme!!!
Ca y ai, je suis prête à partir et là accrochez vous à la banquette!
Il se penche vers moi, me murmure un au revoir...
Ses lèvres touchent les miennes, sa bouche est délicieuse.(j'ai l'impression d'être en pleine hallucination)
Ce moment semble durer une éternité... hum
Puis il me sourit et s'en va ouinnnnnnnnnnnnn!!!!!
Je monte dans le bus du côté de la fenêtre, le bus s'éloigne, je regarde une dernière fois vers le chalet... Il n'est plus là.
Mes yeux se remplissent de larmes et une douce musique vient jusqu'à mon oreille.
C'est "take on me" de A-Ha (1985):
We're talking away
I don't know what
I'm to say I'll say it anyway
Today's another day to find you
Shying away
I'll be coming for your love, OK?

         Take on me, take me on
I'll be gone
In a day or two

         So needless to say
I'm odds and ends
But that's me stumbling away
Slowly learning that life is OK.
Say after me
It's no better to be safe than sorry

         Take on me, take me on
I'll be gone
In a day or two

         Oh the things that you say
Is it live or
Just to play my worries away
You're all the things I've got to remember
You're shying away
I'll be coming for you anyway

         Take on me, take me on
I'll be gone
In a day or two

         à suivre...

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